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Télérama - Musique

14 juillet 2010 3 14 /07 /juillet /2010 07:15

14 juillet !

Etes-vous allés "voir et complimenter l'Armée Française" ?

 

En 1886, Paulus, le roi du café-concert, entend aux Folies-Bergère un air de ballet écrit par Louis César Desormes.

Il demande aussitôt à Léon Garnier et Lucien Delormel, ses paroliers attitrés, d'écrire des paroles sur cette musique très martiale. Ainsi naît la chanson "En revenant de la Revue". Elle connaîtra un énorme succès , à l'Alcazar de Paris notamment  où Paulus se produit. 

En-revenant.jpg

paulus.jpg



A cette époque, les parades militaires sont  très appréciées. On s'y rend en famille dans une ambiance très festive et bon enfant. Il faut dire qu'à cette époque (après la guerre de 1870)  le désir de revanche est grand et la fibre patriotique reste bien ancrée au coeur des Français.

Ecoutons cette chanson interprétée par Bourvil

 

 

 

Je suis l'chef d'une joyeuse famille,
Depuis longtemps j'avais fait l'projet
D'emmener ma femme, ma sœur, ma fille
Voir la revue du quatorze juillet.
Après avoir cassé la croûte,
En chœur nous nous sommes mis en route
Les femmes avaient pris le devant,
Moi j'donnais le bras à belle-maman.
Chacun devait emporter
De quoi pouvoir boulotter,
D'abord moi je portais les pruneaux,
Ma femme portait deux jambonneaux,
Ma belle-mère comme fricot,
Avait une tête de veau,
Ma fille son chocolat,
Et ma sœur deux œufs sur le plat.

Gais et contents, nous marchions triomphants,
En allant à Longchamp, le cœur à l'aise,
Sans hésiter, car nous allions fêter,
Voir et complimenter l'armée française.

Bientôt d' Longchamp on foule la pelouse,
Nous commençons par nous installer,
Puis, je débouche les douze litres à douze,
Et l'on se met à saucissonner.
Tout à coup, un crie : Vive la France,
Crédié ! c'est la revue qui commence
Je grimpe sur un marronnier en fleur,
Et ma femme sur le dos d'un facteur
Ma sœur qu'aime les pompiers
Acclame ces fiers troupiers,
Ma tendre épouse bat des mains
Quand défilent les Saint-Cyriens,
Ma belle-mère pousse des cris,
En reluquant les Spahis,
Moi, je faisais qu'admirer
Notre brave général Boulanger.

En route j'invite quelques militaires
A venir se rafraîchir un brin,
Mais, à force de licher des verres,
Ma famille avait son petit grain.
Je quitte le bras de ma belle-mère,
Je prends celui d'une cantinière,
Et le soir, lorsque nous rentrons,
Nous sommes tous complètement ronds.
Ma sœur qu'était en train
Ramenait un fantassin,
Ma fille qu'avait son plumet
Sur un cuirassier s'appuyait,
Ma femme, sans façon,
Embrassait un dragon,
Ma belle-mère au petit trot,
Galopait au bras d'un turco.


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commentaires

Alice 14/07/2010 19:14


Chanson un rien pamphlétaire non ?