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  • : La chanson fait partie de notre vie. Elle accompagne notre quotidien, nos joies, nos peines... Peut-être apprendrez-vous quelque chose en parcourant ce blog. J'attends vos commentaires pour découvrir certains aspects de la chanson que je ne connais pas. A bientôt !

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Un objet = une chanson

Vendredi 15 janvier 2010 5 15 /01 /2010 13:04
Dans la catégorie "Un objet = une chanson", je vous invite aujour'hui à nous replonger dans la production de l'excellent Thomas Fersen pour écouter "Le parapluie".

parapluie.jpg
Et redécouvrir les amours inhabituelles d'une chauve-souris amoureuse d'un parapluie. Une chanson que je peux écouter en boucle sans me lasser.

1000939.jpg





  Une chauve-souris
Aimait un parapluie
Un grand parapluie noir
Découpé dans la nuit
Par goût de désespoir
Car tout glissait sur lui
Une chauve-souris
Aimait un parapluie
Aimait un parapluie

Elle marchait au radar
Le sommeil l'avait fuie
Elle voulait se mettre à boire
Se jeter au fond d'un puits
Une chauve-souris
Aimait un parapluie
Un grand parapluie noir
Découpé dans la nuit
Découpé dans la nuit

Sans jamais s'émouvoir
Pour cette chauve-souris
Le grand parapluie noir
Sortait de son étui.
Il prenait sous son aile
Soin d'une belle de nuit
Qui, boulevard Saint Marcel
Le nourrissait de pluie

Puis le grand accessoire
Se mit à voyager
Dans son bel habit noir
Son habit noir de jais
Après les palabres
Pour faire un peu d'osier
Un avaleur de sabres
Le mis dans son gosier
Le mis dans son gosier

A un acrobate
Servit de balancier
Un vendeur de cravates
Le prit comme associé
Puis il se déplia
Sur une permanente
Puis il se déplia
Car il pleuvait sur Nantes
Car il pleuvait sur Nantes

Une chauve-souris
Demoiselle de la nuit
Une chauve-souris
Aimait un parapluie

Elle vint chercher l'oubli
Au fond d'un vieux manoir
Où elle mourrait d'ennui
Pendant que le parapluie
Menait au Père-Lachaise
Une vie de bâton de chaise

Un jour de mauvais temps
Un jour de mauvais temps
Un brusque coup de vent
lui mit les pieds devant
On le laissa pour mort
Dans quelque caniveau
On le laissa pour mort
Avec le bec dans l'eau
Avec le bec dans l'eau

En voyant son squelette
Qui faisait sa toilette
Parmi les détritus
Et les denrées foutues
"C'est la chance qui me sourit!"
Hurla la chauve-souris
"Je le croyais perdu
Le manche est revenu
Le manche est revenu"

Riant comme une baleine
Pleurant comme une madeleine
Une chauve-souris
Aimait un parapluie
Ils allèrent se dirent oui
Dans le grenier de la mairie
Une chauve-souris
Aimait un parapluie
Aimait un parapluie
Par Pierrot - Publié dans : Un objet = une chanson - Communauté : Nos années vinyles oubliés
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Mercredi 30 décembre 2009 3 30 /12 /2009 19:36

 

Aujourd'hui, j'inaugure une nouvelle rubrique ; elle s'intitulera :
 
un objet = une chanson 

VFC0120_00_AssiettePate26M.jpg

C'est Lalabolduc qui nous chantera la première chanson intitulée "L'assiette".

Bon appétit !



 Mais qu’est-ce que t’as dans ton assiette,
T’as des bouts, t’as des miettes,
De gras, de peaux et de tuyaux,
Quel délice ton veau Marigot.

Mais qu’est-ce qui fond dans ta casserole,
Un cimetière, une nécropole,
Toi, tu te guides à la fourchette,
Sans penser que c’est un squelette.

C’est pourtant pas difficile,
D’manger sans être incivile,
D’aimer les goûts, les couleurs,
Sans que nos plats baignent dans l’horreur.

 Mais qu’est-ce que t’as dans ton panier,
T’as des tranches, t’as des steaks
Des bouts de cadavres désossés,
Mon boucher les choisit sur pieds.

Mais que recèle ton emballage ?
Le résultat d’un charcutage,
Au terme d’une vie de batterie,
Tu assaisonnes la barbarie.

C’est pourtant pas difficile,
D’cuisiner sans être docile,
De n’plus associer à la fête,
La mise en plats des petites bêtes.

 Mais qu’est-ce que t’as dans ton frigo,
Des intestins, des escargots,
Qu’importe la mode ou la façon,
Sous le persil, morts, ils le sont.

Mais qu’est-ce qui pend au fond d’ta cave,
Une cuisse coupée, j’te croyais brave,
Oui, mais ici c’est d’tradition,
Tous les ans on tue le cochon.

C’est pourtant pas difficile,
D’manger sans être imbécile,
De comprendre que la douleur,
Se mange en sandwich à toute heure.

 Mais qu’est-ce que t’as au fond de l'oeil,
Une peau d’saucisson qui t’aveugle,
Essaye pour voir la peau d’oignon,
Ca fera moins pleurer l’mouton .

Mais qu’est-ce que t'as dans le gosier ?
Un foie gras qui veut pas passer,
Essaye avec un entonnoir,
Solidarité au canard.

C’est pourtant pas difficile,
D’inventer des mets subtiles,
Sans hacher, piquer, larder,
La chair de ceux qu’on a élevés.

 Mais qu'est-ce que t’as dans l’estomac,
Pourquoi tu tolères encore ça ?
Le système concentrationnaire,
Ne nourrit pas la Terre entière.

Mais qu’est-ce que t’as dans la caboche,
Pour manger encore d’la bidoche ?
Tu défends l’état de nature,
Mais Cro Magnon n’a pas de voiture.

C’est pourtant pas difficile,
De n’pas rester des fossiles,
En arrêtant l’abattage,
De ceux qui n’ont pas notr’ langage.

Je m’sens ma foi plus tranquille,
Quand je sens que j’n’annihile,
Pas les créatures sensibles,
Sous prétexte qu’elles sont digestibles.

Et si vous voulez en savoir plus sur Lalabolduc, cliquez ici

Leur bio débute ainsi : "Tu prends deux nanas, un peu névrosées d’accord, mais plutôt sympas quand même. Tu les mets dans une boîte ; pas besoin de les monter sur ressorts, ça elles ont déjà. Tu ajoutes..." 

Franchement, je n'voulais pas plomber votre réveillon.  

 

Par Pierrot - Publié dans : Un objet = une chanson - Communauté : chanson française
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