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Télérama - Musique

8 janvier 2017 7 08 /01 /janvier /2017 14:14
François Villon et Marc OgeretFrançois Villon et Marc Ogeret

François Villon et Marc Ogeret

Grâce à Georges Brassens, nous connaissons La ballade des dames du temps jadis poème de François Villon qui serait resté inconnu de nous si le maître ne l'avait pas mis en musique.

Vous pouvez le réécouter en vous dirigeant vers un autre article du blog.

Je voulais vous présenter une autre ballade de François Villon intitulée La ballade des seigneurs du temps jadis. Elle a été mise en musique par François Lancelot et elle est interprétée par Marc Ogeret.

Il s'agit également d'un poème à forme fixe : la ballade carrée composée de trois couplets et d'une demi-strophe appelée envoi, chacune étant terminée par un vers refrain, qui rappelle la forme chantée des origines. Et carrée car les strophes sont composées de 8 vers de 8 pieds. On peut également remarquer que les rimes sont disposées de la même façon dans toutes les strophes.

Qui plus, où est li tiers Calixte,
Dernier décédé de ce nom,
Qui quatre ans tint le papaliste,
Alphonse le roi d’Aragon,
Le gracieux duc de Bourbon,
Et Artus le duc de Bretagne,
Et Charles septième le bon ?
Mais où est le preux Charlemagne ? 
Comme un refrain

Strophe carrée 8 vers de 8 pieds. Schéma : ABAB/BCBC

Semblablement, le roi scotiste
Qui demi face ot, ce dit-on,
Vermeille comme une émastiste
Depuis le front jusqu’au menton,
Le roi de Chypre de renom,
Hélas ! et le bon roi d’Espagne
Duquel je ne sais pas le nom ?
Mais où est le preux Charlemagne ?
Comme un refrain

Strophe carrée 8 vers de 8 pieds. Schéma : ABAB/BCBC

D’en plus parler je me désiste ;
Ce n’est que toute abusion.
Il n’est qui contre mort résiste
Ne qui treuve provision.
Encor fais une question :
Lancelot le roi de Behaygne,
Où est-il ? où est son tayon ?
Mais où est le preux Charlemagne ?
Comme un refrain

Strophe carrée 8 vers de 8 pieds. Schéma : ABAB/BCBC

Où est Claquin, le bon Breton ?
Où le comte Dauphin d’Auvergne,
Et le bon feu duc d’Alençon ?
Mais où est le preux Charlemagne ?
Comme un refrain

Envoi de 4 vers de 8 pieds. Schéma : BCBC


Le Testament

Si vous désirez aller plus loin dans la compréhension du texte, vous pouvez vous reporter à cet article de Wikipedia

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25 décembre 2016 7 25 /12 /décembre /2016 14:06
Chanson pour les enfants l'hiver - Prévert - Kosma

Que l'on soit flocon ou bonhomme de neige mieux vaut réfléchir avant d'agir... même si l'on croit trouver quelque réconfort dans cette démarche !!!

Le flocon

 

Venant de Norvège

Un flocon de neige

Qui volait au vent

S’en allait rêvant.

Voyant une fille

D’allure gentille

Par le Nord giflée

Bien emmitouflée

D’un bonnet de laine

Il se dit : "Ma veine !

De la bonne aubaine

Si je profitais pour me camoufler

Et me réchauffer.

J’attendrai demain

Pour continuer tout ce long chemin."

Il n’eut pas de peine

A mettre le nez

Dessous le bonnet

Mais sa longue route

Soudain s’arrêta :

Une frêle goutte

Fut le résultat.

Ceux qui se figurent

Pouvoir ignorer

Tout de leur nature

N’ont plus qu’à pleurer.

 

Louis Delorme

Dans la nuit de l'hiver
Galope un grand homme blanc
Dans la nuit de l'hiver
Galope un grand homme blanc
C'est un bonhomme de neige
Avec une pipe en bois,
Un grand bonhomme de neige
Poursuivi par le froid.
Il arrive au village.
Voyant de la lumière
Le voilà rassuré.
Dans une petite maison
Il entre sans frapper ;
Et pour se réchauffer,
S'assoit sur le poêle rouge,
Et d'un coup disparaît.
Ne laissant que sa pipe
Au milieu d'une flaque d'eau,
Ne laissant que sa pipe,
Et puis son vieux chapeau.

 

Jacques Prévert

"Histoire", Éditions Gallimard 1963

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14 janvier 2014 2 14 /01 /janvier /2014 16:28

Les poèmes de Jules Supervielle (1884-1960) ont été fréquemment mis en musique par les chanteurs de la rive gauche au cours des années 60 et 70.
Trois chansons sont regroupées ici :
- Jean Vasca chante "Vivre encore", musique de Jean Vasca, tiré de l'album "Fine Fleur de la chanson française n°4" (1967)
- Jacqueline Dorian chante "Grands yeux dans ce visage", musique de Georges Genais, enregistré en 1970 pour les disques Alvarès
- James Ollivier (1933-1997) chante "Les amis inconnus", tiré de l'album "Fine Fleur de la chanson française n°2" (1966).

 

 

 

Cette écoute est le prétexte à vous faire découvrir un site qui me paraît intéressant et qui regroupe des textes poétiques mis en musique.

 

http://djrimbaud.tumblr.com/

 

 

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27 septembre 2013 5 27 /09 /septembre /2013 16:45

 

Le-Bourget-1949.jpg

 

jean-de-la-fontaine.jpg

 

Trenet_Charles_1.JPG

 

Quand Jean de La Fontaine, Django Reinhardt et Charles Trenet s'associent... cela ne peut qu'engendrer un petit bijou.

 

 

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5 octobre 2012 5 05 /10 /octobre /2012 20:36

9782842734060

 

Jean-Roger Caussimon (1918-1985) est unacteur et auteur-compositeur-interprète  français. Il est notamment l'auteur de la chanson Monsieur William (texte mis en musique par son ami Léo Ferré). 

 

S'il est arrivé à jean-Roger Caussimon de mettre en musique ses propres textes, il fait le plus souvent appel à des compositeurs, et Léo Ferré est celui qui joue le rôle plus important. De1946 à 1985, Léo Ferré a mis en musique une vingtaine de textes de Jean-Roger Caussimon, parmi lesquels :

 

  • A la Seine
  • Avant de te connaître
  • Comment ça marche ?
  • Les Drapeaux merveilleux
  • Les Indifférentes (Éditions Méridian)
  • J'entends passer le temps
  • Metaphysic Song
  • Mon camarade (Éditions Méridian)
  • Mon Sébasto (Éditions Méridian)
  • Monsieur William
  • Ne chantez pas la Mort
  • Nous deux (Éditions Méridian)
  • Nuits d'absence
  • Les Spécialistes
  • Le Temps du tango (Éditions Méridian)
  • Les Vieux Chagrins
  • Bleu... Blanc... Rouge (Éditions Chapell)
  • Comme à Ostende (Éditions Méridian)

(Source WIKIPEDIA - Article "Caussimon" )

 

 

 

  Pour cette chanson, Jean-Roger Caussimon est l'auteur du texte. Pour ce qui concerne la musique, je n'ai pas trouvé. Qui peut  combler ce manque ?

 

Sur un vœu de Paul Eluard 

Toute caresse, toute confiance se survivent !
Ces mots tout simples de lumière
Paul Eluard les a écrits
Mots plus fervents que la prière
Et plus éclatants que le cri
Ils sont plus forts que l’invective
Que la violence ou le mépris
Ils ont jailli comme l’eau vive
Le cœur y parle avant l’esprit 
Toute caresse, toute confiance se survivent !

Où sont les lendemains qui chantent
Et ce bonheur toujours promis ?
Dans les cités indifférentes
Chacun croit voir ses ennemis 
Mais si, par hasard, il arrive,
D’entrevoir un regard ami
Parmi tant d’ombres fugitives
Que ce regard soit retransmis 
Toute caresse, toute confiance se survivent !

Pour la berceuse paternelle
La voix du père, en la maison
Et pour le souvenir de celles
Qui t’aimaient plus que de raison
Que rien ne parte à la dérive
Et que le bonheur d’un instant
Sur un ciel d’avenir s’inscrive
Et resplendisse avec le Temps 
Toute caresse, toute confiance se survivent !

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13 août 2012 1 13 /08 /août /2012 09:46

Une chanson de Jean Richepin sur une musique de Lucien Durand. Elle fut interprétée par Damia, E. Piaf, Barbara, A. Mestral...


Le texte fut écrit en 1891 et il parut en1899 dans le recueil de Jean Richepin "La bombarde - Contes à chanter".


J'aime beaucoup ce genre de "chanson fresque", une sorte de danse macabre. D'ailleurs le sous-titre de cette chanson est : "Galop macabre". Une chanson hors du temps et qui, finalement, ne porte pas les stigmates du temps comme beaucoup de chansons de cette époque. Ce n'est que mon avis ! 

 

Enfin, mon but n'était pas de "plomber" votre journée.   

 


P540.jpg

 

 


 


Sur les noirs chevaux sans mors, 
Sans selle et sans étriers, 
Par le royaume des morts
Vont deux blancs ménétriers.
Ils vont un galop d'enfer, 
Tout en raclant leur crincrin
Avec des archets de fer, 
Ayant des cheveux pour crin.
Au fracas des durs sabots, 
Au rire des violons, 
Les morts sortent des tombeaux.
Dansons et cabriolons !

Et les trépassés joyeux
S'en vont par bonds et soufflant, 
Avec une flamme aux yeux, 
Rouge dans leurs crânes blancs.
Et les noirs chevaux sans mors, 
Sans selle et sans étriers
Font halte et voici qu'aux morts
Parlent les ménétriers :

Le premier dit, d'une voix
Sonnant comme un tympanon :
"Voulez-vous vivre deux fois ?
Venez, la Vie est mon nom !"
Et tous, même les plus gueux
Qui de rien n'avaient joui, 
Tous, dans un élan fougueux, 
Les morts ont répondu : "Oui !"

Alors l'autre, d'une voix
Qui soupirait comme un cor, 
Leur dit : "Pour vivre deux fois, 
Il vous faut aimer encor !
Aimez donc ! Enlacez-vous !
Venez, l'Amour est mon nom !"
Mais tous, même les plus fous, 
Les morts ont répondu : "Non !"

Et leurs doigts décharnés, 
Montrant leurs cœurs en lambeaux, 
Avec des cris de damnés, 
Sont rentrés dans leurs tombeaux.
Et les blancs ménétriers
Sur leurs noirs chevaux sans mors, 
Sans selle et sans étriers, 
Ont laissé dormir les morts.

 


" Le romancier et poète Jean RICHEPIN se plaisait à  se proclamer le

descendant d’anciens nomades qui auraient fait souche en Thiérache.

 

 Il aimait aussi évoquer les longs cheminements à  travers la

France de son  grand-père paternel, le serrurier Michel BESCHEPOIX,

qui avait été compagnon du Devoir. Se cherchant de plus lointains

ancêtres itinérants, il prétendait avoir découvert dans les Archives,

au début du XVIe siècle un RICHEPIN  "d’erratique extrace, violoneux

ménétrier ".

 Et comme encore cela ne lui suffisait pas, il inventa (suivant les

termes d’Emile MALE) une curieuse "théorie ethnographique"  en

se proclamant touranien.

 

 

 Tous les nomades, tous les itinérants plaisaient à  RICHEPIN. Ainsi

les chemineaux (le mot apparaît en 1853). C’étaient des vagabonds

errant isolément dans les campagnes, vivant surtout de mendicité,

rendant parfois de menus services. Ils passaient pour être les

auteurs de signes conventionnels marqués à  la craie sur les façades

des maisons, signalant aux confrères que dans telle demeure, on

 pouvait recevoir l’aumône que dans telle autre on était mal accueilli,

que les habitants étaient riches ou avares, ou trop pauvres,

qu’il fallait se montrer devôt en sonnant à  la porte, que la ville était

dangereuse pour les nomades, et la police sévère."

 

Extrait d'un article de François de Vaux de Foletier, spécialiste éminent de l'histoire des tziganes en Europe.

On peut lire la totalité de cette étude ici :

 

www.histoireaisne.fr/memoires_numerises/.../Tome_029_page_191.pdf

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26 juin 2012 2 26 /06 /juin /2012 11:32

Les seigneurs

Paroles : Bernard Dimey

Musique : Stephan Reggiani

Interprète : Serge Reggiani


 

 

Regardez bien la gueule que j'ai
Je n'ai pas toujours eu la même
Quand on ressemble à ses poèmes
On finit souvent sur le quai
Je navigue sur des canaux
Où ma vieille péniche s'use
Elle a vu tellement d'écluses
Qu'elle n'a même plus l'air d'un bateau.

On a beau jouer les seigneurs
Faire voir ses biceps et ses dents
Un jour on annonce la couleur
Ce n'est qu'une question de temps.

Je laisse un petit peu partout
Traîner des sourires à la pelle
Pour que mes journées soient plus belles
D'ailleurs tout le monde s'en fout
Ma plus grande erreur au départ
Fut d'avoir quitté mon village
J'avais pris ça pour du courage
J'ai dû me tromper quelque part.

Quand on se prend pour un seigneur
Il faut être armé jusqu'aux dents
Ce qui ne tient pas c'est le coeur
Ce n'est qu'une question de temps.

Regardez bien la gueule que j'ai
C'est le Grand-Guignol en partance
C'est du désespoir en vacances
C'est impossible à corriger
Si j'en rigole c'est tant mieux
S'il est des gens qui me regardent
Pour les planter jusqu'à la garde
Je veux devenir très très vieux.

Quand on est vraiment un seigneur
Qu'on a payé la peau des dents
On peut annoncer la couleur
Et se foutre de l'air du temps.

Regardez bien la gueule que j'ai... 

 

bernard-dimey-L-1.jpeg

 

Les chansons les plus connues de Bernard Dimey : Mon truc en plumes (Musique de J. Constantin, chantée par Zizi Jeanmaire), Syracuse (Musique Henri Salvador), Mémère (musique de D. White, chantée par M. Simon), L'Amour et la Guerre (musique de Charles Aznavour)

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25 juin 2012 1 25 /06 /juin /2012 06:15

Je vous propose ce matin ce superbe poème de Bernard Dimey mis en musique et chanté par Jacques Marchais.
Cette chanson  a valu le Grand Prix de l'Académie Charles Cros à son interprète.

"... Les arpèges du silence..."

Une trouvaille susceptible d'illuminer toute votre journée ! Non ?

 

 


 

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22 avril 2012 7 22 /04 /avril /2012 20:50

Et si, aujourd'hui, nous révisions nos fables de La Fontaine ! Combien en retrouverez-vous dans ce texte de Francis Blanche mis en musique par Gérard Calvi ?

 

FrancisBlanche-cd01.jpg

 

Le chêne un jour dit à la tortue
Que vous êtes belle, que vous courez bien !
Votre voix qui m'est inconnue
Doit être aussi fraîche que l'air du matin
La tortue, alors secrètement flattée, 
Aspira très fort et se mit à chanter
Et le lièvre dans le bois mouillé
Pour l'entendre, cessa de brouter.
Mais hélas la pauvre tortue
Ayant sans relâche chanté tout l'été
Se trouva toute dépourvue
A la fin d'automne sans rien à croûter
Elle alla trouver la cigale aux yeux verts
Poétesse cotée dont elle aimait les vers
Qui lui dit : "Non, j'ai ma locataire
La fourmi qui est dans la misère."

Alors le corbeau, le loup et l'agneau
Le coche et le chat et le souriceau
L'huître et les plaideurs
L'aigle et le chasseur
Décidèrent d'agir en sa faveur.

Et chacun s'en fut, l'âme émue
Faire à la tortue un présent discret
Le renard offrit en partage
un peu du fromage
Qu'il avait volé
Le grand chêne donna de ses glands par kilos
Le roseau donna la moëlle de ses os
Et le lièvre offrit à sa consoeur
Une terrine de pâté de chasseur
La fourmi donna des myrtilles
Et le rat des villes quelques ortolans
La cigale enfin convaincue
Donna à la tortue la clé de ses champs
À sa cour, le lion donna un grand gala
Tous heureux de vivre, on rit et l'on dansa
Mais les hommes ne s'entendaient pas
Le jour même la bombe éclata
Du feu, du fer
Fumée dans l'air
Et ma fable s'arrête là.

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11 avril 2012 3 11 /04 /avril /2012 07:32

De nombreux compositeurs ont mis en musique des poèmes de Louis Aragon. Parmi les plus connus, on peut citer Léo Ferré (L'Affiche rouge, Est-ce ainsi que les hommes vivent ?...), Georges Brassens (Il n'y a pas d'amour heureux), Jean Ferrat (Que serais-je sans toi ? Nous dormirons ensemble...), Charles Léonardi (Maintenant que la jeunesse), etc...

 

L’Etrangère

(Aragon - Ferré)

 

Il existe près des écluses 
Un bas quartier de bohémiens 
Dont la belle jeunesse s'use 
À démêler le tien du mien 
En bande on s'y rend en voiture, 
Ordinairement au mois d'août, 
Ils disent la bonne aventure 
Pour des piments et du vin doux 

On passe la nuit claire à boire 
On danse en frappant dans ses mains, 
On n'a pas le temps de le croire 
Il fait grand jour et c'est demain. 
On revient d'une seule traite 
Gais, sans un sou, vaguement gris, 
Avec des fleurs plein les charrettes 
Son destin dans la paume écrit. 

J'ai pris la main d'une éphémère 
Qui m'a suivi dans ma maison 
Elle avait des yeux d'outremer 
Elle en montrait la déraison. 
Elle avait la marche légère 
Et de longues jambes de faon, 
J'aimais déjà les étrangères 
Quand j'étais un petit enfant ! 

Celle-ci parla vite vite 
De l'odeur des magnolias, 
Sa robe tomba tout de suite 
Quand ma hâte la délia. 
En ce temps-là, j'étais crédule 
Un mot m'était promission, 
Et je prenais les campanules 
Pour des fleurs de la passion 

À chaque fois tout recommence 
Toute musique me saisit, 
Et la plus banale romance 
M'est éternelle poésie 
Nous avions joué de notre âme 
Un long jour, une courte nuit, 
Puis au matin : "Bonsoir madame" 
L'amour s'achève avec la pluie.

Je vous propose quelques versions de cette chanson. Bonne écoute !

 


 

 

 

 

 

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