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Bonjour !

  • : Ma p'tite chanson
  • : La chanson fait partie de notre vie. Elle accompagne notre quotidien, nos joies, nos peines... Peut-être apprendrez-vous quelque chose en parcourant ce blog. J'attends vos commentaires pour découvrir certains aspects de la chanson que je ne connais pas. A bientôt !
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C'est Où ?

Télérama - Musique

8 juillet 2010 4 08 /07 /juillet /2010 04:47

 

Une chanson de Montéhus contre l'ordre militaire.

Dans la  même veine, on peut citer Le déserteur, A Biribi, La chanson de Craone, Parachutiste...

Montéhus (1972-1952) 

Pendant près de quarante ans, il fut très populaire aussi bien en tant que chanteur que comme agitateur politique. Proche des anarchistes, il prit fait et cause pour les "petites gens". Parmi des centaines de chansons, certaines sont devenues des classiques comme La butte rouge ou celle que nous présentons aujourd'hui Gloire au 17ème.


montehus 4


 

 

Légitime était votre colère
Le refus était un devoir
On ne doit pas tuer ses père et mère
Pour les grands qui sont au pouvoir
Soldats, votre conscience est nette
On n'se tue pas entre Français
Refusant d'rougir vos baïonnettes
Petits soldats, oui, vous avez bien fait

Salut, salut à vous
Braves soldats du 17ème
Salut braves pioupious
Chacun vous admire et vous aime
Salut, salut à vous
A votre geste magnifique
Vous auriez en tirant sur nous
Assassiné la République

Comme les autres, vous aimez la France
J'en suis sûr même, vous l'aimez bien
Et sous le pantalon garance
Vous êtes restés des citoyens
La patrie c'est d'abord sa mère
Celle qui vous a donné le sein
Et vaut mieux même aller aux galères
Que d'accepter d'être son assassin

Espérons qu'un jour viendra en France
Où la paix, la concorde règnera
Ayons tous au cœur cette espérance
Que bientôt ce grand jour viendra
Vous avez j'té la première graine
Dans le sillon d' l'Humanité
La récolte sera prochaine
Et ce jour-là vous serez tous fêtés

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18 juin 2010 5 18 /06 /juin /2010 08:32

Aujourd'hui, nous sommes le 18 juin. 

Anna Marly (1917-2006) est une chanteuse et guitariste d'origine russe. 

Elle commence par danser dans les Ballets Russes avant d'entamer une carrière de chanteuse. Elle se retrouve à Londres en 1941 et s'engage comme cantinière au quartier général des Forces Françaises Libres. Elle compose alors, sur sa guitare, les paroles russes et la musique du Chant des partisans. En 1943, Joseph Kessel et Maurice Druon écrivent les paroles françaises de ce chant qui devint l'hymne de la Résistance Française.

 

Anna-Marly.gif

 

Ami, entends-tu le vol noir des corbeaux sur nos plaines ?
Ami, entends-tu les cris sourds du pays qu'on enchaîne ?
Ohé, partisans, ouvriers et paysans, c'est l'alarme.
Ce soir l'ennemi connaîtra le prix du sang et les larmes.

Montez de la mine, descendez des collines, camarades !
Sortez de la paille les fusils, la mitraille, les grenades.
Ohé, les tueurs à la balle et au couteau, tuez vite !
Ohé, saboteur, attention à ton fardeau : dynamite...

C'est nous qui brisons les barreaux des prisons pour nos frères.
La haine à nos trousses et la faim qui nous pousse, la misère.
Il y a des pays où les gens au creux des lits font des rêves.
Ici, nous, vois-tu, nous on marche et nous on tue, nous on crève...

Ici chacun sait ce qu'il veut, ce qu'il fait quand il passe.
Ami, si tu tombes un ami sort de l'ombre à ta place.
Demain du sang noir sèchera au grand soleil sur les routes.
Chantez, compagnons, dans la nuit la Liberté nous écoute...

Ami, entends-tu ces cris sourds du pays qu'on enchaîne ?
Ami, entends-tu le vol noir des corbeaux sur nos plaines ?
Oh oh...

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11 juin 2010 5 11 /06 /juin /2010 06:23

Si je ne me trompe pas c'est aujourd'hui que débute la coupe du monde de football en Afrique du sud.

Notre façon de prendre en compte cet événement sera de réécouter Johnny Clegg pourfendeur de l'Apartheid.

Jonathan Clegg (Johnny Clegg), dit le zoulou blanc est un auteur-compositeur-interprète blanc sud-africain (et danseur zoulou), né le 7 juin 1953 à Bacup près de Manchester (Royume-Uni), leader successif des groupes Jukula et Savuka dont les chansonns traitaient principalement de la lutte contre l'Apartheid.

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Asimbonanga 
Asimbonang' u Mandela thina 
Laph'ekhona 
Laph'ehleli khona 

Oh the sea is cold and the sky is grey
Look across the Island into the Bay
We are all islands till comes the day
We cross the burning water

Chorus....

A seagull wings across the sea
Broken silence is what I dream
Who has the words to close the distance
Between you and me

Chorus....

Steve Biko, Victoria Mxenge
Neil Aggett
Asimbonanga
Asimbonang 'umfowethu thina 
Laph'ekhona 
Laph'wafela khona 
Hey wena 
Hey wena nawe 
Siyofika nini la' siyakhona

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10 mai 2010 1 10 /05 /mai /2010 09:11

botrel_couteau_le.jpg

 

En écoutant les actualités ces temps-ci, je pense que nos "responsables" politiques seraient bien inspirés de venir visiter mon blog aujourd'hui pour réécouter cette chanson de Théodore Botrel.

 

00955354-photo-pochette-theodore-botrel-et-ses-interpretes

 

 

 

Pardon, monsieur le métayer 
Si de nuit je dérange, 
Mais je voudrais bien sommeiller 
Au fond de votre grange ? 
Mon pauvre ami, la grange est pleine 
Du blé de la moisson, 
Donne-toi donc plutôt la peine 
D'entrer dans la maison ! 

Mon bon Monsieur, je suis trop gueux, 
Quel gâchis vous ferais-je ! 
Je suis pieds nus, sale et boueux 
Et tout couvert de neige ! 
Mon pauvre ami, quitte bien vite 
Tes hardes en lambeaux : 
Pouille-moi ce tricot, de suite 
Chausse-moi ces sabots ! 

De tant marcher à l'abandon 
J'ai la gorge bien sèche, 
Mon bon monsieur, baillez-moi donc 
Un grand verre d'eau fraîche ! 
L'eau ne vaut rien lorsque l'on tremble, 
Le cidre... guère mieux : 
Mon bon ami, trinquons ensemble, 
Goûte moi ce vin vieux ! 

Mon bon monsieur, on ne m'a rien 
Jeté le long des routes, 
Je voudrais avec votre chien 
Partager deux, trois croûtes ! 
Si depuis ce matin tu rôdes, 

Tu dois être affâmé 
Voici du pain, des crêpes chaudes, 
Voici du lard fumé ! 

Chassez du coin de votre feu 
Ce rôdeur qui ne bouge. 
Etes-vous "Blanc" ? Etes-vous "Bleu" ? 
Moi, je suis plutôt "Rouge" ! 
Qu'importent ces mots : République, 
Commune ou Royauté" : 
Ne mêlons pas la Politique 
Avec la charité ! 

Puis, le métayer s'endormit, 
La minuit étant proche. 
Alors, le vagabond sortit 
Son couteau de sa poche. 
L'ouvrit, le fit luire à la flamme, 
Puis, se dressant soudain, 
Il planta sa terrible lame 
Dans... la miche de pain ! 

Au matin-jour le gueux s'en fut 
Sans vouloir rien entendre 
Oubliant son couteau pointu 
Au milieu du pain tendre : 
Vous dormirez en paix, ô riches ! 
Vous et vos capitaux, 
Tant que les gueux auront des miches 
Où planter leurs couteaux !!!

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26 avril 2010 1 26 /04 /avril /2010 09:08

Ce matin, Alice et Louly nous rappellent le drame de Guernica, le 26 avril 1937. Alice, dans son article d'aujourd'hui, relate les faits historiques. Elle y présente également le célèbre tableau de Picasso "Guernica" et nous fait entendre une chanson interprétée par Serge Reggiani "Pablo". Blog d'Alice

Je me joins à elles pour évoquer cet épisode dramatique.  

 

guernica.jpg

Guernica (détail) - Pablo Picasso   

 

      Les paroles sont de Henri Gougaud

Il était un homme oiseau
Qui cueillit le monde rond
L'ouvrit de ses doigts pipeaux
L'enfouit dans son oeil citron

Puis déshabilla les dieux
Les fit danser dans les bois
Les croqua de ses dents bleues
Les enivra de hautbois

Picasso colombe au laurier
Fit Guernica la mort aux cornes
Pour que dans un monde sans bornes
La nuit ne vienne plus jamais
La nuit ne vienne plus jamais

Il était un homme fruit
Qui roula dans l'herbe crue
Sur une femme pétrie
Par un dieu Pan au poil dru

Femme, il fendit ton chignon
D'un coup de soleil tranchant
Le fendit comme un oignon
Dans la cuisine des champs

Picasso colombe au laurier
Fit Guernica la mort aux cornes
Pour que dans un monde sans bornes
La nuit ne vienne plus jamais
La nuit ne vienne plus jamais

Il était un homme enfin
Prit le fruit et le croqua
Prit l'oiseau, le fit humain
Coloriant aux éclats

But le temps et s'enivra
But le vin qui devint pur
Prit la cage et la brisa
Sur la porte du futur

Picasso colombe au laurier
Fit Guernica la mort aux cornes
Pour que dans un monde sans bornes
La nuit ne vienne plus jamais
La nuit ne vienne plus jamais
La nuit ne vienne plus jamais

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3 avril 2010 6 03 /04 /avril /2010 10:27

L’expression à Pâques ou à la Trinité” se retrouve comme échéance des dettes des rois de France au XIIIe siècle. Cette date butoir pour le recouvrement des dettes était notée dans des ordonnances par les rois eux-mêmes. Hélas, Pâques était célébrée et, 8 semaines plus tard, la fête de la Trinité passée, sans que les créances soient honorées. Ces échéances devinrent peu à peu illusoires et les dettes non soldées furent considérées comme perdues. “A Pâques ou à la Trinité” devient, dès lors, une expression utilisée pour signifier “à une date virtuelle”, autant dire “jamais”.

J'ai copié ces renseignements à l'adresse ci-dessous.

http://www.mon-expression.info/a-paques-ou-a-la-trinite

Et, bien sûr, nous pensons tout de suite à la chanson Malbrough s'en va 't'en guerre.

 

 

Et... saviez-vous que Sylvie Vartan avait enregistré cette chanson ?

 

 

 

Une petite confidence, mais vous ne le dites à personne, d'accord ? Quand j'étais ado, j'étais fin amoureux de Sylvie. C'est "con", elle ne le savait pas.

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26 février 2010 5 26 /02 /février /2010 19:14
Deuxième article concernant la Marseillaise. Voilà une version de 1848, résolument féministe, composée au lendemain des Journées de Février 1848. Elle est interprétée ici par Rosalie Dubois. Je trouve ce texte très étonnant pour cette époque. Ceci dit, elles avaient bien raison.

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"Tremblez, tyrans portant culotte!
Femmes, votre jour est venu :
Point de pitié, mettons en note
Tous les torts du sexe barbu ! (bis)
Voilà trop longtemps que ça dure,
Notre patience est à bout.
Debout Vésuviennes, debout,
Et la
vons notre vieille injure.

Refrain

Liberté sur nos fronts
Verse tes chauds rayons ;
Tremblez, tremblez, maris jaloux,
Respect aux cotillons
 !

L'homme, ce despote sauvage,
Eut soin de procla
mer ses droits ;
Créons des
 droits à notre usage,
A notre usage ayons des
 lois !
Si l'homme en l'an quatre-vingt-treize
Eut soin de ne songer qu'à lui,
Travaillons pour nous aujourd'hui,
Faisons nous une marseillai
se !

Jusqu'à ce jour, dans ce triste monde,
Tout était borgne et de travers ;
Partout, sur la
 machine ronde,
La femme essuyait des revers ; (bis)
Qu'un pareil chaos se débrouille.
A nous battre le tambour !
et vous, messieurs, à votre tour,
Filez, filez notre quenouille.

Combien de nous furent vexées
Depuis le matin jusqu'au soir !
Nos pauvres paupières las
sées,
De pleurs étaient le réservoir. (bis)
Prenons, prenons notre revanche,
Que le sexe battu jadis
Aujourd'hui batte les maris,
Ainsi, nous serons manche à manche.

On dit qu'Eve, notre grand-mère,
N'avait chemise ni maillot;
Supprimons notre couturière,
Oui, la
 couturière est de trop. (bis)
La liberté, chaste amazone,
n'admet ni voiles ni verrous ;
A la
 barbe de nos époux
Luttons comme à La
cédémone."

Louise de Chaumont

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21 janvier 2010 4 21 /01 /janvier /2010 08:38
21 janvier 1793 ! Ce n'est pas un très bon jour pour Louis XVI, guillotiné sur la place de La Révolution (Place de la Concorde).

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    La chanson Ah! ça ira ! symbolise la Révolution. Son auteur, un ancien soldat chanteur des rues du nom de Ladré, avait adapté des paroles anodines sur le Carillon national, un air de contredanse  très populaire que la reine Marie-Antoinette elle-même aimait souvent jouer sur son clavecin.

 À la Révolution , le texte fut transformé par les sans-culottes en apostrophes à l’égard de l'aristocratie et du clergé.

Saviez-vous qu'Edith Piaf en enregistra une version ? 

 


 

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17 janvier 2010 7 17 /01 /janvier /2010 07:56
C'était le 17 janvier 1946

Charte des Nations unies
Première réunion du Conseil de sécurité de l'O.N.U. Le Conseil de sécurité, placé en deuxième position parmi les organes principaux de l'O.N.U., s'est vu attribuer la responsabilité principale du maintien de la paix.




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Je vends mon auto
Puisque je roule trop vite
Et que ça me fait peur
Je vends mon magot
Puisque tant de réussite
Ne fait pas mon bonheur

Je vends mes charmes
Et mes armes
Ma violence et ma douceur
Je sauve ma peau
Vends mon âme au diable

Je vends mon usine
Avant que l'oxygène
Ne vienne à me manquer
Je vends ma gazoline
Avant que la mer ne vienne
Mourir à mes pieds

Je sauve la peau de l'ours
Avant de l'avoir tué
Je sauve les meubles
Et vends la maison

Pour mettre un hôtel, rue de la paix 
Un monde où tout le monde s'aimerait
Enfin
J'achète un château en Espagne 
J'achète un monde où tout le monde gagne
A la fin

Je vends ma carte chance
Et je puise dans la caisse
On a bien mérité
De toucher une avance
Si c'est pour rendre la caisse
A la communauté

Je passe à l'action
Quitte à monopoliser l'attention
Et rester quelques jours en prison

Je vends tout ce que j'ai
Contre tout ce qui me manque
Je vends ce qui s'achète
Contre ce qui n'a pas de prix

Je vends ce que je vaux
Contre ce qui m'est le plus cher
Et si ça ne vaut pas un clou
Tant pis, je donnerai tout

Un hôtel rue de la paix
Un château en Espagne
J'achète un monde où tout le monde gagne

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14 janvier 2010 4 14 /01 /janvier /2010 13:34
L'affiche rouge ?

C'est une chanson. Léo Ferré , en 1962, déposa des notes sur des vers d'Aragon. Rencontre au sommet !

Cette chanson évoque la chasse aux résistants par la Gestapo et plus précisément l'exécution du groupe Manouchian en 1944. Cette exécution fut annoncée par les nazis à l'aide d'affiches rouges.

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Cette chanson fut  reprise par de nombreux interprètes. Je vous en propose trois : Catherine Sauvage, Marc Ogeret et Leni Escudero.




Vous n’avez réclamé  la gloire ni les larmes
Ni l’orgue ni la prière aux agonisants
Onze ans déjà que cela passe vite onze ans
Vous vous étiez servis simplement de vos armes
La mort n’éblouit pas les yeux des Partisans

Vous aviez vos portraits sur les murs de nos villes
Noirs de barbe et de nuit hirsutes menaçants
L’affiche qui semblait une tache de sang
Parce qu’à prononcer vos noms sont difficiles
Y cherchait un effet de peur sur les passants

Nul ne semblait vous voir Français de préférence
Les gens allaient sans yeux pour vous le jour durant
Mais à l’heure du couvre-feu des doigts errants
Avaient écrit sous vos photos MORTS POUR LA FRANCE
Et les mornes matins en étaient différents

Tout avait la couleur uniforme du givre
A la fin février pour vos derniers moments
Et c’est alors que l’un de vous dit calmement
Bonheur à tous Bonheur à ceux qui vont survivre
Je meurs sans haine en moi pour le peuple allemand

Adieu la peine et le plaisir Adieu les roses
Adieu la vie adieu la lumière et le vent

Marie-toi sois heureuse et pense à moi souvent
Toi qui vas demeurer dans la beauté des choses
Quand tout sera fini plus tard en Erevan

Un grand soleil d’hiver éclaire la colline
Que la nature est belle et que le cœur me fend
La justice viendra sur nos pas triomphants
Ma Mélinée ô mon amour mon orpheline
Et je te dis de vivre et d’avoir un enfant

Ils étaient vingt et trois quand les fusils fleurirent
Vingt et trois qui donnaient le cœur avant le temps
Vingt et trois étrangers et nos frères pourtant
Vingt et trois amoureux de vivre à en mourir
Vingt et trois qui criaient la France en s’abattant

 

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