Dimanche 15 août 2010
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Paul Fort (1872-1960)
Dès 1894, il écrit ses premières Ballades françaises ; c'est sous ce titre qu'il va publier tous ses recueils (30 volumes). Des poèmes disposés comme de la
prose (parce que la revue Le Mercure de France ne payait pas la poésie, dit-on). Toute son oeuvre possède une grande unité de style, un ton, une verve, une facilité familière très
caractéristiques. Il est appelé " Le Prince des poètes".
Note extraite de l'anthologie de J. Charpentreau "Poèmes d'aujourd'hui pour les enfants de maintenant" aux Editions Ouvrières
Paul Fort dit lui-même son poème "Le bonheur"
James Ollivier le chante.
Le bonheur est dans le pré. Cours-y vite, cours-y vite. Le bonheur est dans le pré. Cours-y vite. Il va
filer.
Si tu veux le rattraper, cours-y vite, cours-y vite. Si tu veux le rattraper, cours-y vite. Il va filer.
Dans l'ache et le serpolet, cours-y vite, cours-y vite. Dans l'ache et le serpolet, cours-y vite. Il va
filer.
Sur les cornes du bélier, cours-y vite, cours-y vite. Sur les cornes du bélier, cours-y vite. Il va filer.
Sur le flot du sourcelet, cours-y vite, cours-y vite. Sur le flot du sourcelet, cours-y vite. Il va filer.
De pommier en cerisier, cours-y vite, cours-y vite. De pommier en cerisier, cours-y vite. Il va filer.
Saute par-dessus la haie, cours-y vite, cours-y vite. Saute par-dessus la haie, cours-y vite. Il a filé
!

Par Pierrot
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Samedi 24 juillet 2010
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Jacques Bertin chante, Luc Bérimont parle de la chanson et Jacques Doyen dit un poème.
Ayant évoqué hier "La fine fleur de la chanson française", il conviendrait peut-être de rappeler qu'il s'agissait d'une émission qui se présentait un peu sous la
forme d'un concours de prospection de jeunes talents. Elle était animée par Luc Bérimont, auteur, producteur, poète, homme de radio et pionnier de la télévision. Cette émission révéla des
artistes tels que Jacques Bertin, Anne Vanderlove...et privilégiait la chanson à texte.
Un ami a eu la gentillesse, pour faire écho à mon propos d'hier, de m'envoyer cet enregistrement de L'invitation au voyage (Baudelaire) interprétée par Jacques
Bertin.
Mon enfant, ma soeur,
Songe à la douceur
D'aller là-bas vivre ensemble !
Aimer à loisir,
Aimer et mourir
Au pays qui te ressemble !
Les soleils mouillés
De ces ciels brouillés
Pour mon esprit ont les charmes
Si mystérieux
De tes traîtres yeux,
Brillant à travers leurs larmes.
Là, tout n'est qu'ordre et beauté,
Luxe, calme et volupté.
Des meubles luisants,
Polis par les ans,
Décoreraient notre chambre ;
Les plus rares fleurs
Mêlant leurs odeurs
Aux vagues senteurs de l'ambre,
Les riches plafonds,
Les miroirs profonds,
La splendeur orientale,
Tout y parlerait
À l'âme en secret
Sa douce langue natale.
Là, tout n'est qu'ordre et beauté,
Luxe, calme et volupté.
Vois sur ces canaux
Dormir ces vaisseaux
Dont l'humeur est vagabonde ;
C'est pour assouvir
Ton moindre désir
Qu'ils viennent du bout du monde.
- Les soleils couchants
Revêtent les champs,
Les canaux, la ville entière,
D'hyacinthe et d'or ;
Le monde s'endort
Dans une chaude lumière.
Là, tout n'est qu'ordre et beauté,
Luxe, calme et volupté.
Par Pierrot
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Vendredi 23 juillet 2010
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Roger Lahaye est un compositeur, interpréte des grands poètes. Ici, c'est un extrait des Contemplations de Victor Hugo qu'il nous restitue.
Il a fait partie du mouvement poétique de “La fine fleur de la chanson française” de Luc Bérimont et où l'on
rencontrait Hélène Martin, Marc Ogeret, Jacques Bertin, Jacques Doyen, Jean Vasca et beaucoup d’autres.
De quoi puis-je avoir envie,
De quoi puis-je avoir effroi,
Que ferai-je de la vie
Si tu n'es plus près de moi ?
Tu portes dans la lumière,
Tu portes dans les buissons,
Sur une aile ma prière,
Et sur l'autre mes chansons.
Que dirai-je aux champs que voile
L'inconsolable douleur ?
Que ferai-je de l'étoile ?
Que ferai-je de la fleur ?
Que dirai-je au bois morose
Qu'illuminait ta douceur ?
Que répondrai-je à la rose
Disant : " Où donc est ma soeur ?"
J'en mourrai ; fuis, si tu l'oses.
A quoi bon, jours révolus !
Regarder toutes ces choses
Qu'elle ne regarde plus ?
Que ferai-je de la lyre,
De la vertu, du destin ?
Hélas ! et, sans ton sourire,
Que ferai-je du matin ?
Que ferai-je, seul, farouche,
Sans toi, du jour et des cieux,
De mes baisers sans ta bouche,
Et de mes pleurs sans tes yeux !
Par Pierrot
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