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  • : La chanson fait partie de notre vie. Elle accompagne notre quotidien, nos joies, nos peines... Peut-être apprendrez-vous quelque chose en parcourant ce blog. J'attends vos commentaires pour découvrir certains aspects de la chanson que je ne connais pas. A bientôt !
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C'est Où ?

Télérama - Musique

9 novembre 2011 3 09 /11 /novembre /2011 19:00

Il y a peu, je parlais, avec un ami, de "La ballade des pendus" de François Villon (François de Montcorbier) et de l'interprétation qu'en a faite Serge Reggiani. Evoquant cette chanson, nous aurons tôt fait de dire "La ballade des pendus" de Serge Reggiani (cf. le titre de la video que je propose).

C'est souvent faire peu de cas des auteurs et des compositeurs. Aussi talentueux que soient les interprètes et sans nier la part importante qu'ils ont dans le succès d'une chanson, il y a une certaine injustice à ne pas citer les noms des auteurs et des compositeurs.

Pour la chanson dont il est question plus haut, le compositeur de cette très intéressante musique s'appelle Louis Bessières. Parmi ses plus belles réussites, on peut citer Saltimbanques (Guillaume Apollinaire) interprétée, entre autres, par Yves Montand. Mais encore Arthur, où t'as mis le corps ? (Boris Vian) ou Les loups sont entrés dans Paris (Albert Vidalie) interprétées par Serge Reggiani.


A partir d'aujourd'hui, je fais un effort !

 


 

 

Frères humains qui après nous vivez 

N'ayez les coeurs contre nous endurciz,
Car, ce pitié de nous pauvres avez,
Dieu en aura plus tost de vous merciz.
Vous nous voyez ci, attachés cinq, six
Quant de la chair, que trop avons nourrie,
Elle est piéca devorée et pourrie,
Et nous les os, devenons cendre et pouldre.
De nostre mal personne ne s'en rie:
Mais priez Dieu que tous nous veuille absouldre!

Se frères vous clamons, pas n'en devez
Avoir desdain, quoy que fusmes occiz
Par justice. Toutefois, vous savez
Que tous hommes n'ont pas le sens rassiz;
Excusez nous, puis que sommes transsis,
Envers le filz de la Vierge Marie,
Que sa grâce ne soit pour nous tarie,
Nous préservant de l'infernale fouldre
Nous sommes mors, ame ne nous harie;
Mais priez Dieu que tous nous vueille absouldre!

La pluye nous a débuez et lavez,
Et le soleil desséchez et noirciz:
Pies, corbeaulx nous ont les yeulx cavez
Et arraché la barbe et les sourciz.
Jamais nul temps nous ne sommes assis;
Puis ca, puis là, comme le vent varie,
A son plaisir sans cesser nous charie,
Plus becquetez d'oiseaulx que dez à couldre.
Ne soyez donc de nostre confrarie;
Mais priez Dieu que tous nous vueille absouldre!

Prince Jhésus, qui sur tous a maistrie,
Garde qu'Enfer n'ait de nous seigneurie:
A luy n'avons que faire ne que souldre.
Hommes, icy n'a point de mocquerie;
Mais priez Dieu que tous nous vueille absouldre!

 

 

 

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Published by Pierrot - dans Chanson et poésie
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