Bonjour !

Brassensiades 2012

Osez !

En vous inscrivant à la newsletter, vous ne courez qu'un risque : celui d'être informé dès la parution d'un nouvel article !

Recommander

C'est où ?

Pourquoi pas vous ?

Samedi 9 janvier 2010 6 09 /01 /Jan /2010 08:17
Hier, nous avions parlé du "paradis des musiciens".

Dans sa chanson "le vieux Léon", Georges Brassena a lui aussi imaginé un paradis des musiciens.

On peut remarquer que la chanson est écrite en vers de 4 syllabes, ce qui est assez rare. 

Une vidéo de 1959 !



Le vieux Léon

Y’a tout à l’heure 
Quinze ans d’malheur 
Mon vieux Léon 
Que tu es parti 
Au paradis 
D’l’accordéon 
Parti bon train 
Voir si l’bastrin- 
Gue et la java 
Avait gardé 
Droit de cité 
Chez Jéhovah 
Quinze ans bientôt 
Qu’musique au dos 
Tu t’en allais 
Mener le bal 
A l’amicale 
Des feux follets 
En cet asile 
Par sainte Cécile 
Pardonne-nous 
De n’avoir pas 
Su faire cas 
De ton biniou 

C’est une erreur 
Mais les joueurs 
D’accordéon 
Au grand jamais 
On ne les met 
Au Panthéon 
Mon vieux tu as dû 
T’contenter du 
Champ de navets, 
Sans grandes pompes 
Et sans pompons 
Et sans ave 
Mais les copains 
Suivaient l’sapin 
Le cœur serré 
En rigolant 
Pour faire semblant 
De n’pas pleurer 
Et dans nos cœurs 
Pauvre joueur 
D’accordéon 
Il fait ma foi 
Beaucoup moins froid 
Qu’au Panthéon. 

Depuis mon vieux 
Qu’au fond des cieux 
Tu as fait ton trou 
Il a coulé 
De l’eau sous les 
Ponts de chez nous. 
Les bons enfants 
D’la rue de Vanves 
A la Gaîté 
L’un comme l’autre 
Au gré des flots 
Furent emportés 
Mais aucun d’eux 
N’a fait fi de 
Son temps jadis 
Tous sont restés 
Du parti des 
Myosotis 
Tous ces pierrots 
Ont le cœur gros 
Mon vieux Léon 
En entendant 
Le moindre chant 
D’accordéon 

Quel temps fait-il 
Chez les gentils 
De l’au-delà 
Les musiciens 
Ont-ils enfin 
Trouvé le la 
Et le p’tit bleu 
Est-ce que ça ne le 
Rend pas meilleur 
D’être servi 
Au seins des vignes 
Du Seigneur 
Si d’temps en temps 
Une dame d’antan 
S’laisse embrasser 
Sûrement papa 
Que tu regrettes pas 
D’être passé 
Et si l’Bon Dieu 
Aime tant soit peu 
L’accordéon 
Au firmament 
Tu t’plais sûrement 
Mon vieux Léon
 
Par Pierrot - Publié dans : Généralités - Communauté : Nos années vinyles oubliés
Ecrire un commentaire - Voir les 4 commentaires
Retour à l'accueil
 
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés