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Bonjour !

  • : Ma p'tite chanson
  • : La chanson fait partie de notre vie. Elle accompagne notre quotidien, nos joies, nos peines... Peut-être apprendrez-vous quelque chose en parcourant ce blog. J'attends vos commentaires pour découvrir certains aspects de la chanson que je ne connais pas. A bientôt !
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Télérama - Musique

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6 avril 2020 1 06 /04 /avril /2020 15:18

De jour en jour, de brume en brume
Des bonnes aux mauvaises saisons
Le temps qui glisse en amertume
Courbe son dos, ride son front
Toujours les gestes de la veille
Dès le lever jusqu'au repos
Et puis la vie qui s'ensommeille
Pèse souvent comme un fardeau
Pour bousculer les habitudes
Sans chien, sans femme et sans berceau
Il apprivoise la solitude
Comme dans un livre de Giono

De petit jour en petit drame
De petit rien en lourd secret
Il a gardé des bleus à l'âme
Sans ne jamais rien partager
Toujours les doutes de la veille
Dès le lever jusqu'au repos
Et puis la vie qui se fait vieille
Pèse maintenant comme un fardeau
Là dans la chambre de l'asile
Les yeux fixés sur le carreau
Il voit les années qui défilent
Comme dans un livre de Giono

De courtes nuits et des journées
À écouter passer le temps
Il voit des robes de mariée
Dans les blancs pommiers du printemps
Toujours les craintes de la veille
Dès le lever jusqu'au repos
Et puis la mort qui lui conseille
De lui laisser le dernier mot
C'est sans regret, avec courage
Pour se défaire de son fardeau
Qu'il choisit la fin du voyage
Comme dans un livre de Giono

 

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20 février 2018 2 20 /02 /février /2018 20:24

Ce poème de Louis Aragon (1897-1982) a été mis en musique par Léo Ferré. Il est extrait du recueil Le Roman Inachevé paru en 1956.

En 1961, le 33 tours Les Chansons de Louis Aragon fait grand bruit : dix titres mis en musique et interprétés par Léo Ferré font entrer ce poète dans le panthéon de la chanson populaire. 

"Le vers d'Aragon est, en dehors de toute évocation, branché sur la musique." Léo Ferré.

"A chaque fois que j'ai été mis en musique par quelqu'un, je m'en suis émerveillé, cela m'a appris beaucoup sur moi-même, sur ma poésie." Louis Aragon.

Je vous propose plusieurs interprétations de cette très belle chanson.

Il existe près des écluses
Un bas quartier de bohémiens
Dont la belle jeunesse s'use
À démêler le tien du mien
En bande on s'y rend en voiture,
Ordinairement au mois d'août,
Ils disent la bonne aventure
Pour des piments et du vin doux.

On passe la nuit claire à boire
On danse en frappant dans ses mains,
On n'a pas le temps de le croire
Il fait grand jour et c'est demain.
On revient d'une seule traite
Gais, sans un sou, vaguement gris,
Avec des fleurs plein les charrettes
Son destin dans la paume écrit.

J'ai pris la main d'une éphémère
Qui m'a suivi dans ma maison
Elle avait des yeux d'outremer
Elle en montrait la déraison.
Elle avait la marche légère
Et de longues jambes de faon,
J'aimais déjà les étrangères
Quand j'étais un petit enfant !

Celle-ci parla vite vite
De l'odeur des magnolias,
Sa robe tomba tout de suite
Quand ma hâte la délia.
En ce temps-là, j'étais crédule
Un mot m'était promission,
Et je prenais les campanules
Pour des fleurs de la passion.

À chaque fois tout recommence
Toute musique me saisit,
Et la plus banale romance
M'est éternelle poésie
Nous avions joué de notre âme
Un long jour, une courte nuit,
Puis au matin : "Bonsoir madame"
L'amour s'achève avec la pluie.

Louis Aragon.

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6 mai 2016 5 06 /05 /mai /2016 07:40
40 ans - B. Dimey

Encore un très beau texte de Bernard Dimey.

Réflexions sur le temps passé, le temps présent, le temps qui reste...

Je vous propose deux versions de ce texte : l'une interprétée par Jean-Claude Pascal et l'autre dite par Bernard Dimey lui-même.

Deux versions "à mes oreilles semblablement aimables" comme dit l'excellent Philippe Meyer dans son émission La prochaine fois, je vous le chanterai.

Quarante ans, quarante ans, mais c'est le bout du monde !
Je me suis dit cela, c'était à peine hier,
Et voilà qu'aujourd'hui c'est question de secondes.
Quarante ans, pas déjà. Sinon à quoi ça sert
D'avoir eu dix-huit ans, des cerises à l'oreille
Et des fleurs aux cheveux, d'avoir tout espéré ?
L'amour à lui tout seul était une merveille,
Et puis le temps passait, dont je n'ai rien gardé.

Quarante ans, quarante ans, c'est presque ridicule.
Je n'ai rien fait du tout, sinon quelques erreurs.
L'innocent que j'étais, je le vois qui recule.
Il peut bien s'en aller, je le connais par coeur,
Je le connais déjà depuis quarante années,
De face et de profil, en noir et en couleur,
Et ses anges gardiens, et ses âmes damnées,
Je sais ce qui l'enchante et ce qui lui fait peur.

Quarante ans, quarante ans, non ce n'est pas possible,
Pas aujourd'hui, demain, une semaine ou deux.
Hier on me traitait encore d'enfant terrible !
Comment aurais-je fait pour être déjà vieux ?
Quarante ans, oui, déjà. C'est beaucoup pour mon âge.
Pauvre petit jeune homme, on a des cheveux gris,
On est un peu morose, on va devenir sage,
On n'a pas vu grand chose et l'on n'a rien compris.


À quarante ans passés, la jeunesse commence,
Je vais me répéter ces mots-là tous les jours,
Je vais déambuler en pleine adolescence,
Perdre mes illusions, réinventer l'amour.
Quarante ans, quarante ans, c'est l'âge du bonheur,
Pour l'homme que je suis, c'est l'âge des victoires,
Et j'ai tout ce qu'il faut pour faire un beau vainqueur,
Mais... déjà quarante ans, je n'ose pas y croire.

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6 mai 2016 5 06 /05 /mai /2016 05:03
J'ai 50 ans ce soir - B. Dimey / C. Verdier / J.C. Pascal

Une chanson de B. Dimey pour les paroles et de C. Verdier pour la musique. Elle est interprétée ici par Jean-Claude Pascal.

Vous pouvez "cliquer" sur les liens qui se trouvent à la fin de cet article pour en savoir plus sur ce poète et écouter d'autres chansons.

 

J'ai traversé ma vie comme on traverse un rêve
Ne sachant pas toujours où se portaient mes pas,
Je suis comme un nageur que la vague soulève
Poussé vers un pays que je ne connais pas.

J'ai 50 ans ce soir et si je crâne un peu
C'est que l'âme est solide et si je prends des poses
Ce n'est que par instant quand la peur se repose.
Je me jette en riant un peu de poudre aux yeux.
J'ai 50 ans ce soir et si je fais le compte,
De mes amours défuntes et de mes cheveux gris,
Je sens que j'ai vécu sans bien m'en rendre compte,
Je me faisais des joies, comme on fait de l'esprit.

J'ai traversé ma vie comme on traverse un rêve
Ne sachant pas toujours où se portaient mes pas,
Je suis comme un nageur que la vague soulève
Poussé vers un pays que je ne connais pas.

Je ne veux pas pleurer sur des kermesses mortes,
J'ai toujours des manèges à portée de la main,
Je suis prêt à partir pour des émotions fortes
Grâce à Dieu le soleil se lève encore demain.
Je vois le profil des années qui m'attendent,
Je me dis que j'ai tort d'avoir des larmes aux yeux.
L'homme est un animal, difficile à comprendre,
Je sais que l'avenir, peut être merveilleux.

J'ai traversé ma vie comme on traverse un rêve
Ne sachant pas toujours où se portaient mes pas,
Je suis comme un nageur que la vague soulève
Poussé vers un pays que je ne connais pas.

J'ai 50 ans ce soir et c'est peut être heureux,
D'avoir encore le coeur aussi tendre et fragile.
Je ne veux espérer que des heures faciles,
Je me jette en riant un peu de poudre aux yeux

 

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4 mai 2016 3 04 /05 /mai /2016 05:01
Le temps qui reste - Serge Reggiani

C'est la rencontre d'un auteur brillant, d'un fantastique interprète et d'un compositeur de grand talent.

J'ai nommé Jean Lou Dabadie, Serge Reggiani et Alain Goraguer.

Une osmose se produit ! Ecoutons Le Temps qui reste !

Cette "chanson" illustre le générique de fin du très beau film de Jean Becker : Deux Jours à tuer.

Tout autre commentaire serait superflu !

Marie Josée Croze dans le film de Jean Becker : Deux Jours à tuer.

Combien de temps...
Combien de temps encore
Des années, des jours, des heures combien ?
Quand j'y pense mon coeur bat si fort...
Mon pays c'est la vie.
Combien de temps...
Combien

Je l'aime tant, le temps qui reste...
Je veux rire, courir, parler, pleurer,
Et voir, et croire
Et boire, danser,
Crier, manger, nager, bondir, désobéir.
J'ai pas fini, j'ai pas fini
Voler, chanter, partir, repartir
Souffrir, aimer
Je l'aime tant le temps qui reste

Je ne sais plus où je suis né, ni quand
Je sais qu'il n'y a pas longtemps...
Et que mon pays c'est la vie
Je sais aussi que mon père disait :
Le temps c'est comme ton pain...
Gardes-en pour demain...

J'ai encore du pain,
J'ai encore du temps, mais combien ?
Je veux jouer encore...
Je veux rire des montagnes de rires,
Je veux pleurer des torrents de larmes,
Je veux boire des bateaux entiers de vin
De Bordeaux et d'Italie
Et danser, crier, voler, nager dans tous les océans
J'ai pas fini, j'ai pas fini
Je veux chanter
Je veux parler jusqu'à la fin de ma voix...
Je l'aime tant le temps qui reste...

Combien de temps...
Combien de temps encore?
Des années, des jours, des heures, combien ?
Je veux des histoires, des voyages...
J'ai tant de gens à voir, tant d'images..
Des enfants, des femmes, des grands hommes,
Des petits hommes, des marrants, des tristes,
Des très intelligents et des cons,
C'est drôle, les cons, ça repose,
C'est comme le feuillage au milieu des roses...

Combien de temps...
Combien de temps encore ?
Des années, des jours, des heures, combien ?
Je m'en fous mon amour...
Quand l'orchestre s'arrêtera, je danserai encore...
Quand les avions ne voleront plus, je volerai tout seul...
Quand le temps s'arrêtera..
Je t'aimerai encore
Je ne sais pas où, je ne sais pas comment...
Mais je t'aimerai encore...
D'accord ?

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24 juin 2015 3 24 /06 /juin /2015 10:09

Ces temps-ci, la "faucheuse" semble prendre pour cible les musiciens ou leurs proches. Ornette  Coleman (saxophoniste, précurseur majeur du free jazz), James Horner (compositeur de musiques de films : Titanic, Avatar,  Braveheart...), Magali Noël (chanteuse et actrice, égérie de Boris Vian et F. Fellini) et tout récemment un copain de Georges Brassens : Yves Miramond.

Il faut tourner la page
Changer de paysage
Le pied sur une berge
Vierge
Il faut tourner la page
Toucher l'autre rivage
Littoral inconnu
Nu
Et là, enlacer l'arbre
La colonne de marbre
Qui fuse dans le ciel
Tel
Que tu quittes la terre
Vers un point solitaire
Constellé de pluriel

Il faut tourner la page
Redevenir tout simple
Comme ces âmes saintes
Qui disent dans leurs yeux
Mieux
Que toutes les facondes
Des redresseurs de monde
Des faussaires de
Dieu
Il faut tourner la page
Jeter le vieux cahier
Le vieux cahier des charges
Oh ! yeah !
Il faut faire silence
Traversé d'une lance
Qui fait saigner un sang
Blanc
Il faut tourner la page
Aborder le rivage
Où rien ne fait semblant
Saluer le mystère
Sourire
Et puis se taire

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3 février 2014 1 03 /02 /février /2014 16:46

Une chanson pour guitaristes !

 


Une version instrumentale de bonne facture !

Maxime et sa soeur Catherine

Ce soir à la brune
Nous irons, ma brune
Cueillir des serments
Cette fleur sauvage
Qui fait des ravages
Dans les cœurs d´enfants
Pour toi, ma princesse
J´en ferai des tresses
Et dans tes cheveux
Ces serments, ma belle
Te rendront cruelle
Pour tes amoureux

Demain à l´aurore
Nous irons encore
Glaner dans les champs
Cueillir des promesses
Des fleurs de tendresse
Et de sentiment
Et sur la colline
Dans les sauvagines
Tu te coucheras
Dans mes bras, ma brune
Eclairée de lune
Tu te donneras

C´est au crépuscule
Quand la libellule
S´endort au marais
Qu´il faudra, voisine
Quitter la colline
Et vite rentrer
Ne dis rien, ma brune
Pas même à la lune
Et moi, dans mon coin
J´irai solitaire
Je saurai me taire
Je ne dirai rien

Ce soir à la brune
Nous irons, ma brune
Cueillir des serments
Cette fleur sauvage
Qui fait des ravages
Dans les cœurs d´enfants
Pour toi, ma princesse
J´en ferai des tresses
Et dans tes cheveux
Ces serments, ma belle
Te rendront cruelle
Pour tes amoureux

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2 février 2014 7 02 /02 /février /2014 16:28

Hier soir, à Besançon, les chanteurs et guitaristes de l'Amandier ont interprété des chansons de Georges Brassens et Pierre Louki, en prélude aux Brassensiades qui auront lieu à Pirey les 28, 29 et 30 mars 2014.

  P1140473.jpg

Chanteurs et guitariste de l'Amandier, hier soir.


Parmi les chansons qui furent interprétées, Le Chapeau de Mireille, que Georges Brassens offrit à son ami Marcel Amont. Un petit chef d'oeuvre de légèreté qui allait "comme un gant" à Marcel Amont. Georges Brassens l'accompagne ainsi que Pierre Nicolas et Joël Favreau.

 


M_Amont :Le chapeau de Mireille par kitsch

 

Le chapeau de Mireille,
Quand en plein vol je l'ai rattrapé,
Entre Sète et Marseille,
Quel est l' bon vent qui l'avait chipé ?
Le chapeau de Mireille,
Quand en plein vol je l'ai rattrapé,
Entre Sète et Marseille,
Quel joli vent l'avait chipé ?
C'est pas le zéphyr,
N'aurait pu suffir',
C'est pas lui non plus
L'aquilon joufflu,
C'est pas pour autant
L'autan.
Non, mais c'est le plus fol
Et le plus magistral
De la bande à Eole,
En un mot : le mistral.
Il me la fit connaître,
Aussi, dorénavant,
Je ne mouds plus mon blé
Qu'à des moulins à vent.

Quand la jupe à Mireille
Haut se troussa, haut se retroussa,
Découvrant des merveilles :
Quel est l' bon vent qui s'est permis ça ?
Quand la jupe à Mireille
Haut se troussa, haut se retroussa,
Découvrant des merveilles :
Quel joli vent s'est permis ça ?
C'est pas le zéphyr,
N'aurait pu suffir',
C'est pas lui non plus,
L'aquilon joufflu,
C'est pas pour autant
L'autan.
Non, mais c'est le plus fol
Et le plus magistral
De la bande à Eole,
En un mot : le mistral.
Il me montra sa jambe,
Aussi reconnaissant,
Je lui laisse emporter
Mes tuiles en passant.

Quand j'embrassai Mireille,
Qu'elle se cabra, qu'elle me rembarra,
Me tira les oreilles,
Quel est l' bon vent qui retint son bras ?
Quand j'embrassai Mireille,
Qu'elle se cabra, qu'elle me rembarra,
Me tira les oreilles,
Quel joli vent retint son bras ?
C'est pas le zéphyr,
N'aurait pu suffir',
C'est pas lui non plus
L'aquilon joufflu,
C'est pas pour autant
L'autan.
Non, mais c'est le plus fol
Et le plus magistral
De la bande à Eole,
En un mot : le mistral.
Il m'épargna la gifle,
Aussi, dessus mon toit
Y' avait un' seul' girouette
Y' en a maintenant trois.

Et quand avec Mireille
Dans le fossé on s'est enlacés,
A l'ombre d'une treille,
Quel est l' bon vent qui nous a poussés ?
Et quand avec Mireille
Dans le fossé on s'est enlacés,
A l'ombre d'une treille,
Quel joli vent nous a poussés ?
C'est pas le zéphyr,
N'aurait pu suffir',
C'est pas lui non plus
L'aquilon joufflu,
C'est pas pour autant
L'autan.
Non, mais c'est le plus fol
Et le plus magistral de la bande à Eole,
En un mot : le mistral.
Il me coucha sur elle,
En échange aussitôt
Je mis un' voil' de plus
A mon petit bateau.

Quand j'ai perdu Mireille,
Que j'épanchai le cœur affligé
Des larmes sans pareilles,
Quel est l' bon vent qui les a séchées ?
Quand j'ai perdu Mireille,
Que j'épanchai le cœur affligé
Des larmes sans pareilles,
Quel joli vent les a séchées ?
C'est pas le zéphyr,
N'aurait pu suffir',
C'est pas lui non plus
L'aquilon joufflu,
C'est pas pour autant
L'autan,
Non, mais c'est le plus fol
Et le plus magistral
De la bande à Eole,
En un mot : le mistral.
Il balaya ma peine
Aussi, sans lésiner
Je lui donne toujours
Mes bœufs à décorner.

 

A plus tard, je vais la travailler !!!!    

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28 septembre 2013 6 28 /09 /septembre /2013 16:14

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Aviez-vous imaginé que votre GPS puisse, un jour, vous jouer un tour comme celui-ci ?

 

La prochaine fois que vous mettrez en route votre GPS, serez-vous plein de méfiance ou d'espoir ?

 

 

 

Lorsque je suis dans ma voiture

Une voix posée me rassure
Elle accompagne mes trajets
Comme une étoile du berger

Elle est énigmatique
On dirait la Joconde
Sa parole angélique
Me mène au bout du monde
Elle me dit où aller
Avec une assurance
Qui me fait oublier
Mes anciennes errances

Elle est mon guide, elle est ma nourrice
Ma cicérone et mon mentor
Elle est mon gourou, mon inspiratrice
Ma muse à moi, mon sémaphore
La fille du GPS
Est une vraie maîtresse

{La voix:}
À deux cent vingt mètres, tournez à gauche
Prenez la deuxième sortie
Puis tournez à droite

Lorsque je suis dans ma berline
Une sorte de Mélusine
M’emmènerait, les yeux fermés,
Vers les plus lointaines contrées

Et quand je suis distrait
Rêveur, inattentif
Sans jamais s’énerver
Elle fait les correctifs
Elle dit, sans me juger,
De faire demi-tour
Avec autorité
M’évite les détours

{La voix:}
Tournez à gauche. L’autre gauche !
Extirpez-vous hors de la voiture
Appelez le dépanneur

Lorsque je suis dans mon auto
Une déesse incognito
Me rassure et me tranquillise
Me domine et me tyrannise

Je l’imagine au lit
Conduisant mes caresses
Palliant ma gaucherie
Avec délicatesse
J’entends sa voix terrible
Au milieu des ébats
M’enjoignant, inflexible,
D’aller au nirvana

Elle est mon guide, elle est ma nourrice
Ma cicérone et mon mentor
Elle est mon gourou, mon inspiratrice
Ma muse à moi, mon sémaphore
La fille du GPS
Est une vraie tigresse

- Dans vingt-trois caresses, saisissez-moi le sein. Agrippez mes hanches
- Ah ?
- Glissez doucement vos mains sur mes reins
- Comme ça ?
- Empoignez mes fesses fermement
- Vous croyez ?
- Au prochain feu...
- Oui ?
- Dites-moi des mots grossiers à l’oreille
- Heu... Par exemple, je peux dire... euh ?
- Plus fort !
- Ha ha !
- Encore !
- Oh ! Mais !
- Encore !
- Non ! Ha non ! Oh oh oh... !
- Eh bien voilà ! Vous êtes arrivé à destination !
- Déjà ?

- Au revoir, mon lapin !
- Au revoir, madame !

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5 août 2012 7 05 /08 /août /2012 11:54

En 1992 Leprest et Richard Galliano collaborent pour un album d'une qualité rarement égalée dans la chanson francophone. Le concept de l'album : une voix - un accordéon : Voce a mano. Le talent de Leprest transparaît dans La Gitane et C'est peut-être.

Méconnu du grand public, il est reconnu et admiré par ses pairs et ses aînés, dont Jean Ferrat, Juliette Greco, Henri Salvador, Francesca Solleville, Anne Sylvestre, Claude Nougaro. 

 Allain Leprest n'a pas une large reconnaissance des médias. Ses passages les plus fréquents furent chez P. Lefait dans l'émission Des mots de minuit. Ce dernier dira de lui :

 

« C'est bien simple, je considère Allain Leprest comme un des plus foudroyants auteurs de chansons que j'ai entendus au ciel de la chanson française»

(Source Wikipédia, article Allain Leprest)

 

Aujourd'hui, nous écoutons Ma Puce, extraite de cet album. Leprest et Galliano ! Que du bonheur !

 

425004389-diffusion.jpg 

"Je t'aime" vaut mieux le taire
"Je t'aime" il faut le faire
Quand on se l'est trop dit
Ca vaut plus un radis
Et on s'retrouve un jour
En panne de mots d'amour
A feuilleter l'argus
Ma puce, ma puce
A feuilleter l'argus
Ma puce

Mais nous on se dit rien
On s'achète un grand pain
Deux barres de chocolat
On s'les bouffe et voilà
Faut jamais dire "je t'aime"
Quand on a la bouche pleine
Se sourire tout au plus
Ma puce, ma puce
Se sourire tout au plus
Ma puce

Chez nous c'est pas pareil
On se dit qu'on s'abeille
Qu'on se bol de café
Qu'on se fleur de palmier
Qu'on se bleu, qu'on s'épingle
On se dit des mots dingues
On se dit des rébus
Ma puce, ma puce
On se dit des rébus
Ma puce

Je t'aime ça tombe toujours
Dans l'oreille d'un sourd
Quand on est trop bavard
On s'mélange trop tard
A s'en faire des tartines
A s'prendre pour Lamartine
On rate l'autobus
Ma puce, ma puce
On rate l'autobus
Ma puce

C'est pour ça, toi et moi
On s'inverse, on se boit
On se feu d'artifice
On s'brûle, on s'égoïste
On se parle du doigt
On s'embarbe à papa
Des fois on s'papyrus
Ma puce, ma puce
Des fois on s'papyrus
Ma puce

On se dit des rébus
Ma puce, ma puce
On se dit des rébus
Ma puce

(Allain Leprest- Etienne Goupil)

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