Le spectacle « A la sauce blanche » met en scène les textes et chansons du célèbre « Tonton flingueur »Francis
Blanche. Le comédien, en plus de sa carrière au théâtre et au cinéma, avait en effet écrit des centaines de chansons pour des artistes tels que Tino
Rossi, Juliette Greco ou encore Charles Trenet. Souvent drôles, parfois grinçants ou même carrément noirs, les textes de Francis Blanche sont superbement interprétés par les deux chanteurs, et
mettent en lumière tout le talent d’écriture de l’artiste.
Bonne fête à toutes celles qui ont pour prénom Elisabeth !
C'est Thomas Fersen qui nous propose cette chanson !
Ma montre est passée sous une roue Elle a disparu
dans un trou J'ai raté le dernier métro Je sais, c'est une fois de trop Mais je ne suis pas un
menteur Mon amour, tu me serres le coeur Si un mensonge s'y dissimule Que je sois transformé en
mule
Fais pas la
tête Elisabeth Fais pas la tête Elisabeth Il me fallait des
cigarettes Un miroir aux alouettes Et puis j'ai acheté du fil blanc Ainsi que des salades et du
flan Tu vas t'imaginer des choses Regarde, j'ai apporté des roses Si un mensonge les
intoxique Que je sois transformé en bique
On se croirait au tribunal Je suis en retard, point
final En retard, c'est encore trop tôt Pour la potence ou le poteau Tu sais, je suis digne de
foi Tu peux avoir confiance en moi Si un mensonge sort de ma bouche Que je sois transformé en
mouche
Tu sais, je suis un enfant de choeur J'ai été
élevé chez les soeurs Si j'ai la faute au fond des yeux C'est parce que je suis sur le feu Je te donne ma
parole de scout Tu ne peux pas la mettre en doute Si un mensonge sort de mon crâne Que je sois transformé
en âne
C'est l'heure de passer aux aveux Tu me croiras si
tu veux J'ai rencontré un vieux copain D'ailleurs, je dois le voir demain Va pas t'imaginer des
trucs Que je fabule ou que je truque Car si je mens pour le copain Que je sois changé en
lapin
C'est vrai, il m'a fallu du temps C'est vrai, il m'a fallu
dix ans C'est vrai, j'ai pas écrit souvent Et toi, t'es rentrée au couvent Mais t'es jolie sous la
cornette Non ce ne sont pas des sornettes S'il en sort une de mon chapeau Que je sois changé en
crapaud
Il me fallait des cigarettes Un miroir aux
alouettes Et puis j'ai acheté du fil blanc Ainsi que des salades et du flan Tu vas t'imaginer des
choses Regarde, j'ai apporté des roses Si un mensonge les intoxique Que je sois transformé en
bique En bique, en souris, en crapaud En mule, en mouche ou en chameau
Une petite escapade en fin de semaine me conduira dans la région du Nord où je visiterai les cathédrales d'Amiens et de Beauvais. Une occasion deréécouter cette
belle chanson d'Anne Sylvestre. Il est vrai que dans ces lieux magiques l'imagination peut prendre les chemins les plus fous... et ne s'en prive pas.
Amiens
Ô bâtisseur de
cathédrales D'il y a tellement d'années Tu créais avec des étoiles Des vitraux hallucinés Flammes vives Tes ogives S'envolaient au ciel léger Et j'écoute Sous tes voûtes L'écho de pas inchangés Mais toujours à tes côtés Un gars à la tête un peu folle N'arrêtait pas de chanter En jouant sur sa mandole
Beauvais Sans le chant des troubadours N'aurions point de cathédrales Dans leurs cryptes, sur leurs dalles On l'entend sonner toujours Combien de fous, combien de sages Ont donné leur sang, leur cœur Pour élever devers les nuages Une maison de splendeur Dans la pierre Leurs prières Comme autant de mains levées Ont fait chapelle Plus belle Que l'on ait jamais rêvée
Le jongleur à deux genoux A bercé de sa complainte Les gisants à l'air très doux Une épée dans leurs mains jointes Toi qui jonglais avec les étoiles Ô bâtisseur de beauté Ô bâtisseur de cathédrales Oh puissions-nous t'imiter ! Mille roses Sont écloses Au cœur des plus beaux vitraux Mille encore Vont éclore Si nous ne tardons pas trop Et si nous avions perdu Nos jongleurs et nos poètes D'autres nous seraient rendus Rien qu'en élevant la tête
Qu'en pensez-vous ?