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Bonjour !

  • : Ma p'tite chanson
  • : La chanson fait partie de notre vie. Elle accompagne notre quotidien, nos joies, nos peines... Peut-être apprendrez-vous quelque chose en parcourant ce blog. J'attends vos commentaires pour découvrir certains aspects de la chanson que je ne connais pas. A bientôt !
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C'est Où ?

Télérama - Musique

18 juillet 2011 1 18 /07 /juillet /2011 09:50

Il y a des chansons que je peux écouter  très souvent et qui me font toujours le même effet. Cette chanson de Gilbert Bécaud, par exemple.

Elle fut écrite en 1953 par Louis Amade et Gilbert Bécaud.

 

"Des personnages légendaires et irréels, dans un décor qui ne l'est pas moins, passent en dansant sans vouloir s'arrêter nulle part. Ils ne possèdent que des chansons, et celui qui les a vus passer rêve de les suivre, mais les baladins ne font pas attention à lui." (R. Sprengers)

 

 

  Quelle invitation à un voyage dans l'imaginaire !

Les baladins qui serpentent les routes
Viennent de loin parmi les champs de blé
Les bonnes gens regardent et les écoutent
Et les étoiles leur parlent de danser
Les vieux châteaux dressés du fond du moyen âge
Semblent guider leurs pas légers comme un matin
Et parmi les donjons perchés dans les nuages
Des princesses leur font des signes avec les mains
Mais les gars de vingt ans qui ressembl'nt à des dieux
Insouciants et joyeux parmi leurs rondes folles
Passent sous les donjons sans dire une parole
Ils ne regardent pas les bras tendus vers eux

Danse donc, joli baladin
C'est la ballade, c'est la ballade
Danse donc, joli baladin
C'est la ballade d'Arlequin
Les baladins qui serpentent les routes
Qui sont-ils donc dans leur costume d'or ?
Des vagabonds ou des dieux en déroute ?
Ils n'ont que des chansons pour seul trésor
Quand ils n'auront plus soif, ayant bu à la brume
Ils danseront pieds nus sur des fils argentés
Que cinq mille araignées tisseront sous la lune
D'une branche de houx jusqu'aux sapins gelés
Ils sont accompagnés dans la ronde divine
Par les enfants des rois aux longs cheveux bouclés
C'est un cortège bleu de mille mandolines
Où flottent un peu partout des voiles de mariée

Danse donc, joli baladin
C'est la ballade, c'est la ballade
Danse donc, joli baladin
C'est la ballade de l'Arlequin

C'est ainsi que l'on vit le plus grand mariage
De la fille du vent avec un arlequin
Mais tout cela n'était qu'un fragile mirage
Et je reste tout seul avec mes lendemains

Ohé les baladins
Vous partez ?...
Emmenez-moi.

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commentaires

Brumedemer 27/02/2019 10:27

Bonjour,
La Ballade des baladins est une pure merveille de poésie, je suis une inconditionnelle de Louis Amade sans négliger Gilbert Bécaud qui a su si bien mettre ses textes en musique.
Une petite coquille que l'on retrouve assez couramment, c'est "ayant bu à la brune" et non "à la brume", qui n'a d'ailleurs aucun sens et ne rime pas avec lune.
"Àla brune" est une expression vieillie qui signifie "à la nuit", "à l'obscurité venue".
Cordialement.

Pierrot 27/02/2019 16:42

Bonjour,
Votre remarque est tout à fait judicieuse. Il est évident qu'une coquille s'est glissée dans ce texte. "A la brune" se justifie par le sens et par la rime comme vous le soulignez. Souvent, quand on recherche un texte de chansons sur internet, on remarque que les erreurs sont multipliées de site en site. Le copié-collé est tellement facile. J'ai cependant constaté que partout se retrouve l'expression "à la brume" même chez des éditeurs sérieux, dûment patentés (exemple : Un siècle de chansons françaises... etc...). Ceci dit, quand je la chanterai, je préfèrerai "à la brune" qui me paraît plus logique. En tout cas, merci de votre remarque.

lise 19/07/2011 19:48


Merci, merci de m'avoir fait chanter avec Gilbert Bécaud, cette si jolie chanson des baladins - et Brassens en suivant.

Un bien joli blog où il fait bon chanter ensemble. Et merci aussi pour les paroles. Encore merci


Brumedemer 04/03/2019 00:27

C'est moi qui me suis fourvoyée ; je suis remontée aussi loin que possible, c'est-à-dire un enregistrement de Bécaud à ses débuts, et en prêtant l'oreille il prononce bien "bruMe". Comme c'est lui qui a composé la musique sur le texte que lui a remis l'auteur, le doute n'est pas permis, on ne va pas tabler sur une faute de frappe de la secrétaire qui serait passée inaperçue pendant 65 ans ;)
Et à y réfléchir, contrairement à Brassens, Louis Amade n'employait pas de mots ou de termes vieillis. S'il était toujours de ce monde je lui écrirais, mais comme ce n'est pas le cas...
Je garde votre blog sous le coude, je m'y baladerai quand j'aurai un peu de temps.
Bonne soirée à vous.

Pierrot 19/07/2011 20:14



Des commentaires qui font chaud au coeur. Merci à vous.



Louly 18/07/2011 13:46


J'avais 16 ans et nous connaissions toutes les chansons par coeur ! Merci Pierre, j'ai mis ton lien sur Facebook pour tous mes amis !


poussin 18/07/2011 12:05


Ah! un souvenir de mes années collège !