Georges Dor (1931 - 2001) est auteur, essayiste, compositeur, dramaturge, chanteur, poète, traducteur, producteur et
réalisateur de théâtre québecois. La Complainte de La
Manic, dont les paroles sont une lettre d'amour écrite par un ouvrier du chantier de construction du barrage hydroélectrique de Manicouagan,
fut un de ses plus grands succès.
Pépère Moïse, mémère Agnès
C’était dans le temps de ma jeunesse
On allait tous les jours de l’an
Leur dire nos beaux p’tits compliments
On arrivait, toute la famille
Le père, la mère, les dix enfants
Et on entrait tous à la file
Y a donc de la place au jour de l’an
Après c’était le bal
Qu’a chanté Filion
Le grand bal de la parenté
Quand tout le monde était arrivé
Y avait le mon oncle des États
Qui calait les sets en anglais
La ma tante qui jouait au piano
L’Ave Maria de Gounod
Puis y avait moi et mon enfance
Et l’enfance qui revient jamais!
Pépère Moïse, mémère Agnès
C’était dans le temps de leur vieillesse
La vie s’achève doucement
Pour les grand-pères, les grand-mamans
On les entoure de tendresse
On fait comme si de rien n’était
Mais c’est autour d’eux qu’on s’empresse
Y seront p’t-être pas là l’an prochain
Y dansent encore la gigue
Mais ça dure pas longtemps
C’est rien que pour nous faire plaisir
Après ça tout le monde est content
Et puis le bal se continue
Sur le prélart ciré du salon
Avec les mon oncle, les ma tante
Qui dansent au son de l’accordéon
Ça vous fait tout un "happening"
Comme on n’en reverra plus jamais!
Pépère Moïse, mémère Agnès
C’était dans le temps de l’allégresse
On n’avait pas besoin de bébelles
Pour être heureux la veille de Noël
Avec deux pommes et une orange
On entendait chanter les anges
Gloire à Dieu au plus haut des Cieux
Et sur la Terre, faites vos jeux!
C’était comme une serre chaude
Au cœur des longs hivers
Un abri contre la frayeur
Quand venait le soir et la noirceur
Et quand il fallait se quitter
C’était comme si c’était pas vrai
Chacun allait de son côté
Je me demandais où c’ qu’on s’en allait
On s’en allait tous vers la vie
Et pour la vie qui revient jamais
Je crois savoir que les bébelles sont des jouets et le prélart du linoléum pour nos amis
canadiens.
Bien sûr, la plupart d'entre vous connaissent Catherine Le Forestier , la soeur aînée de Maxime. Elle commence à chanter
en duo avec lui en 1965 ; il l'accompagne à la guitare. En 1969, ils enregistrent La Petite Fugue dont la musique est inspirée d'une pièce de J. S. Bach. Rencontrant Georges Moustaki,
ils interprètent plusieurs titres de cet auteur-compositeur.
Maxime fait son service militaire et elle enregistre son premier album solo L'Amour avec lui.
1968 : elle compose et chante Au pays de ton corps, chanson avec laquelle elle remporte le Grand Prix du
Festival de Spa en Belgique.
Elle part ensuite avec son frère dans un voyage qui les amène à connaître la vie d'une communauté à San Francisco.
Ceci inspirera à Maxime la célébrissime chanson San Francisco.
Catherine choisira, sans toutefois abandonner la chanson (voir sa discographie), de suivre une autre route.
Quand j'y ferme les yeux je trouve sous mes doigts
Tous les chemins
J'ai le fond de tes yeux pour y chercher de l'or
La couleur de ta peau pour y lire les saisons
Le creux de ton épaule pour ligne d'horizon
Et tout autour de moi tes bras font le décor
Au pays de ton corps
Au pays de ton corps
Au pays de ton corps
J'y ai vu des prodiges et de plus grands mystères
Que l'été en décembre ou que la neige en mai
A ce qu'il me semble plus je le connais
Plus je me perds
Et s'il mesure à peine 1m 80
J'y fais plus de chemin avec un seul baiser
Que n'en font dans le ciel les hommes et leurs fusées
C'est un pays où l'on voyage avec les mains
Le pays de ton corps
Le pays de ton corps
Le pays de ton corps
Je connais un pays on dirait un jardin
Je peux y vivre nue sans avoir jamais froid
Quand j'y ferme les yeux je trouve sous mes doigts
Tous les chemins
J'ai le fond de tes yeux pour y chercher de l'or
La couleur de ta peau pour lire les saisons
Le creux de ton épaule pour ligne d'horizon
Quand paresseusement je m'enroule et m'endors
Au pays de ton corps
Au pays de ton corps
Au pays de ton corps
"Je tiens Monsieur Eric pour un garçon des plus attachants. Vrai baladin, sans emphase ni cabotinage, toujours soucieux des autres. Chacun pourra glaner dans son sillage des perles de poésie et
une humanité rare qui font qu'on se sent moins seul sur cette planète."
Qu'en pensez-vous ?