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  • : La chanson fait partie de notre vie. Elle accompagne notre quotidien, nos joies, nos peines... Peut-être apprendrez-vous quelque chose en parcourant ce blog. J'attends vos commentaires pour découvrir certains aspects de la chanson que je ne connais pas. A bientôt !
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C'est Où ?

Télérama - Musique

18 mars 2017 6 18 /03 /mars /2017 15:49

Aujourd'hui, rangement dans une vieille maison.
Et je trouve un ancien numéro de Radio Cinéma, l'ancêtre de Télérama.



Je vous propose donc une chanson de Bourvil intitulée Les enfants Fan Fan.

Les paroles ne sont pas terribles mais ça me fait rigoler malgré tout. Il y avait un véritable génie comique chez cet artiste.

 

 

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14 juin 2011 2 14 /06 /juin /2011 14:21

Voilà une idée que j'emprunte à mon ami Ringard Willycat, grand pourfendeur d"Horreurs musicales" (voir son blog).

Il n'est, bien sûr ici, pas question d'horreur musicale mais d'humour. Je sais ! Bedos on aime ou on n'aime pas.

Pour "contrecarrer" les tubes de l'été qui ne manqueront pas de polluer le paysage sonore, il nous propose le tube de l'hiver. Eh ! Oui ! Ce n'est pas l'été pour tout le monde.

 



Tu sais, j'ai jamais autant dégusté qu'avec toi, cette année-là.
Je me souviens de ce matin de décembre.
Il faisait froid à en crever.
C'était l'hiver.
Évidemment puisqu'on était en décembre.
Je me suis jamais autant pelé que ce matin-là.
C'était l'hiver.
Oui, je sais, je l'ai déjà dit, mais dans la chanson, comme on s'adresse à des débiles, on répète les trucs plusieurs fois.
C'était l'hiver.
Un hiver comme il n'en existe que dans le Bassin parisien, en banlieue-est, quand on habite Pontault-Combault, allée des Mimosas, aha, et que, la veille, il a fallu se taper le métro jusqu'à la porte de Vincennes, attraper l'autocar conduit par un chauffeur alcoolique qui te fait gicler douze bornes plus loin, en pleine nature, et qu'on en a encore six à se farcir à pattes, de la gadoue plein les baskets, pour retrouver la piaule dégueulasse où tu m'attendais, mon amour.
Avec ton peignoir crasseux, tu ressemblais à une eau-forte de Jérôme Bosch, quand il se laissait aller à barbouiller n'importe quoi, n'importe comment, les soirs de déprime.
C'était l'hiver.
Je me souviens.

Toi.
Moi.
Moi.
Toi.
Toi et moi.
Moi et toi.
Enfin, nous, quoi.
On avançait sur ce terrain vague, main dans la main. Tu me suppliais de ne pas trop serrer, à cause des engelures. On s'embrassait parmi les détritus, ça faisait de la buée, et je te prêtais mon Kleenex pour que tu puisses te moucher pendant que tu chialais. Je me souviens de ce que je t'ai dit ce matin-là.
On ira où tu voudras quand tu voudras.
A part qu'avec le loyer, la bouffe et les transports à payer, et le chômage qui nous tombe sur la gueule, eh ben, on est dans la merde, mon amour.
Et c'est ce matin-là que tu m'as avoué que tu étais en cloque et je t'ai filé deux claques dans le nez pour que tu fasses attention la prochaine fois.
Mais comme on pouvait pas non plus s'offrir un avortement en Suisse ou en Angleterre, on a trouvé une dame très serviable qui nous a fait ça pour pas trop cher, à Bobigny.
Je me souviens. Aujourd'hui je suis très loin de ce matin d'hiver.
Je m'en souviens comme si j'y étais.
Ça fera pas le tube de l'été.
Mais comme c'était l'hiver, ça fera peut-être le tube de l'hiver.
C'était l'hiver.
C'était l'hiver...

 

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12 décembre 2010 7 12 /12 /décembre /2010 11:48

Si la photo est bonne.... mais elle le sera car je vais vous donner une adresse pour acheter votre matériel photo pour Noël. D'accord, ce n'est pas la porte d'à côté. J'ai repéré ce petit magasin la semaine dernière lors de mon séjour au Caire.

 

Boutique photo1

 

Si la photo est bonne,
Juste en deuxième colonne,
Y a le voyou du jour,
Qui a une petite gueule d'amour,
Dans la rubrique du vice,
Y a l'assassin de service,
Qui n'a pas du tout l'air méchant,
Qui a plutôt l'œil intéressant,
Coupable ou non coupable,
S'il doit se mettre à table,
Que j'aimerais qu'il vienne,
Pour se mettre à la mienne,

Si la photo est bonne,
Il est bien de sa personne,
N'a pas plus l'air d'un assassin,
Que le fils de mon voisin,
Ce gibier de potence,
Pas sorti de l'enfance,
Va faire sa dernière prière,
Pour avoir trop aimé sa mère,
Bref, on va prendre un malheureux,
Qui avait le cœur trop généreux,

Moi qui suis femme de président,
J'en ai pas moins de cœur pour autant,
De voir tomber des têtes,
A la fin, ça m'embête,
Et mon mari, le président,
Qui m'aime bien, qui m'aime tant,
Quand j'ai le cœur qui flanche,
Tripote la balance,

Si la photo est bonne,
Qu'on m'amène ce jeune homme,
Ce fils de rien, ce tout et pire,
Cette crapule au doux sourire,
Ce grand gars au cœur tendre,
Qu'on n'a pas su comprendre,
Je sens que je vais le conduire,
Sur le chemin du repentir,
Pour l'avenir de la France,
Contre la délinquance,
C'est bon, je fais le premier geste,
Que la justice fasse le reste,
Surtout qu'il soit fidèle,
Surtout, je vous rappelle,
A l'image de son portrait,
Qu'ils se ressemblent trait pour trait,
C'est mon ultime condition,
Pour lui accorder mon pardon,

Qu'on m'amène ce jeune homme,
Si la photo est bonne,
Si la photo est bonne,
Si la photo est bonne...

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7 octobre 2010 4 07 /10 /octobre /2010 08:46

Tout le monde ne fait pas une "tête de cent pieds de long" quand il joue de son instrument.

La preuve ! 

 

 


Le Glenn Gould du hard rock ??? 
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25 septembre 2010 6 25 /09 /septembre /2010 15:39

Coucou à tous ! Merci pour vos visites nombreuses pendant mon absence. 

Pour redémarrer, je vous fais profiter d'un lien (pris sur le forum du site de Joël Favreau) qui m'a ravi. Franchement, comme boîte à rythmes, je n'y avais pas pensé.

C'est très efficace pour le rythme binaire. Moins évident, par contre, pour le ternaire.

 

roland-tr-707.jpg

Ma première boîte à rythmes, une Roland TR-707

 

http://www.bibri.net/2009/08/31/kapela-hraje-tak-dobre-jak-hraje-bubenik/

A bientôt.

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30 juillet 2010 5 30 /07 /juillet /2010 15:40

De récentes découvertes ont remis en cause certaines idées concernant les origines de l'homme moderne.

Cela m'a remis en mémoire une chanson de Bernard Joyet (musique de Juliette) - bonne fête, Juliette ! - extraite de son excellent album "  Les victoires de la Muse".

Ceci pour dire que le conflit des générations ne date pas d'aujourd'hui  .

En bonus, je vous mets une Photo de Lucy.

JaquettealbumLVDLM 

 Lucy.jpg

 

 

Ma fille Lucy
Me donne bien du souci,
Un peu bipède, un peu bimane,
Super hypertrophiée du crâne.


Elle a pas de poils, elle est toute blanche

Elle refuse de grimper aux branches.
Pis elle a de drôles de manières,
Debout sur ses pattes de derrière.
Foi d'animal, c'est pas normal
De se tenir à la verticale.
C'est pas logique, c'est pas joli.
C'est pas pratique, c'est malpoli.
Ce qui manque à mademoiselle,
C'est l'autorité paternelle.
Son père, son père, n'en parlons plus:
Y'a longtemps que j'ai fait une croix dessus.
Y m'avait dit: "Bouge pas, attends.
Je n'en n'ai pas pour bien longtemps.
Je vais au mammouth et je reviens."
Et depuis ce jour là, plus rien.

Ma fille Lucy
Me donne bien du souci.
Il faut que je fasse bien attention
A surveiller ses relations.

Avec son cousin elle fricote.
Y font que traîner dans les grottes.
Ils s'amusent avec la peinture
A faire des dessins sur les murs
Mais partout où ils sont passés,
Je les oblige à tout effacer.
Une caverne, on doit la laisser
Dans l'état où on l'a trouvée
Et ce cousin, moi, il m'inquiète:
Lui aussi, il a une grosse tête.
Quand il la prend entre ses pattes,
Que dubitatif, y se la gratte,
Il reste inactif accroupi.
Alors, il dit qu'il réfléchit.
Y voudrait que sa vie ait un sens.
Môssieu cogite, Môssieu pense!

Elle est jolie,
La jeunesse d'aujourd'hui.
A part barbouiller les parois,
Ça veut rien faire de ses vingt doigts.
Ils trouvent qu'un coït trop furtif,
C'est dépassé, c'est primitif.
Ils parlent de préliminaires.
Les voilà allongés par terre,
Assis, de dos, en suspension.
J'ai compté trente-deux positions.
En voilà des acrobaties,
Tout ça pour nous faire un petit.
Je risque d'être la grand-mère
D'un factieux révolutionnaire,
Un singe savant, un surdoué.
Ça serait pas prudent de le garder.
Pas de sapiens, pas d'erectus.
Tuons dans l'oeuf le processus.
Pour nos générations futures,
Il faut préserver la nature.

Ma fille Lucy
Me fait des facéties.
Elle joue les apprenties sorcières
Et prétend qu'il faut changer d'ère.

Je la freine dans ses expériences,
Histoire de lui faire prendre conscience
Que, si on n'arrête pas le progrès,
Ça risque de dégénérer.
Je suis son comité d'éthique
Paléo-déontologique,
La sagesse réactionnaire
Centriste du quaternaire.
J'assure la pérennité
De notre subhumanité.
Si je ne veille pas au grain,
L'Apocalypse est pour demain.
Aussi vrai que la terre est plate,
L'avenir est à quatre pattes.
On maîtrisera le feu des volcans
Quand les poule s n'auront plus de dents.

D'un coup précis,
J'ai trucidé Lucy.
J'en aurai bien fait un gueule ton
Mais j'ai peur de l'indigestion.
A mon avis,
C'est pas de main l'autopsie.
Son cadavre, où je l'ai planqué,
On n'est pas près de le retrouver.

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16 juillet 2010 5 16 /07 /juillet /2010 07:10

Un peu d'humour en cette fin de semaine avec une chanson de B. Dimey et H. Degex interprétée par les Frères Jacques.

Je crois vous avoir déjà dit ( je peux me répéter... que voulez-vous !...) qu'aucun ne s'appelait Jacques et que seuls deux d'entre eux étaient frères. C'est pour la petite histoire. Les entendre est déjà bien mais leur tour de chant était très visuel. Il relevait de la comédie, du mime... alors pour cette chanson une petite vidéo ne gâchera rien.


On l' connait d'puis la communale

Le gars qu'est là sur la photo

A la premièr' pag' du journal

Mais on l' reverra pas d' sitôt

Il a saigné deux vieill's mémères

Et buté trois flics,des costauds

Certain'ment sur un coup d' colère

Vu qu'il est pas méchant Frédo

Il a pillé la Banqu' de France

Pour rendr' service à des copains

Pour améliorer leurs finances

Faut bien qu' tout l' mond' y gagn' son pain

Y'a deux trois employés d' la banque

Qu'ont pris d' la mitraill' plein la peau

Bon dieu dans ces cas là on s' planque

Mais c'est pas sa faute à Frédo


Il a liquidé sa frangin'

Un' salop' une rien du tout

Parc' qu'il voulait plus qu'ell' tapine

Elle a calanché sur le coup

Ca c'est des histoir's de famille

Ca regarde pas l' populo

Et puis c'était jamais qu'un' fille

A part ça l'est gentil Frédo

Il a vagu'ment fait du chantage

C'était plutôt pour rigoler

Pour avoir l'air d'être à la page

Mais les môm's qu'il a chouravés

Cétait des p'tits morveux d' la haute

Qui bouff'nt du caviar au kilo

Tout pour les uns rien pour les autres

"C'est pas just"' y disait Frédo


Il a fait l' radam chez les Corses

Un soir qu'il avait picolé

Et comm' i' connait pas sa forc'

Les autr's ils ont pas rigolé

Raphael a sorti son lingue

Bref tout l' mond' s'est troué la peau

C'est vraiment une histoir' de dingues

Vu qu' c'est tous des pôt' à Frédo

L'histoir' des deux voyous d' Pigalle

Qu'il a flingué d'un coeur léger

Moitié camés moitié pédales

Il fallait bien les corriger

Sinon peu à peu qu'est c' qui s' passe

Un jour ça s'allonge aux perdreaux

Total qui c'est qui paie la casse

"C'est nos zigues "y disait Frédo


Un coup d' piqu' feu dans l' péritoine

Et Frédo s'est r'trouvé comm' ça

Le cul sur l'Faubourg saint Antoine

Qu'est c' qu'il foutait dans c' quartier là

Bien sûr il s'est r'trouvé tout d' suite

Avec les poulets sur le dos

Maint'nant vous connaissez la suite

Vous l'avez lue dans les journaux

Un garçon qu'avait tout pour faire

Impeccable mentalité

Délicat , correc' en affaires

Bref il avait qu' des qualités

Ca fait mal quand on l'imagine

En train d' basculer sous l' couteau

De leur salop'rie d' guillotine

Un mec aussi gentil qu' Frédo.

Je vais vous quitter durant trois jours pour faire une randonnée au glacier d'Aletsch. Je sens que cela va être grandiose.

 

Glacier.jpg

Malgré mes recherches, je n'ai pas trouvé l'auteur de cette photo pour lui demander son autorisation. Au cas où un ayant droit trouverait son utilisation abusive, qu'il m'en informe. Je ferai le nécessaire.

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11 juin 2010 5 11 /06 /juin /2010 08:36

Maxime ( voir mes liens) vient de m'envoyer cette URL de video de Zazie.

Sans commentaires ! Excellent !

 

 

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5 juin 2010 6 05 /06 /juin /2010 11:18

Les Wriggles est un groupe de musique français existant depuis 1995. Composé de 5 membres durant les 10 premières années de son existence , il n'en compte plus que 3 depuis septembre 2006 (Christophe Gendreau, Stéphane Gourdon et Frédéric Volovitch).

Autant comédiens que musiciens, les Wriggles ont un genre varié qui se situe entre le théâtre, la chanson et l'humoristique. 

Le groupe est également connu pour ses performances scéniques (to wriggle signifie se tortiller en anglais) : toujours en mouvement et vêtu de rouge, s'accompagnant à la guitare sèche, leurs interprétations sont mises en scène par des sketchs illustrant le propos de leur chanson ou des chorégraphies. (Extrait de l'article de Wikipédia consacré aux Wriggles)

 

 

 

 

 

 

Je suis la chanson pédagogique à l'intention du petit raciste 

De l'antisémite chronique, du xenophobe un peu nationaliste 


Il y a des arabes chrétiens, des musulmans blancs 

Des juifs noirs, des asiatiques protestants 

Des gitans catholiques 

Des russes ... des ... russes 

... prends ton temps 

Il y a des musulmans israéliens, des tunisiens catholiques 

Des noirs protestants et des hindous britaniques 

Des blancs boudhistes, des musulmans asiatiques 

Des noirs blancs 

presque ... des noirs albinos 

Très bien! 


Je suis la chanson pédagogique à l'intention du petit fasciste 

De l'antisémite chronique, du xenophobe un peu nationaliste 


Il y a des musulmans laïques, des indiens australiens 

Des blancs du Mozanbique et des arabes américains 

Des juifs iraniens, des turcs allemands 

Des noirs norvégiens et des belges flamands 

Des noirs boudhistes, des protestantionistes 

Et des arabes qui mangent du cochon 

Des homos ... cathos 

Des femmes voilées ...athées 

Et ...puis voila ...Etc... 


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18 mai 2010 2 18 /05 /mai /2010 06:53

 

 

Lors de ma randonnée ces derniers jours dans le Jura, j'ai croisé beaucoup de troupeaux de vaches. J'ai pris quelques photos et je vous propose de réécouter la parodie que Jean Poiret avait faite à partir de la chanson de Jacques Brel "La valse à mille temps". 

 

Vache1

 

vache2.jpg

 

 

 

 

Au premier temps de la vache,
Toute seule dans son pré, elle est là,
Au premier temps de la vache,
Y a l'éleveur, y a la bête et y a moi,
Et ma faim qui bat la mesure,
La mesure de mon estomac,
Et ma faim qui bat la mesure,
Mesure aussi mes fins de mois.

Une vache à mille francs,
Comme ce serait charmant,
Comme ce serait charmant
Et beaucoup plus tentant
Qu'une vache à deux mille francs,
Une vache à mille francs.
Une vache à mille francs,
F'rait l'filet à cent francs,
L'rumsteack à soixante francs,
Le gîte à quarante francs,
L'aloyau à trente francs,
La culotte à vingt francs.
Une culotte à vingt francs,
F'rait la côte à quinze francs,
La poitrine à douze francs,
La bavette à dix francs,
Le collier à huit francs,
Le jarret à quatre francs.
Un jarret à quatre francs,
Ce s'rait intéressant
Et plus avantageux
Pour faire un pot-au-feu
Qu'un jarret à mille francs,
Un jarret à quatre francs

Au deuxième temps de la vache,
C'est à peine si je l'aperçois,
Au deuxième temps de la vache,
Y a du monde entre la bête et moi.
Il y a l'tueur qui passe la mesure,
L'transporteur qui lui emboîte le pas,
Pendant qu'Fontanet nous assure
Que la viande de la vache ne monte pas.

Une vache à mille francs,
En quittant l'Morbihan,
Devient chemin faisant
Comme par enchant'ment
Une vache à cinq mille francs
En arrivant au Mans.
Une vache à cinq mille francs,
On ne sait pas comment,
Augmente de vingt pour cent
En traversant Le Mans,
Et d'vient par conséquent
Une vache à six mille francs.
Une vache à six mille francs,
C'est bougrement tentant,
C'est bougrement tentant
Pour les gens d'Orléans
D'en faire innocemment
Une vache à dix mille francs.
Une vache à dix mille,
En sortant de la ville,
Prise dans un tourbillon
Devient à Arpajon
Par un calcul habile
Une vache à vingt mille,
Cent mille à Montlhéry,
Deux cents à Juvisy,
Trois cent mille à Orly,
Arrivant à Paris,
A la Porte d'Italie
La vache n'a plus de prix.
La vache est aux Gobelins
Multipliée par vingt,
Par deux cent cinquante deux
Au carr'four Richelieu,
Et par huit cent dix sept
En sortant d'La Villette

Au dernier temps de la vache,
En rôti, sur l'étal, elle est là,
Au dernier temps de la vache,
Y a un monde entre sa viande et moi.
Et l'Etat, qui prend des mesures,
L'Etat qui mesure notre émoi,
Et l'Etat qui prend des mesures,
Fait monter un peu plus chaque mois.

De la vache à cent francs,
On en mangeait autant,
Autant qu'on en voulait,
Et plus qu'il ne fallait,
A midi, au dîner,
Et dans l'café au lait.
D'la vache à cinq cent francs,
C'est déjà plus gênant,
Quand on mange en moyenne
Dix kilos par semaine,
Pour avoir mon content
Je privais les enfants.
De la vache à mille francs,
De la vache à mille francs,
Il vaut mieux carrément
Se gaver d'ortolans,
Et s'offrir des homards
Tartinés de caviar.
D'la vache à deux mille francs,
Ça s'ra pour l'jour de l'an,
On la mangera truffée,
Sur un grand canapé,
On gardera l'foie gras
Pour les autres jours du mois.
D'la vache à cinq mille francs,
Ça d'viendra un placement,
Avec mes lingots d'or,
Dans mon grand coffre fort,
J'entass'rai les rumsteacks
Et les coupons d'beefsteack.
D'la vache à cinq mille francs,
Ça d'vient décourageant,
C'est pas qu'on soit méchant,
Mais un beau jour, pourtant,
Il faudra bien qu'on sache
Qu'on n'peut plus suivre la vache !

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