Ma p'tite chanson

L'Internationale est certainement le chant révolutionnaire le plus célèbre.
Les paroles furent écrites par Eugène Pottier pendant la Commune en 1871. Elle devait se chanter sur l'air de La Marseillaise mais en 1888, Pierre Degeyter en composa la musique.
Ce chant fut interdit dans plusieurs  pays d'Europe en raison de son image communiste, anarchiste et des idées révolutionnaires qu'il développe. 




Debout les damnés de la terre Debout les forçats de la faim La raison tonne en son cratère C'est l'éruption de la fin Du passé faisons table rase Foules, esclaves, debout, debout Le monde va changer de base Nous ne sommes rien, soyons tout
C'est la lutte finale
Groupons-nous, et demain
L'Internationale
Sera le genre humain (bis)

Il n'est pas de sauveurs suprêmes
Ni Dieu, ni César, ni tribun
Producteurs, sauvons-nous nous-mêmes
Décrétons le salut commun
Pour que le voleur rende gorge
Pour tirer l'esprit du cachot
Soufflons nous-mêmes notre forge
Battons le fer quand il est chaud

Hideux dans leur apothéose Les rois de la mine et du rail Ont-ils jamais fait autre chose Que dévaliser le travail Dans les coffres-forts de la bande Ce qu'il a crée s'est fondu En décrétant qu'on le lui rende Le peuple ne veut que son dû.
L'état comprime et la loi triche L'impôt saigne le malheureux Nul devoir ne s'impose au riche Le droit du pauvre est un mot creux C'est assez, languir en tutelle L'égalité veut d'autres lois Pas de droits sans devoirs dit-elle Egaux, pas de devoirs sans droits. 
Les rois nous saoulaient de fumées
Paix entre nous, guerre aux tyrans
Appliquons la grève aux armées
Crosse en l'air, et rompons les rangs
S'ils s'obstinent, ces cannibales
A faire de nous des héros
Ils sauront bientôt que nos balles
Sont pour nos propres généraux.

Ouvriers, paysans, nous sommes Le grand parti des travailleurs La terre n'appartient qu'aux hommes
L'oisif ira loger ailleurs
Combien, de nos chairs se repaissent
Mais si les corbeaux, les vautours 
Un de ces matins disparaissent
Le soleil brillera toujours.  
Ven 1 mai 2009 3 commentaires
Il y a une chanson de Renaud sur l'album "la belle de mai" qui s'appelle "Son bleu" qui illustrerait bien aussi le 1er mai. Travail et lutte révolutionnaire, mais qui à raison. Toujours est-il que comme le dit Clara Morgane qui n'a que cette phrase à la bouche : la vie est une dure lutte...
chti31 - le 01/05/2009 à 09h14
Une chanson qui a toute sa place en ce jour ...
Bravo !
Alice - le 01/05/2009 à 12h07
Bonsoir,
Je consulte pour la première fois votre blog (grâce au lien sur le forum Barbara)
Il est très bien fait , je vous ai mis dans mes liens préférés ! ^^
Merci pour ce beau partage et pour Barbara que j'aime énormément :)

A Bientot

Cha.
Charlottemh - le 20/06/2009 à 18h34