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Hommages

Lundi 7 mars 2011 1 07 /03 /Mars /2011 07:45

 

Vendredi soir au Palace, j'ai eu la chance de voir le spectacle de Marie-Claude Pietragalla "La tentation d'Eve", une chorégraphie qui retrace l'histoire de la femme à travers les siècles. Superbe !

Parmi ces portraits de femmes, Barbara.

Pourquoi revisitez-vous “Ma plus belle histoire d’amour” de Barbara ? 
Béjart me trouvait une ressemblance avec elle et j’avais eu le privilège de la rencontrer. Elle reste l’artiste absolue qui savait s’imprégner des scènes où elle se produisait et captait l’énergie de toutes les salles. Je garde un profond respect et même de l’amour pour elle.

Extrait d'une interview de David Ramasseul - Paris Match

Il est certain que cet extrait isolé ne restitue pas au mieux l'émotion de ce moment du spectacle mais à défaut...

Ma plus belle histoire d'amour

 

Du plus loin que me revienne
L'ombre de mes amours lointaines
Du plus loin du premier rendez-vous
Du temps de mes premières peines
Lors j'avais quinze à peine
Coeur tout blanc et griffes aux genoux
Que ce fût, j'étais précoce
De tendres amours de gosse
Ou les morsures d'un amour fou
Du plus loin qu'il m'en souvienne
Si depuis j'ai dit "je t'aime"
Ma plus belle histoire d'amour, c'est vous

C'est vrai je ne fus pas sage
Et j'ai tourné bien des pages
Sans les lire, blanches et puis rien dessus
C'est vrai je ne fus pas sage
Et mes guerriers de passage
A peine vus, déjà disparus
Mais à travers leurs visages
C'était déjà votre image
C'était vous déjà et le coeur nu
Je refaisais mes bagages
Et poursuivais mon mirage
Ma plus belle histoire d'amour, c'est vous

Sur la longue route qui menait vers vous
Sur la longue route j'allais le coeur fou
Le vent de décembre me gelait au cou
Qu'importait décembre, si c'était pour vous

Elle fut longue la route
Mais je l'ai faite la route
Celle-là qui menait jusqu'à vous
Et je ne suis pas parjure
Si ce soir je vous jure
Que pour vous je l'eus faite à genoux
Il en eu fallu bien d'autres
Que quelques mauvais apôtres
Que l'hiver et la neige à mon cou
Pour que je perde patience
Et j'ai calmé ma violence
Ma plus belle histoire d'amour, c'est vous

Mais tant d'hivers et d'automnes
De nuits, de jours et personnes
Vous n'étiez jamais au rendez-vous
Et de vous perdant courage
Soudain me prenait la rage
Mon Dieu que j'avais besoin de vous
Que le Diable vous emporte
D'autres m'ont ouvert leur porte
Heureuse, je m'en allais loin de vous
Oui, je vous fus infidèle
Mais vous revenais quand même
Ma plus belle histoire d'amour, c'est vous

J'ai pleuré mes larmes
Mais qu'il me fut doux
Oh ! Qu'il me fut doux
Ce premier sourire de vous
Et pour une larme qui venait de vous
J'ai pleuré d'amour, vous souvenez-vous?

Ce fut un soir en septembre
Vous étiez venus m'attendre
Ici même vous en souvenez-vous?
A nous regarder sourire
A nous aimer sans rien dire
C'est là que j'ai compris tout à coup
J'avais fini mon voyage
Et j'ai posé mes bagages
Vous étiez venus au rendez-vous
Qu'importe ce qu'on peut en dire
Je tenais à vous le dire

Ce soir je vous remercie de vous
Qu'importe ce qu'on peut en dire
Tant que je pourrai vous dire
Ma plus belle histoire d'amour
C'est vous

Par Pierrot - Publié dans : Hommages - Communauté : Toutes les musiques
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Samedi 8 janvier 2011 6 08 /01 /Jan /2011 14:58

georgesbrassens.jpg

 

La Cité de la Musique a sollicité  le dessinateur et auteur Joann Sfar  (réalisateur d’un premier long métrage consacré à Serge Gainsbourg) pour élaborer une exposition "qui donne envie de jouer ou de chanter Brassens, qui invite à reconsidérer sa puissance libertaire dans la France des années 1950 à 1980". On pourra y découvrir de nombreux documents inédits, manuscrits, sons d’archives, images télévisuelles, photographies, guitares… Pour enfants et adultes...

 

Brassens ou la liberté 
Du 15 mars au 21 août 2011


 Tous les renseignements à cette adresse :

 

http://www.evous.fr/Exposition-Georges-Brassens-a-la,1144270.html

 

Brassensiades 2011

 



Par Pierrot - Publié dans : Hommages - Communauté : Toutes les musiques
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Samedi 13 novembre 2010 6 13 /11 /Nov /2010 08:25

Alexis-HK-concert-copie-1.jpg

 

Les chansons-hommage à Georges Brassens sont très nombreuses. On peut en trouver une liste sur le site "Auprès de son arbre".

Soit la chanson lui est entièrement consacrée, soit il est fait allusion à son art. La dernière que j'ai repéré, au hasard de mes écoutes, est une chanson d'Alexis HK "Le veuf". Il est vrai qu'Alexis HK ne cache pas son admiration pour Georges Brassens comme en témoigne par exemple son intervention dans Les conférences chantées du Hall de la chanson. Dans la "conférence" consacrée à Brassens (conduite par Bertrand Dicale), il assure les exemples musicaux en chantant  huit extraits de chansons de Georges.

Vous pouvez d'ailleurs prendre connaissance de cette causerie en cliquant ICI.

 

 

« Avant ma barbe poivre et sel, et qu'au coin de mes yeux ne poussent
les deux immenses serres d'aigle qui me passent par la brousse,
j'avais le cœur allègre et pur (enfin si pur qu'un cœur puisse être)
et n'avais commis de parjure qu'envers les vilains et les traîtres. »

Ainsi divaguait le veuf.
Le veuf était... Le veuf était gai !
Et, si j'avais l'œil du bœuf,
mon oreille était aux aguets.
Ainsi parlait le veuf
et comme chacun sait :
Quand parle le veuf,
ouït le bœuf.

« Un jour où la Terre était d'humeur à jouer les jeunes premières de bal
de promotion, la fin du moi de Mai allumait tout plein de jolis pétales.
Le flair au vent, le parfum d'une robe vint me taquiner les nasales.
J'étais attendu : La belle avait perdu son cavalier et son cheval.

Nous nous aimâmes si fort que tu ne pourrais pas, de toute ton âme de bougre,
te figurer cela, toi dont le cœur n'a jamais été percé par la foudre.
Encore aujourd'hui je remercie celui qui, dans sa bonté de grand prince,
m'offrit un amour aussi joli que la plus jolie chanson de Brassens. »

Ainsi divaguait le veuf.
Le veuf était de plus en plus gai !
Et, si j'avais l'œil du bœuf,
mon oreille était aux aguets.
Ainsi parlait le veuf
et comme chacun sait :
Quand parle le veuf,
ouït le bœuf.

La vie reprend toujours ses droits, la mort aussi,
et celui-ci que je vois là battre des bras comme deux ailes,
m'a raconté la mort de celle qu'il aima :

« Le fer était battu d'avance, la mort attendait dans les loges
comme dans tous les chants d'amour que forge la gorge de Georges.
Après avoir chanté tout l'été de ma vie l'éloge d'un amour si grand
et qu'on m'a tout repris, je vais danser maintenant. »

Ainsi divaguait le veuf.
Le veuf était... Le veuf était gai !
Et, si j'avais l'œil du bœuf,
mon oreille était aux aguets.
Ainsi parlait le veuf
et comme chacun sait :
Quand parle le veuf,
ouït le bœuf.

La vie reprend toujours ses droits, la mort aussi,
et celui-ci que je vois là s'agiter sur la tarentelle
danse avec une autre que celle qu'il aima.

 

Par Pierrot - Publié dans : Hommages - Communauté : Paroles de musique
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