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Bonjour !

  • : Ma p'tite chanson
  • : La chanson fait partie de notre vie. Elle accompagne notre quotidien, nos joies, nos peines... Peut-être apprendrez-vous quelque chose en parcourant ce blog. J'attends vos commentaires pour découvrir certains aspects de la chanson que je ne connais pas. A bientôt !
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C'est Où ?

Télérama - Musique

27 novembre 2009 5 27 /11 /novembre /2009 07:15

Il fut un temps où les élèves des écoles primaires apprenaient la liste des dates marquantes de l'histoire de France. Ainsi, chaque élève savait qu'en 481, Clovis était devenu le roi des Francs, qu'en 732 Charles Martel avait battu les Arabes à Poitiers et... qu'en 1515 avait eu lieu la bataille de Marignan.


Alors, parlons de la bataille de Marignan qui inspira Clément Janequin (1485-1558) un des plus célèbres chansonniers du XVIème siècle (Il composa plus de 250 chansons).

Cette bataille fut longue (deux jours!) et fit plus de 15000 victimes. Elle clôt la campagne d'Italie. Mais ces campagnes n'eurent pas que des mauvais côtés. Les voyages "forment la jeunesse" dit-on mais aussi l'esprit. En effet, les français vont découvrir l'art de vivre italien, la culture italienne et cela provoquera une véritable révolution culturelle et surtout architecturale dans notre bon pays de France !

Des nobles ramènent de leur séjour (forcé) en Italie des objets, telles des statues, des fontaines... Ils se font accompagner d'architectes à qui ils demandent d'apporter des modifications à leur demeures.


Le roi François 1er n'est pas en reste. Ainsi, ce jeune roi fasciné par le savoir-faire des artistes italiens sera à l'origine d'un renouveau artistique en France : la Renaissance.


Mais les campagnes d'Italie ne s'apparentaient pas toujours à du "tourisme" comme en témoigne cette chanson de Clément Janequin : La bataille de Marignan que je vous laisse écouter.

Vraiment, on s'y croirait !






 

 

Escoutez, tous gentilz Galloys, 

la victoire du noble roy Francoys. 

Et orrez, si bien escoutez, 

Des coups ruez de tous costez. 

Phiffres soufflez, frappez tabours, 

Tournez, virez, faictes vos tours, 

Avanturiers, bons compagnons 

Ensemble croisez vos bastons, 

Bendez soudain, gentils Gascons, 

Nobles, sautez dens les arçons, 

La lance au poing hardiz et promptz 

Comme lyons! 

Haquebutiers, faictes vos sons! 

Armes bouclez, frisques mignons, 

Donnez dedans! Frappez dedans! 

Alarme, alarme. 

Soyez hardiz, en joye mis. 

Chascun s'asaisonne, 

La fleur de lys, 

Fleur de hault pris 

Y est en personne. 

Suivez Francoys, 

Le roy Francoys, 

Suivez la couronne 

Sonnez, trompettes et clarons, 

Pour resjouyr les compaignons. 

Fan frere le le fan fan fan feyne 

Fa ri ra ri ra 

A l'estandart tost avant 

Boutez selle gens d'armes à cheval 

Frere le le lan fan fan fan feyne 

Bruyez, tonnez bombardes et canons 

Tonnez gros courtaux et faulcons 

Pour secourir les compaignons. 

Von pa ti pa toc von von 

Ta ri ra ri ra ri ra reyne 

Pon, pon, pon, pon, 

la la la . . . poin poin 

la ri le ron 

France courage, courage 

Donnez des horions 

Chipe, chope, torche, lorgne 

Pa ti pa toc tricque, trac zin zin 

Tue! à mort; serre 

Courage prenez frapez, tuez. 

Gentilz gallans, soyez vaillans 

Frapez dessus, ruez dessus 

Fers émoluz, chiques dessus, alarme, alarme! 

Courage prenez après suyvez, frapez, ruez 

Ils sont confuz, ils sont perduz 

Ils monstrent les talons. 

Escampe toute frelore la tintelore 

Ilz sont deffaictz 

Victoire au noble roy Francoys 

Escampe toute frelore bigot.  

 

 

 

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23 novembre 2009 1 23 /11 /novembre /2009 08:25

Bonne fête aux Clément ! Aujourd'hui, il s'agit d'un patronyme et non d'un prénom.

Jean-Baptiste Clément (1836-1903) est un auteur qui publie ses premières chansons en 1859. Dans son oeuvre, il introduit des scènes villageoises. Ainsi, parmi ses textes, l'un connaîtra la gloire : Le Temps des cerises.

Ici, Michel Fugain évoque cet auteur dans une de ses chansons de ses débuts.



Les cerises de monsieur Clément
envoyé par caenphx. - Regardez d'autres vidéos de musique.


Paroles : M. Vidalin Musique : M. Fugain

 
Un certain Clément Jean Baptiste
Qui habitait rue Saint-Vincent
Voulant écrire un compliment
Trempa sa plume dans le sang
Qu’elles étaient rouges les cerises
Que nous chantait Monsieur Clément
 
C’était plus beau qu’un Evangile
C’était des mots de maintenant
Mais il faudrait que nos enfants
N’attendent pas comme on attend
Qu’elles mûrissent les cerises
Que nous chantait Monsieur Clément
 
Bien sûr c’est difficile
De mourir quand on a vingt ans
Mais pour quelques cerises
Que ne ferait-on au printemps
 
De République en République
Toujours cocu toujours content
On applaudit les bons truands
Au ventre rond au ventre blanc
Qui nous revendent les cerises
Qu’avait rêvé Monsieur Clément
 
Tous ces pontifes des églises
Tous ces suiveurs de régiments
Voudront nous manger tout vivant
Mais ils se casseront les dents
Sur les noyaux de ces cerises
Du verger de Monsieur Clément
 
Bien sûr c’est difficile
De mourir quand on a vingt ans
Mais pour quelques cerises
Que ne ferait-on au printemps

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10 novembre 2009 2 10 /11 /novembre /2009 09:41

Continuons à parler de mur. Nous l'avons vu, il y a mur et mur.
Relisons aujourd'hui le texte de cette chanson de Rika Zaraï "Un mur à Jérusalem" mais regardons en contrepoint cette petite vidéo.
Il n'est bien sûr pas question de susciter une polémique mais plutôt de garder les yeux ouverts et d'être vigilants.


Voilà cette chanson chantée par Gilles Dreu




Un mur à Jérusalem, 
Un mur d'espoir et de lumière
Qui s'élève jusqu'au ciel
Un grand mur de prière

Un mur à Jérusalem
Qui va jusqu'à Paris, 
Qui va au loin, 
Qui fait le tour de la terre, 
Un mur d'amour et de chagrin.

Un mur à Jérusalem
Devant lequel des mains se tendent
Comme d'autres à Bethléem, 
Des mains blanches et tendres, 
Des mains qui demandent.

Un mur noirci par le temps
Blanchi par tous les vents, par les printemps
Qui creusèrent sa légende, 
Un mur d'amour et de tourments.

Un mur à Jérusalem
Et c'est la fin d'un long voyage, 
C'est l'échelle vers le ciel
Et la vue du rivage
A travers l'orage

Un mur à Jérusalem, 
Il ne nous restait rien que ce mur-là
Et voilà pourquoi on aime
Jérusalem, Jérusalem.

 

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8 novembre 2009 7 08 /11 /novembre /2009 15:43
Coucou, me revoilà !
Merci à ceux qui ont visité mon blog pendant mon absence.
 
L'anniversaire de la chute du mur de Berlin occupera la Une des journaux cette semaine et c'est une bonne chose. Je l'avais déjà évoquée en proposant un album de Balavoine. Voir ICI
 
Pour ma part, je vous inviterai durant les prochains jours à écouter des chansons sur le thème du mur. Le mur, un mot symbolique.



 
Tout a commencé la nuit, petit bruit
J'entendais comme un murmure,près du mur
Sur l'échelle je suis monté,excité,voir l'autre côté du mur
Je vous jure
C'était comme un bruit de foule,comme la houle
Ça hurlait de tous côtés, liberté

J'voyais Budapest qui passait à l'ouest
Et Bucarest c'était le Far west
Tchécoslovaqie, plus de psychiatrie, fini la Stasi, retour à la vie
C'est peut-être un rêve,
J'ai du mal entendre
Ce n'est qu'une trêve

Tout a commencé la nuit, petit bruit
J'entendais comme un murmure,près du mur
Sur l'échelle je suis monté,mais y'a plus de mur
Plus d'ennemis de l'autre côté, pourvu que ça dure
C'était comme un bruit de foule,comme la houle
Ça hurlait de tous côtés, liberté

J'ai vu les Berlinois qui sautent de joie
On sort des prisons à saute-mouton
A Prague, soudain, un visage humain
C'est un dissident, non c'est un Président

C'était comme un bruit de foule,comme la houle
Ça hurlait de tous côtés, liberté… 

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11 octobre 2009 7 11 /10 /octobre /2009 11:54
Les festivités se préparent pour célébrer le vingtième anniversaire de la chute du mur de Berlin (9 novembre 1989).
Il avait été érigé dans la nuit du 12 au 13 août 1961.
Bien avant la chute du mur de Berlin, Daniel Balavoine avait chanté Les aventures de Simon et Günther Stein. C'est le second album studio de Balavoine ; il date de 1977.

Il s'agit d'un album qui retrace la vie de deux frères séparés par le mur de Berlin.
Simon est né en 1933 et habite Berlin Ouest ; quant à Günther, il est né en 1941 et habite Berlin Est. Le 13 août 1961, les deux frères se donnent rendez-vous, rue Bernauer mais dans la nuit le mur a été érigé. Ils sont repoussés par les militaires qui les renvoient chez eux...


 

Le petit Gunther

Naquit en 41

Et son frère Simon

Huit ans plus tôt en juin

Au cœur de Berlin

En quarante deux

L'un fit ses premiers pas

L'autre malheureux

Entrait au pensionnat

Dans la même année

Leur père mobilisé

Quitta la maison

Pour aller se cacher

Un mercredi soir

Il était dénoncé

Le jeudi qui suivit

La gestapo vint le chercher

Pour l'arrêter

19 ans plus tard

Descendant rue Bernauer

Simon se pressait

Pour retrouver son grand frère

19 ans plus tard

C'était le 13 août

Année 61

Jour où fut construit le rideau de Berlin

Et comme autrefois

Tout recommençait

Simon et Gunther

Etaient séparés

Effaçant des mains

Leurs larmes qui coulaient

Ils savaient bien qu'un jour

Le pauvre Simon

Pourrait enfin s'évader.

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10 octobre 2009 6 10 /10 /octobre /2009 06:36

 

Le prix Nobel de la paix vient d'être décerné. L'occasion de réécouter cette chanson que Raymond Lévesque composa pour Eddie Constantine. Cette chanson connaîtra une nouvelle jeunesse grâce à l'interprétation qu'en donneront Félix Leclerc, Gilles Vigneault et Robert Charlebois à la Francofête en 1974. Auteur, compositeur, interprète, les chansons de Raymond Lévesque sont souvent des chansons contre la domination culturelle anglo-saxonne.

 

Voilà cette chanson interprétée par l'auteur.

 



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17 septembre 2009 4 17 /09 /septembre /2009 14:44

Bonne fête  aux Renaud !

Ce prénom évoque la célèbre complainte du Roi Renaud. Elle a été interprétée par nombre de chanteurs de Malicorne à Yves Montand. Aujourd'hui, c'est la version de Cora Vaucaire que j'aimerais vous proposer. En effet, je crois que je n'ai pas encore évoqué cette artiste sur mon blog. Oubli ainsi réparé !



Le roi Renaud de guerre revint,
Portant ses tripes dans ses mains.
Sa mère était sur le créneau
Qui vit venir son fils Renaud:

"Renaud, Renaud, réjouis-toi!
Ta femme est accouchée d'un roi."
"Ni de ma femme, ni de mon fils
Je ne saurais me réjouir.

Allez ma mère, allez devant;
Faites-moi faire un beau lit blanc:
Guère de temps n'y resterai,
A la minuit trépasserai.

Mais faites-le faire ci-bas,
Que l'accouchée n'entende pas."
Et quand ce vint sur la minuit
Le roi Renaud rendit l'esprit.

Il ne fut pas le matin jour
Que les valets pleuraient toujours;
Il ne fut temps de déjeuner
Que les servantes ont pleuré.

"Ah, dites-moi, mère m'amie,
Que pleurent nos valets ici?"
"Ma fille, en baignant nos chevaux,
Ont laissé noyer le plus beau."

"Et pourquoi donc, mère m'amie,
Pour un cheval pleurer ainsi?
Quand le roi Renaud reviendra,
Plus beaux chevaux ramènera.

"Ah, dites-moi, mère m'amie,
Que pleurent nos servantes ici?"
"Ma fille, en lavant nos linceuls (=draps), 
Ont laissé aller le plus neuf."

"Et pourquoi, mère m'amie,
Pour un linceul pleurer ainsi?
Quand le roi Renaud reviendra,
Plus beaux linceuls on brodera.

Ah, dites-moi, mère m'amie,
Qu'est-ce que j'entends cogner ainsi?"
"Ma fille, ce sont les charpentiers
Qui raccommodent le plancher."

Ah, dites-moi, mère m'amie,
Qu'est-ce que j'entends sonner ici?"
"Ma fille, c'est la procession
Qui sort pour les Rogations."

"Ah, dites-moi, mère m'amie,
Que chantent les prêtres ici?"
"Ma fille, c'est la procession
Qui fait le tour de la maison."

Or, quand ce fut pour relever,
A la messe elle voulut aller;
Or, quand ce fut passé huit jours,
Elle voulut faire ses atours:

"Ah, dites-moi, mère m'amie,
Quel habit prendrai-je aujourd'hui?"
"Prenez le vert, prenez le gris,
Prenez le noir pour mieux choisir."

"Ah, dites-moi, mère m'amie,
Ce que noir-là signifie?"
"Femme qui relève d'enfant,
Le noir lui est bien plus séant."

Mais quand elle fut parmi les champs,
Trois pastoureaux allaient disant:
"Voilà la femme de ce seignour
Que l'on enterra l'autre jour."

"Ah, dites-moi, mère m'amie,
Que disent ces pastoureaux-ci."
"Ils disent d'avancer le pas
Ou que la messe n'aurons pas."

Quand elle fut dans l'église entrée,
Le cierge on lui a présenté.
Aperçut, en s'agenouillant,
La terre fraîche sous son banc;

"Ah, dites-moi, mère m'amie,
Pourquoi la terre est rafraîchie?"
"Ma fille, ne vous le puis celer,
Renaud est mort est enterré."

"Renaud, Renaud, mon réconfort,
Te voilà donc au rang des morts;
Divin Renaud, mon réconfort,
Te voilà donc au rang des morts!

Puisque le roi Renaud est mort,
Voici les clefs de mon trésor;
Prenez mes bagues et mes joyaux,
Nourrissez bien le fils Renaud.

Terre, ouvre-toi, terre, fends-toi,
Que j'aille avec Renaud mon roi!"
Terre s'ouvrit, terre fendit,
Et ci fut la belle engloutie. 
 
Le Roi Renaud est l'une des plus anciennes complaintes du répertoire traditionnel. Elle trouve son origine en Bretagne.

 
 

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14 septembre 2009 1 14 /09 /septembre /2009 09:34
Pendant mes vacances, je dégustais une bonne assiette sur la place principale de Vendôme quand, tout à coup, j'entendis la chanson "Le carillon de Vendôme" jouée par le carillon de Saint Martin. On peut l'entendre toutes les heures.



Mes amis que reste-t-il 
A ce dauphin si gentil ? 
Orléans, Beaugency, 
Notre Dame de Cléry, 
Vendôme, Vendôme !


 
Le dauphin est le futur Charles VII ; à la mort de son père en 1422, il hérita d'un royaume qui ne comptait que la ville de Bourges et quelques dépendances : Orléans, Beaugency... Le reste du pays était occupé par les troupes anglaises et leurs alliés. 
 

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9 septembre 2009 3 09 /09 /septembre /2009 19:04
Merci tout d'abord à tous ceux qui m'ont laissé un petit mot gentil pour me souhaiter de bonnes vacances.
Et elles furent bonnes ! 

Comme je vous l'avais laissé entendre, ma route est passée par la Dordogne où j'ai visité les grottes de Lascaux (ou plutôt leur reproduction), celles des Combarelles, de Font de Gaume etc... Chaque fois, une grande émotion et bien sûr une pensée qui me ramène à la chanson et à vous.


    Et comme je ne vous ai pas envoyé de cartes postales, je vous place cette photo de dessins des grottes de Lascaux.



Magique !

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29 juillet 2009 3 29 /07 /juillet /2009 05:41
En randonnant dans notre campagne en cette saison, on peut admirer de beaux champs de blé.


Merci à Eric Delcroix pour cette photo prise sur Flickr. En cliquant sur la photo, vous pouvez visiter sa galerie.

Cela a évoqué pour moi cette ancienne chanson
La chanson des blés d'or (1867) écrite par Camille Soubise pour les paroles et Frédéric Doria pour la musique.
Jusqu'à l'entre-deux guerres, cette chanson connut un succès extraordinaire. Elle était chantée dans tous les banquets et autres rassemblements conviviaux.
 


 

 On peut noter que Georges Brassens  fait une allusion à cette chanson dans Bécassine.

C'est une espèce de robin,
N'ayant pas l'ombre d'un lopin,
Qu'elle laissa pendre, vainqueur,
Au bout de ses accroche-coeurs.
C'est une sorte de manant,
Un amoureux du tout-venant
Qui pourra chanter la chanson
Des blés d'or en toute saison,
Et jusqu'à l'heure du trépas, 
Si le Diable s'en mêle pas.


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