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Bonjour !

  • : Ma p'tite chanson
  • Ma p'tite chanson
  • : La chanson fait partie de notre vie. Elle accompagne notre quotidien, nos joies, nos peines... Peut-être apprendrez-vous quelque chose en parcourant ce blog. J'attends vos commentaires pour découvrir certains aspects de la chanson que je ne connais pas. A bientôt !
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Osez !

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C'est Où ?

Télérama - Musique

3 juillet 2010 6 03 /07 /juillet /2010 05:29

 

 
Le ukulélé est un instrument à cordes pincées traditionnel des îles Hawaii. Il fait partie de l'orchestre hawiien mais il fut vite adopté pour d'autres musiques : la chanson, le jazz... auxquels il apporte une dimension humoristique.

 
 
 "Bonjour douanier, je suis le barde, relève ta hallebarde Ce petit bagage, ce petit étui, ce n'est pas celui d'un tueur à gages C'est ma crevette, mon têtard, mon avorton de guitare C'est ma guitare porte-clefs, c'est ma guitare de poupée Musèle ton chien de garde, ouvre les yeux et regarde Au fond de la grotte, habite un génie Qui sort de la nuit lorsque je le frotte" Le représentant de l'ordre ne veut pas se faire mordre Il me prend pour un fêlé au son du ukulélé Il est saisi d'épouvante "Cette bûche est bien vivante !" "C'est ma crevette, mon têtard, mon avorton de guitare C'est ma guitare porte-clefs, veux-tu l'essayer ?" Le douanier n'y prend pas garde et il se plante une écharde Un éclat de bois dans le petit doigt Ça s'est infecté, hélas, il nous a quittés Le voilà dans les nuages avec mon petit bagage Il arrive au paradis et voilà c'qu'il dit "Bonjour douanier, je suis le barde, relève ta hallebarde Cette petite mallette, ce petit étui Ce n'est pas celui d'une mitraillette C'est ma crevette, mon têtard, mon avorton de guitare C'est ma guitare porte-clefs, c'est ma guitare de poupée" Quand le monde est trop couillon, je sors mon petit grillon Quand le monde est barbelé, je sors mon ukulélé. 
 
 
 Et puis, il y a les virtuoses de cet instrument. 
 
 
 
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7 juin 2010 1 07 /06 /juin /2010 05:30

Un objet = une chanson

Buffet-Baume.jpg


Léo Ferré mit ce poème d'Arthur Rimbaud en musique.

On pourrait l'appeler "le buffet des cinq sens". Si vous relisez ce poème, vous vous apercevrez, en effet, qu'il met nos cinq sens en éveil.

 

C'est un large buffet sculpté ; le chêne sombre,

Très vieux, a pris cet air si bon des vieilles gens ;

Le buffet est ouvert, et verse dans son ombre

Comme un flot de vin vieux, des parfums engageants ;

 

Tout plein, c'est un fouillis de vieilles vieilleries,

De linges odorants et jaunes, de chiffons

De femmes ou d'enfants, de dentelles flétries,

De fichus de grand-mère où sont peints des griffons ;

 

- C'est là qu'on trouverait les médaillons, les mèches

De cheveux blancs ou blonds, les portraits, les fleurs sèches

Dont le parfum se mêle à des parfums de fruits.

 

- 0 buffet du vieux temps, tu sais bien des histoires,

Et tu voudrais conter tes contes, et tu bruis

Quand s'ouvrent lentement tes grandes portes noires.

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26 mai 2010 3 26 /05 /mai /2010 06:00

Un objet = Une chanson

 

On trouve encore parfois des cartes postales avec un extrait de chanson... Voilà la dernière que j'ai achetée, la semaine passée.

 

CP les 3 cloches217

 

E n 1981, Francis Cabrel chantait cette très belle chanson "Carte postale".

 

 

 

 

Allumés les postes de télévision
Verrouillées les portes des conversations
Oubliés les dames et les jeux de cartes
Endormies les fermes quand les jeunes partent
Brisées les lumières des ruelles en fête
Refroidi le vin brûlant, les assiettes
Emportés les mots des serveuses aimables
Disparus les chiens jouant sous les tables
Déchirées les nappes des soirées de noce
Oubliées les fables du sommeil des gosses
Arrêtées les valses des derniers jupons
Et les fausses notes des accordéons
C'est un hameau perdu sous les étoiles
Avec de vieux rideaux pendus à des fenêtres sales
Et sur le vieux buffet sous la poussière grise
Il reste une carte postale

Goudronnées les pierres des chemins tranquilles

Relevées les herbes des endroits fragiles
Désertées les places des belles foraines
Asséchées les traces de l'eau des fontaines
Oubliées les phrases sacrées des grands-pères
Aux âtres des grandes cheminées de pierre
Envolés les rires des nuits de moissons
Et allumés les postes de télévision
C'est un hameau perdu sous les étoiles
Avec de vieux rideaux pendus à des fenêtres sales
Et sur le vieux buffet sous la poussière grise
Il reste une carte postale

Envolées les robes des belles promises

Les ailes des grillons, les paniers de cerises
Oubliés les rires des nuits de moissons
Et allumés les postes de télévision
Allumés les postes de télévision

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26 mars 2010 5 26 /03 /mars /2010 09:29
Dans la catégorie "Un objet = une chanson", voilà le carnet à spirale.

mini-carnet-d-adresses-telephoniques-rouge_502893-copie-1.jpeg
Photo empruntée à ce site : http://www.letsbuyit.fr
 
Une chanson de William Sheller que nous avons entendue des centaines de fois mais... écoutez cette version "arrangée" uniquement pour des instruments à vent. William Sheller parle de "rebricolage".  Du joli travail.




J'ai encore perdu ton amour, tu sais. 
Je ne peux pas m'souvenir de ce que j'en ai fait. 
Je l'ai pourtant rangé comme il fallait. 
C'est pas croyable comme tout disparaît 

Mais j'ai trouvé dans mon carnet à spirale 
Tout mon bonheur en lettres capitales, 
A l'encre bleue aux vertus sympathiques, 
Sous des collages à la gomme arabique. 

J'ai un à un fouillé tous nos secrets. 
J'n' ai rien trouvé dans le peu qu'il restait. 
Sous quelques brouilles, au fond, sans intérêts, 
Des boules de gomme et des matins pas frais 

J'ai encore perdu ton amour c'est vrai, 
Mais, après tout, personne n'est parfait. 
Si tu n'en as plus d'autres, c'est bien fait. 
Tant pis pour moi, j'étais un peu distrait. 

Je garderai dans mon carnet à spirale 
Tout mon bonheur en lettres capitales, 
A l'encre bleue aux vertus sympathiques, 
Sous des collages à la gomme arabique 
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15 janvier 2010 5 15 /01 /janvier /2010 12:04
Dans la catégorie "Un objet = une chanson", je vous invite aujour'hui à nous replonger dans la production de l'excellent Thomas Fersen pour écouter "Le parapluie".

parapluie.jpg
Et redécouvrir les amours inhabituelles d'une chauve-souris amoureuse d'un parapluie. Une chanson que je peux écouter en boucle sans me lasser.

1000939.jpg





  Une chauve-souris
Aimait un parapluie
Un grand parapluie noir
Découpé dans la nuit
Par goût de désespoir
Car tout glissait sur lui
Une chauve-souris
Aimait un parapluie
Aimait un parapluie

Elle marchait au radar
Le sommeil l'avait fuie
Elle voulait se mettre à boire
Se jeter au fond d'un puits
Une chauve-souris
Aimait un parapluie
Un grand parapluie noir
Découpé dans la nuit
Découpé dans la nuit

Sans jamais s'émouvoir
Pour cette chauve-souris
Le grand parapluie noir
Sortait de son étui.
Il prenait sous son aile
Soin d'une belle de nuit
Qui, boulevard Saint Marcel
Le nourrissait de pluie

Puis le grand accessoire
Se mit à voyager
Dans son bel habit noir
Son habit noir de jais
Après les palabres
Pour faire un peu d'osier
Un avaleur de sabres
Le mis dans son gosier
Le mis dans son gosier

A un acrobate
Servit de balancier
Un vendeur de cravates
Le prit comme associé
Puis il se déplia
Sur une permanente
Puis il se déplia
Car il pleuvait sur Nantes
Car il pleuvait sur Nantes

Une chauve-souris
Demoiselle de la nuit
Une chauve-souris
Aimait un parapluie

Elle vint chercher l'oubli
Au fond d'un vieux manoir
Où elle mourrait d'ennui
Pendant que le parapluie
Menait au Père-Lachaise
Une vie de bâton de chaise

Un jour de mauvais temps
Un jour de mauvais temps
Un brusque coup de vent
lui mit les pieds devant
On le laissa pour mort
Dans quelque caniveau
On le laissa pour mort
Avec le bec dans l'eau
Avec le bec dans l'eau

En voyant son squelette
Qui faisait sa toilette
Parmi les détritus
Et les denrées foutues
"C'est la chance qui me sourit!"
Hurla la chauve-souris
"Je le croyais perdu
Le manche est revenu
Le manche est revenu"

Riant comme une baleine
Pleurant comme une madeleine
Une chauve-souris
Aimait un parapluie
Ils allèrent se dirent oui
Dans le grenier de la mairie
Une chauve-souris
Aimait un parapluie
Aimait un parapluie
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30 décembre 2009 3 30 /12 /décembre /2009 18:36

 

Aujourd'hui, j'inaugure une nouvelle rubrique ; elle s'intitulera :
 
un objet = une chanson 

VFC0120_00_AssiettePate26M.jpg

C'est Lalabolduc qui nous chantera la première chanson intitulée "L'assiette".

Bon appétit !



 Mais qu’est-ce que t’as dans ton assiette,
T’as des bouts, t’as des miettes,
De gras, de peaux et de tuyaux,
Quel délice ton veau Marigot.

Mais qu’est-ce qui fond dans ta casserole,
Un cimetière, une nécropole,
Toi, tu te guides à la fourchette,
Sans penser que c’est un squelette.

C’est pourtant pas difficile,
D’manger sans être incivile,
D’aimer les goûts, les couleurs,
Sans que nos plats baignent dans l’horreur.

 Mais qu’est-ce que t’as dans ton panier,
T’as des tranches, t’as des steaks
Des bouts de cadavres désossés,
Mon boucher les choisit sur pieds.

Mais que recèle ton emballage ?
Le résultat d’un charcutage,
Au terme d’une vie de batterie,
Tu assaisonnes la barbarie.

C’est pourtant pas difficile,
D’cuisiner sans être docile,
De n’plus associer à la fête,
La mise en plats des petites bêtes.

 Mais qu’est-ce que t’as dans ton frigo,
Des intestins, des escargots,
Qu’importe la mode ou la façon,
Sous le persil, morts, ils le sont.

Mais qu’est-ce qui pend au fond d’ta cave,
Une cuisse coupée, j’te croyais brave,
Oui, mais ici c’est d’tradition,
Tous les ans on tue le cochon.

C’est pourtant pas difficile,
D’manger sans être imbécile,
De comprendre que la douleur,
Se mange en sandwich à toute heure.

 Mais qu’est-ce que t’as au fond de l'oeil,
Une peau d’saucisson qui t’aveugle,
Essaye pour voir la peau d’oignon,
Ca fera moins pleurer l’mouton .

Mais qu’est-ce que t'as dans le gosier ?
Un foie gras qui veut pas passer,
Essaye avec un entonnoir,
Solidarité au canard.

C’est pourtant pas difficile,
D’inventer des mets subtiles,
Sans hacher, piquer, larder,
La chair de ceux qu’on a élevés.

 Mais qu'est-ce que t’as dans l’estomac,
Pourquoi tu tolères encore ça ?
Le système concentrationnaire,
Ne nourrit pas la Terre entière.

Mais qu’est-ce que t’as dans la caboche,
Pour manger encore d’la bidoche ?
Tu défends l’état de nature,
Mais Cro Magnon n’a pas de voiture.

C’est pourtant pas difficile,
De n’pas rester des fossiles,
En arrêtant l’abattage,
De ceux qui n’ont pas notr’ langage.

Je m’sens ma foi plus tranquille,
Quand je sens que j’n’annihile,
Pas les créatures sensibles,
Sous prétexte qu’elles sont digestibles.

Et si vous voulez en savoir plus sur Lalabolduc, cliquez ici

Leur bio débute ainsi : "Tu prends deux nanas, un peu névrosées d’accord, mais plutôt sympas quand même. Tu les mets dans une boîte ; pas besoin de les monter sur ressorts, ça elles ont déjà. Tu ajoutes..." 

Franchement, je n'voulais pas plomber votre réveillon.  

 

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