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C'est Où ?

Télérama - Musique

14 juin 2011 2 14 /06 /juin /2011 14:21

Voilà une idée que j'emprunte à mon ami Ringard Willycat, grand pourfendeur d"Horreurs musicales" (voir son blog).

Il n'est, bien sûr ici, pas question d'horreur musicale mais d'humour. Je sais ! Bedos on aime ou on n'aime pas.

Pour "contrecarrer" les tubes de l'été qui ne manqueront pas de polluer le paysage sonore, il nous propose le tube de l'hiver. Eh ! Oui ! Ce n'est pas l'été pour tout le monde.

 



Tu sais, j'ai jamais autant dégusté qu'avec toi, cette année-là.
Je me souviens de ce matin de décembre.
Il faisait froid à en crever.
C'était l'hiver.
Évidemment puisqu'on était en décembre.
Je me suis jamais autant pelé que ce matin-là.
C'était l'hiver.
Oui, je sais, je l'ai déjà dit, mais dans la chanson, comme on s'adresse à des débiles, on répète les trucs plusieurs fois.
C'était l'hiver.
Un hiver comme il n'en existe que dans le Bassin parisien, en banlieue-est, quand on habite Pontault-Combault, allée des Mimosas, aha, et que, la veille, il a fallu se taper le métro jusqu'à la porte de Vincennes, attraper l'autocar conduit par un chauffeur alcoolique qui te fait gicler douze bornes plus loin, en pleine nature, et qu'on en a encore six à se farcir à pattes, de la gadoue plein les baskets, pour retrouver la piaule dégueulasse où tu m'attendais, mon amour.
Avec ton peignoir crasseux, tu ressemblais à une eau-forte de Jérôme Bosch, quand il se laissait aller à barbouiller n'importe quoi, n'importe comment, les soirs de déprime.
C'était l'hiver.
Je me souviens.

Toi.
Moi.
Moi.
Toi.
Toi et moi.
Moi et toi.
Enfin, nous, quoi.
On avançait sur ce terrain vague, main dans la main. Tu me suppliais de ne pas trop serrer, à cause des engelures. On s'embrassait parmi les détritus, ça faisait de la buée, et je te prêtais mon Kleenex pour que tu puisses te moucher pendant que tu chialais. Je me souviens de ce que je t'ai dit ce matin-là.
On ira où tu voudras quand tu voudras.
A part qu'avec le loyer, la bouffe et les transports à payer, et le chômage qui nous tombe sur la gueule, eh ben, on est dans la merde, mon amour.
Et c'est ce matin-là que tu m'as avoué que tu étais en cloque et je t'ai filé deux claques dans le nez pour que tu fasses attention la prochaine fois.
Mais comme on pouvait pas non plus s'offrir un avortement en Suisse ou en Angleterre, on a trouvé une dame très serviable qui nous a fait ça pour pas trop cher, à Bobigny.
Je me souviens. Aujourd'hui je suis très loin de ce matin d'hiver.
Je m'en souviens comme si j'y étais.
Ça fera pas le tube de l'été.
Mais comme c'était l'hiver, ça fera peut-être le tube de l'hiver.
C'était l'hiver.
C'était l'hiver...

 

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Published by Pierrot - dans Humour
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commentaires

willycat 14/06/2011 17:59


tu as bien fait de mettre les paroles, le texte est remarquable.