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Prénoms en chanson

Samedi 21 janvier 2012 6 21 /01 /Jan /2012 13:46

Bonne fête, Agnès !

Georges Dor (1931 - 2001) est auteur, essayiste, compositeur, dramaturge, chanteur, poète, traducteur, producteur et réalisateur de théâtre québecois. 
La Complainte de La Manic, dont les paroles sont une lettre d'amour écrite par un ouvrier du chantier de construction du barrage hydroélectrique de Manicouagan, 
fut un de ses plus grands succès.




Pépère Moïse, mémère Agnès
C’était dans le temps de ma jeunesse
On allait tous les jours de l’an
Leur dire nos beaux p’tits compliments
On arrivait, toute la famille
Le père, la mère, les dix enfants
Et on entrait tous à la file
Y a donc de la place au jour de l’an

Après c’était le bal
Qu’a chanté Filion
Le grand bal de la parenté
Quand tout le monde était arrivé

Y avait le mon oncle des États
Qui calait les sets en anglais
La ma tante qui jouait au piano
L’Ave Maria de Gounod
Puis y avait moi et mon enfance
Et l’enfance qui revient jamais!

Pépère Moïse, mémère Agnès
C’était dans le temps de leur vieillesse
La vie s’achève doucement
Pour les grand-pères, les grand-mamans
On les entoure de tendresse
On fait comme si de rien n’était
Mais c’est autour d’eux qu’on s’empresse
Y seront p’t-être pas là l’an prochain

Y dansent encore la gigue
Mais ça dure pas longtemps
C’est rien que pour nous faire plaisir
Après ça tout le monde est content

Et puis le bal se continue
Sur le prélart ciré du salon
Avec les mon oncle, les ma tante
Qui dansent au son de l’accordéon
Ça vous fait tout un "happening"
Comme on n’en reverra plus jamais!

Pépère Moïse, mémère Agnès
C’était dans le temps de l’allégresse
On n’avait pas besoin de bébelles
Pour être heureux la veille de Noël
Avec deux pommes et une orange
On entendait chanter les anges
Gloire à Dieu au plus haut des Cieux
Et sur la Terre, faites vos jeux!

C’était comme une serre chaude
Au cœur des longs hivers
Un abri contre la frayeur
Quand venait le soir et la noirceur
Et quand il fallait se quitter
C’était comme si c’était pas vrai
Chacun allait de son côté
Je me demandais où c’ qu’on s’en allait
On s’en allait tous vers la vie
Et pour la vie qui revient jamais
Je crois savoir que les bébelles sont des jouets et le prélart du linoléum pour nos amis canadiens.

Par Pierrot - Publié dans : Prénoms en chanson - Communauté : Nos années vinyles oubliés
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Samedi 24 décembre 2011 6 24 /12 /Déc /2011 11:24

Bonne fête Adèle !

Je ne résiste pas au plaisir de vous faire réentendre pour la Xème fois cette chanson des Quatre Barbus.

Voilà une chanson que je peux écouter en boucle... et chaque fois "je me marre". Pourtant, si on y regarde de plus près, ce n'est pas amusant du tout !

C'est peut-être "basique" mais c'est ainsi et je n'essaie même pas d'en guérir.

Bonne écoute ! 

 


 

C'était un cuirassier qui revenait de guerre
Il s'en alla trouver trouver son Capitaine
Pour aller voir Adèle, Adèle, sa bien-aimée 

Le capitaine lui dit:
"Garde-à-vous, repos ! Oui. va-t'en voir Adèle"
Le capitaine lui dit :
"Garde-à-vous, repos !
Foutez-moi le camp ! Oui, va-t'en voir Adèle
Oui va-t'en voir Adèle, Adèle, ta bien-aimée"

"Bonjour, mes chers parents, bonjour cher père, chère mère, 
Bonjour mes chers parents, bonjour aussi Adèle"
"Hélas, mon pauvre enfant, ton Adèle n'est plus
Car elle est morte Adèle, Adèle, ta bien-aimée" 



Par Pierrot - Publié dans : Prénoms en chanson - Communauté : chanson française
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Vendredi 16 décembre 2011 5 16 /12 /Déc /2011 13:55

Fêtons aujourd'hui, en chanson,  sainte Alice !

Pour cela, j'ai choisi aujourd'hui, une chanson de Salvatore Adamo.

Voilà ce qu'il disait de cette chanson :

"... dans la chanson  Alice, Adamo dit rendre hommage à Georges Brassens : « et j’ose dire un gros mot : cul. Oh, pour moi, c’est un pas énorme, car je ne dis jamais de tels mots. », lance-t-il, en riant."

Il est vrai qu'à part le fait que "Tonton Georges" y soit cité, on peut trouver plusieurs références à certaines de ses chansons.

 

 

Moi, le chantre un peu lisse 
Au langage désuet 
J’ai rencontré Alice 
Qui m’a dit : "J’ t’aime bien mais 
Faut que tu t’enhardisses 
Faisons de grands projets 
Le temps que je rougisse 
Nous n’avions plus d’ secrets." 

Elle me parla, très fière, 
Des cornes de son mari 
En voyage d’affaires 
Du lundi au samedi 
Comme on était dimanche 
Je ne comprenais pas : 
Mets tes mains sur mes hanches 
Allez chante pour moi 

Comme disaient les Chinois 
Et sans doute les Perses 
Il n’y a pas de loi 
Qu’une chanson ne renverse 

Comme c’était romanesque ! 
Alice, les joues en feu, 
En extase, enfin presque 
Le bon Dieu dans les yeux 
Moi, j’ lui parlais des fresques 
De la chapelle Sixtine 
Elle me hurla : "Quand est-ce qu' 
On boit, bonté divine ? "

Elle m'a dit qu’elle aimait 
Le Gevrey-Chambertin 
Qu’un p'tit verre réveillait 
Ses fantasmes coquins 
Moi, j’ai l' vin amoureux 
Ça m’ rend plutôt rêveur 
"V’là un magnum pour deux !"
Dit-elle, la bouche en cœur 

Comme disaient les Chinois 
Et sans doute les Perses 
Il n’y a pas de loi 
Qu’un bon cru ne renverse 

Vive les charretières 
Leur belle élocution 
Et leur vocabulaire 
Et leur regard fripon 
Quand sa divine sphère 
Apparut au balcon 
Je voyais l’univers 
Et toute la création 

Ne sachant que lui dire 
Qui n’éteigne sa passion 
J’entonnai, sans même rire, 
La ronde des jurons 
Je sortis de ma gorge 
Des mots au diapason 
J’ voulais pas qu’ Tonton Georges 
Me traitât de couillon 

Alors, pour une fois, 
Sans ruse ni commerce 
Ni sans langue de bois 
Ni périphrases diverses 
Je vous le dis tout rond 
Sans jouer les faux derches 
J' l’ai promis à Tonton 
J’ai parié dix sesterces 

Comme disaient les Chinois 
Et sans doute les Perses 
Il n’y a pas de loi 
Qu’un beau cul ne renverse 

Comme disaient les Chinois 
Et sans doute les Perses 
Il n’y pas de loi 
Qu'un beau… 
Ah, non, pas deux fois !

 

Et pour en terminer aujourd'hui, avec Georges et Salvatore, écoutons-les chanter ensemble.

 

 


 

Par Pierrot - Publié dans : Prénoms en chanson
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