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C'est Où ?

Télérama - Musique

18 mars 2017 6 18 /03 /mars /2017 15:52

"La fin des haricots". J'aime beaucoup ces expressions populaires imagées et j'aime surtout connaître leur origine. Certes, les explications proposées ici ou là ne sont peut-être pas les bonnes mais peu importe.

Au siècle dernier, on distribuait dans les internats des haricots aux élèves quand on ne savait plus quoi leur donner en guise de nourriture. En effet, le haricot était considéré comme un aliment de base, voire médiocre. Quand il n’y avait même plus de haricots à manger, c’était la fin de tout. C’est de là que provient l’expression "C’est la fin des haricots" que l’on emploie quand on veut signifier que "c’est la fin du monde", souvent de façon ironique.

(extrait du site L'Intern@ute)

Existerait-il une chanson qui puisse illustrer cette expression populaire ?

C'est Bourvil qui nous la chante.

Elle est extraite d'une opérette célèbre de Francis Lopez sur un livret de Raymond Vincy créée en 1952. Le rôle principal de jeune premier est confié à Georges Guétary alors que le rôle comique est dévolu à un jeune normand qui fait ses débuts : Bourvil.

Francis Lopez veut imposer Bourvil pour tenir le rôle de Raphaël mais ce n'est pas tout à fait du goût du directeur de L'ABC qui accepte finalement de le prendre, mais à ses « conditions », c'est-à-dire avec un faible cachet et avec la clause expresse : « Si on siffle dans la salle, je le renvoie immédiatement !" Ce ne fut pas le cas !

Inimitable et inclassable Bourvil ! Drôle et touchant !

On doit chanter ce que l'on aime
Exalter tout ce qui est beau
C'est pour cela qu'en un poème
Je vais chanter les haricots

Alors que tout repose encore
Dès le premier cocorico
Ah ! Qu'il est doux quand vient l'aurore
De voir semer les haricots
Et puis un jour sortant de terre
Et se dressant toujours plus haut
Vers le soleil, vers la lumière
On voit pousser les haricots

Au printemps la rose est éclose
En été, le coquelicot
Mais quel spectacle grandiose
De voir fleurir les haricots

Plus tard les paysans de France
S'agenouillant, courbant le dos
Ont l'air de faire révérence
Pour mieux cueillir les haricots
Mais ces courbettes hypocrites
Précèdent la main du bourreau
Qui les jetant dans la marmite
Met à bouillir les haricots
Et lorsque vient leur dernière heure
On les sert autour d'un gigot
Et chaque fois mon âme pleure
Car c'est la fin des haricots

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21 octobre 2015 3 21 /10 /octobre /2015 18:16

Très souvent, dans les textes de chansons que nous pouvons interpréter, se trouvent des mots ou expressions auxquels nous ne prêtons pas toujours attention et dont nous ne connaissons pas exactement ou voire pas du tout le sens.

Par exemple... qui est ce Juif errant dont parle Georges Moustaki au début de sa chanson Le Métèque ?

Le Juif errant est un personnage légendaire. Son origine remonterait à la crucifixion du Christ. Ce personnage aurait refusé de laisser Jésus se reposer sur le pas de sa porte lors de sa montée au Calvaire. Dieu, pour punition, l'aurait condamné à errer jusqu'à la fin des temps sans trouver de repos.

Ces quelques lignes extrêmement schématiques ne peuvent traduire toutes les formes qu'a prises cette légende. Jusqu'à aujourd'hui, ce mythe a été repris dans un nombre d'oeuvres littéraires et artistiques considérable.

Bien sûr, dans cette chanson, Moustaki fait un parallèle entre son propre aspect physique et la façon dont le Juif errant est souvent représenté.

Voici 4 représentations du Juif errant.

 

Le juif errant - De l'image d'Epinal à Mar Chagall en passant par E.Sue et Apollinaire
Le juif errant - De l'image d'Epinal à Mar Chagall en passant par E.Sue et Apollinaire
Le juif errant - De l'image d'Epinal à Mar Chagall en passant par E.Sue et Apollinaire
Le juif errant - De l'image d'Epinal à Mar Chagall en passant par E.Sue et Apollinaire

Le juif errant - De l'image d'Epinal à Mar Chagall en passant par E.Sue et Apollinaire

Avec ma gueule de métèque

De Juif errant, de pâtre grec
Et mes cheveux aux quatre vents
Avec mes yeux tout délavés
Qui me donnent l'air de rêver
Moi qui ne rêve plus souvent
Avec mes mains de maraudeur
De musicien et de rôdeur
Qui ont pillé tant de jardins
Avec ma bouche qui a bu
Qui a embrassé et mordu
Sans jamais assouvir sa faim
 
Avec ma gueule de métèque
De Juif errant, de pâtre grec
De voleur et de vagabond
Avec ma peau qui s'est frottée
Au soleil de tous les étés
Et tout ce qui portait jupon
Avec mon cœur qui a su faire
Souffrir autant qu'il a souffert
Sans pour cela faire d'histoires
Avec mon âme qui n'a plus
La moindre chance de salut
Pour éviter le purgatoire
 
Avec ma gueule de métèque
De Juif errant, de pâtre grec
Et mes cheveux aux quatre vents
Je viendrai, ma douce captive
Mon âme sœur, ma source vive
Je viendrai boire tes vingt ans
Et je serai prince de sang
Rêveur ou bien adolescent
Comme il te plaira de choisir
Et nous ferons de chaque jour
Toute une éternité d'amour
Que nous vivrons à en mourir
 
Et nous ferons de chaque jour
Toute une éternité d'amour
Que nous vivrons à en mourir
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