Il y a peu, je parlais, avec un ami, de "La ballade des pendus" de François Villon (François de Montcorbier) et de l'interprétation qu'en a faite Serge Reggiani.
Evoquant cette chanson, nous aurons tôt fait de dire "La ballade des pendus" de Serge Reggiani (cf. le titre de la video que je propose).
C'est souvent faire peu de cas des auteurs et des compositeurs. Aussi talentueux que soient les interprètes et sans nier la part importante qu'ils ont dans le
succès d'une chanson, il y a une certaine injustice à ne pas citer les noms des auteurs et des compositeurs.
Pour la chanson dont il est question plus haut, le compositeur de cette très intéressante musique s'appelle Louis Bessières. Parmi ses plus belles réussites, on
peut citer Saltimbanques (Guillaume Apollinaire) interprétée, entre autres, par Yves Montand. Mais encore Arthur, où t'as mis le corps ? (Boris Vian) ou Les loups sont
entrés dans Paris (Albert Vidalie) interprétées par Serge Reggiani.
A partir d'aujourd'hui, je fais un effort !
Frères humains qui après nous
vivez
N'ayez les coeurs contre nous
endurciz, Car, ce pitié de nous pauvres
avez, Dieu en aura plus tost de vous
merciz. Vous nous voyez ci, attachés cinq,
six Quant de la chair, que trop avons
nourrie, Elle est piéca devorée et
pourrie, Et nous les os, devenons cendre et
pouldre. De nostre mal personne ne s'en
rie: Mais priez Dieu que tous nous veuille
absouldre!
Se frères vous clamons, pas n'en devez Avoir desdain, quoy que fusmes occiz Par justice. Toutefois, vous savez Que tous hommes n'ont pas le sens rassiz; Excusez nous, puis que sommes transsis, Envers le filz de la Vierge Marie, Que sa grâce ne soit pour nous tarie, Nous préservant de l'infernale fouldre Nous sommes mors, ame ne nous harie; Mais priez Dieu que tous nous vueille absouldre!
La pluye nous a débuez et lavez, Et le soleil desséchez et noirciz: Pies, corbeaulx nous ont les yeulx cavez Et arraché la barbe et les sourciz. Jamais nul temps nous ne sommes assis; Puis ca, puis là, comme le vent varie, A son plaisir sans cesser nous charie, Plus becquetez d'oiseaulx que dez à couldre. Ne soyez donc de nostre confrarie; Mais priez Dieu que tous nous vueille absouldre!
Prince Jhésus, qui sur tous a maistrie, Garde qu'Enfer n'ait de nous seigneurie: A luy n'avons que faire ne que souldre. Hommes, icy n'a point de mocquerie; Mais priez Dieu que tous nous vueille absouldre!
L'Amandier, présent depuis plus de 4 ans en Franche-Comté, agit pour le maintien de l'œuvre de Georges Brassens dans le patrimoine culturel collectif, et sa mise en
valeur par l'organisation de manifestations favorisant sa diffusion. Nous avons coordonné, pour marquer le 90ème anniversaire de sa naissance, un ensemble de 21 spectacles pour la période du 22 septembre au 22 octobre.
2011, les 90 ans de
Brassens
Du fait de sa diversité, il pourrait s'intituler "Brassens en toute liberté". Le document joint récapitule le programme, dont vous trouverez les détails sur
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d'informations". Au plaisir de vous retrouver, en poésie et en chanson,
Il y a des chansons que je peux écouter très souvent et qui me font toujours le même effet. Cette chanson de Gilbert Bécaud, par exemple.
Elle fut écrite en 1953 par Louis Amade et Gilbert Bécaud.
"Des personnages légendaires et irréels, dans un décor qui ne l'est pas moins, passent en dansant sans vouloir s'arrêter nulle part. Ils ne possèdent que des
chansons, et celui qui les a vus passer rêve de les suivre, mais les baladins ne font pas attention à lui." (R. Sprengers)
Quelle invitation à un voyage dans l'imaginaire !
Les baladins qui serpentent les routes
Viennent de loin parmi les champs de blé
Les bonnes gens regardent et les écoutent
Et les étoiles leur parlent de danser
Les vieux châteaux dressés du fond du moyen âge
Semblent guider leurs pas légers comme un matin
Et parmi les donjons perchés dans les nuages
Des princesses leur font des signes avec les mains
Mais les gars de vingt ans qui ressembl'nt à des dieux
Insouciants et joyeux parmi leurs rondes folles
Passent sous les donjons sans dire une parole
Ils ne regardent pas les bras tendus vers eux
Danse donc, joli baladin
C'est la ballade, c'est la ballade
Danse donc, joli baladin
C'est la ballade d'Arlequin
Les baladins qui serpentent les routes
Qui sont-ils donc dans leur costume d'or ?
Des vagabonds ou des dieux en déroute ?
Ils n'ont que des chansons pour seul trésor
Quand ils n'auront plus soif, ayant bu à la brume
Ils danseront pieds nus sur des fils argentés
Que cinq mille araignées tisseront sous la lune
D'une branche de houx jusqu'aux sapins gelés
Ils sont accompagnés dans la ronde divine
Par les enfants des rois aux longs cheveux bouclés
C'est un cortège bleu de mille mandolines
Où flottent un peu partout des voiles de mariée
Danse donc, joli baladin
C'est la ballade, c'est la ballade
Danse donc, joli baladin
C'est la ballade de l'Arlequin
C'est ainsi que l'on vit le plus grand mariage
De la fille du vent avec un arlequin
Mais tout cela n'était qu'un fragile mirage
Et je reste tout seul avec mes lendemains
Qu'en pensez-vous ?