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Dimanche 15 avril 2012 7 15 /04 /Avr /2012 11:09

chataignier

 

 

 

J'entends les vieux planchers qui craquent
J'entends du bruit dans la baraque
J'entends j'entends dans le grenier
Chanter chanter mon châtaignier

Bien à l'abri dans ma soupente
Moi j'entends chanter la charpente
Ce n'est pas du bois vermoulu
J'entends les poutres qui se plaignent
De ne plus donner de châtaignes
En supportant mon toit pointu

220px-Charpente eglise Saint-Girons Monein


Quand on devient poutre-maîtresse
C'est tout le toit qui vous oppresse
Il faut chanter tout doucement
La chanson de ses origines
Celle qu'il me chante en sourdine
En y mettant du sentiment

C'est surprenant mais c'est logique
Il chante la chanson magique
Qu'il a apprise au fond des bois
Il me chante une chanson tendre
Que je suis le seul à comprendre
Quand la nuit vient à petits pas

C'est vrai pourtant qu'il nous protège
Contre le froid contre la neige
Tout en berçant mes insomnies
Ce n'est pas une chanson triste
Mon châtaignier est un artiste
Qui continue d'aimer la vie



 

Par Pierrot - Publié dans : Chanson et nature - Communauté : Nos années vinyles oubliés
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Vendredi 13 avril 2012 5 13 /04 /Avr /2012 08:15

 

Place-du-Tertre-a-Montmartre.jpg 

 

Paris... toujours Paris ! Bien sûr !... Cette ville est tellement merveilleuse qu'on ne pourra jamais dénombrer les auteurs qui l'ont choisie pour en faire le théâtre de leurs intrigues, ni les historiens qui ont voulu la "raconter"...

Récemment, dans un ouvrage intitulé "Métronome", Lorant Deutsch, nous en retrace même l'histoire en choisissant les noms de 21 stations de métro (une par siècle) !

Nous pourrions faire de même avec les chansons. La liste serait longue. Ma petite chanson a déjà évoqué la rue des Morillons, la Butte Montmartre... etc...

Aujourd'hui, un petit tour des places célèbres de la capitale... en compagnie de Georges Brassens qui interprète la Ballade des places de Paris, une chanson de Lucien Boyer et A.S. Zmigryden :


 

Ca naît un beau soir sur la Butte,

Ca grandit on n' sait pas comment,

Et de cabrioles en culbutes,

Ca tombe dans les bras d'un amant.

Un joyeux p'tit gars de Montmertre,

Pour deux ronds de frites un beau jour,

L'initie aux joies de l'amour,

Place du Tertre.

 

Comme on n'peut pas vivre sans galette,

Un jour qu'on n'a rien à briffer,

Qu'on va vendre des violettes

A la terrasse des grands cafés.

La frimousse est plutôt pas mal,

Et tent' le pinceau d'un rapin,

Alors on pose les "Diane au Bain",

Place Pigalle.

 

La peinture c'est beau mais c'est triste,

Et ça manque un peu d'essentiel,

Faut pas compter sur un artiste

Pour se meubler chez Dufayel,

On a d'la poitrine et des hanches

Et l'on produit son petit effet,

Alors sur l'coup d'minuit on s'fait,

La place Blanche.

 

Puis pour un nom à particule,

On change le sien, trop roturier,

On brode une couronne majuscule

Sur son bicéphale armorié.

On s'appelle Gisèle de Brantôme,

Ou Sophie de Pont à Mousson.

Et l'on promène son écusson,

Place Vendôme.

 

Mais ça n'dure qu'le temps d'un caprice,

Inconstant, Paris s'est lassé,

Et passe à d'autres exercices,

Délaissant le joujou cassé.

C’est alors qu'le bourgeois vous loge

Tout en lésinant sur les frais

Dans un vieil hôtel du Marais

Place des Vosges.

 

Mais l' bourgeois qu'est plein de principes

Vous quitte pour raison de santé.

Tout ce qu’on a de meubles et de nippes

S’en va finir au Mont de Piété

On d'vient "la fée au maillot jaune"

Qu'admire sur les tréteaux forains,

Les artilleurs du fort voisin,

Place du Trône.

 

Puis vienn't la débauche et la boue,

L'amour, ah ! quel métier d'enfer !

Et le dernier acte se joue

La nuit sur un trottoir désert.

Dans les fumées glacées de l'aube

Comme on ramasse un chien crevé,

On l'a r'trouvée sur le pavé,

D'la place Maube.

Par Pierrot - Publié dans : Villes en chansons - Communauté : Nos années vinyles oubliés
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Mercredi 11 avril 2012 3 11 /04 /Avr /2012 14:56

nous-1.jpg

Photo Maxime Cardinaux

http://maximecardinaux.darqroom.com/

 

Mes mains


Mes mains dessinent dans le soir
La forme d'un espoir
Qui ressemble à ton corps

Mes mains quand elles tremblent de fièvre
C'est de nos amours brèves
Qu'elles se souviennent encore

Mes mains caressent dans leurs doigts
Des riens venant de toi
Cherchant un peu de joie

Mes mains se tendent en prière
Vers ton ombre légère
Disparue dans la nuit

Mes mains elles t'aiment à la folie
D'un amour infini
Elles t'aiment pour la vie

As-tu déjà effacé ce passé qui m'obsède?
As-tu déjà oublié que ces mains ont tout donné?

Mes mains qui voudraient caresser
Un jour seront lassées
D'attendre ton retour

Mes mains elles iront te chercher
Là où tu t'es cachée
Avec un autre amour

Mes mains méprisant les prières
Trembleront de colère
Et je n'y pourrai rien

Mes mains pour toujours dans la nuit
Emporteront ta vie
Mais puisque tu le sais, reviens
Et tout comme autrefois
Elles frémiront pour toi
Dans la joie retrouvée

Reviens, ne les repousse pas
Ces mains tendues vers toi
Et donne leur tes mains

 

Si la musique est de Gilbert Bécaud, n'oublions pas l'auteur de cette très belle chanson : Pierre Delanoë

C’est chez Marie Bizet (humoriste de l'époque) que Pierre Delanoë fait la connaissance de François Silly, qui deviendra bientôt Gilbert Bécaud. Ensemble, ils créent Mes mains que Lucienne Boyer met aussitôt à son répertoire (spectacle à l’Alhambra de 1953). Cette chanson marque le début d’une longue et belle collaboration (non seulement avec Bécaud, mais aussi avec ses autres collaborateurs : Louis Amade, Maurice Vidalin...) qui  donnera naissance, pendant les décennies suivantes, à plusieurs beaux fleurons de la chanson française : Je t’appartiens (1955), Le jour où la pluie viendra (1957), Croquemitoufle(1958, reprise par Jean-Claude Pascal), Et maintenant (1961), Je reviens te chercher (1967), La solitude ça n’existe pas (1970), etc.


Pendant les années cinquante, de prestigieux interprètes ajoutent des chansons de Pierre Delanoë à leur répertoire : Tino Rossi (
Deux amants, 1954), Georges Guétary (Au petit trot, 1953), Édith Piaf (Les grognards, 1958), Yvette Giraud (Si tu es jolie, 1955).

J'ai emprunté ce texte ICI :

http://www.auteurscompositeurs.com/index.php?option=com_content&view=article&id=36&Itemid=62

Par Pierrot - Publié dans : Tranches de vie - Communauté : Nos années vinyles oubliés
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