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  • : La chanson fait partie de notre vie. Elle accompagne notre quotidien, nos joies, nos peines... Peut-être apprendrez-vous quelque chose en parcourant ce blog. J'attends vos commentaires pour découvrir certains aspects de la chanson que je ne connais pas. A bientôt !
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Télérama - Musique

6 mai 2016 5 06 /05 /mai /2016 07:40
40 ans - B. Dimey

Encore un très beau texte de Bernard Dimey.

Réflexions sur le temps passé, le temps présent, le temps qui reste...

Je vous propose deux versions de ce texte : l'une interprétée par Jean-Claude Pascal et l'autre dite par Bernard Dimey lui-même.

Deux versions "à mes oreilles semblablement aimables" comme dit l'excellent Philippe Meyer dans son émission La prochaine fois, je vous le chanterai.

Quarante ans, quarante ans, mais c'est le bout du monde !
Je me suis dit cela, c'était à peine hier,
Et voilà qu'aujourd'hui c'est question de secondes.
Quarante ans, pas déjà. Sinon à quoi ça sert
D'avoir eu dix-huit ans, des cerises à l'oreille
Et des fleurs aux cheveux, d'avoir tout espéré ?
L'amour à lui tout seul était une merveille,
Et puis le temps passait, dont je n'ai rien gardé.

Quarante ans, quarante ans, c'est presque ridicule.
Je n'ai rien fait du tout, sinon quelques erreurs.
L'innocent que j'étais, je le vois qui recule.
Il peut bien s'en aller, je le connais par coeur,
Je le connais déjà depuis quarante années,
De face et de profil, en noir et en couleur,
Et ses anges gardiens, et ses âmes damnées,
Je sais ce qui l'enchante et ce qui lui fait peur.

Quarante ans, quarante ans, non ce n'est pas possible,
Pas aujourd'hui, demain, une semaine ou deux.
Hier on me traitait encore d'enfant terrible !
Comment aurais-je fait pour être déjà vieux ?
Quarante ans, oui, déjà. C'est beaucoup pour mon âge.
Pauvre petit jeune homme, on a des cheveux gris,
On est un peu morose, on va devenir sage,
On n'a pas vu grand chose et l'on n'a rien compris.


À quarante ans passés, la jeunesse commence,
Je vais me répéter ces mots-là tous les jours,
Je vais déambuler en pleine adolescence,
Perdre mes illusions, réinventer l'amour.
Quarante ans, quarante ans, c'est l'âge du bonheur,
Pour l'homme que je suis, c'est l'âge des victoires,
Et j'ai tout ce qu'il faut pour faire un beau vainqueur,
Mais... déjà quarante ans, je n'ose pas y croire.

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6 mai 2016 5 06 /05 /mai /2016 05:03
J'ai 50 ans ce soir - B. Dimey / C. Verdier / J.C. Pascal

Une chanson de B. Dimey pour les paroles et de C. Verdier pour la musique. Elle est interprétée ici par Jean-Claude Pascal.

Vous pouvez "cliquer" sur les liens qui se trouvent à la fin de cet article pour en savoir plus sur ce poète et écouter d'autres chansons.

 

J'ai traversé ma vie comme on traverse un rêve
Ne sachant pas toujours où se portaient mes pas,
Je suis comme un nageur que la vague soulève
Poussé vers un pays que je ne connais pas.

J'ai 50 ans ce soir et si je crâne un peu
C'est que l'âme est solide et si je prends des poses
Ce n'est que par instant quand la peur se repose.
Je me jette en riant un peu de poudre aux yeux.
J'ai 50 ans ce soir et si je fais le compte,
De mes amours défuntes et de mes cheveux gris,
Je sens que j'ai vécu sans bien m'en rendre compte,
Je me faisais des joies, comme on fait de l'esprit.

J'ai traversé ma vie comme on traverse un rêve
Ne sachant pas toujours où se portaient mes pas,
Je suis comme un nageur que la vague soulève
Poussé vers un pays que je ne connais pas.

Je ne veux pas pleurer sur des kermesses mortes,
J'ai toujours des manèges à portée de la main,
Je suis prêt à partir pour des émotions fortes
Grâce à Dieu le soleil se lève encore demain.
Je vois le profil des années qui m'attendent,
Je me dis que j'ai tort d'avoir des larmes aux yeux.
L'homme est un animal, difficile à comprendre,
Je sais que l'avenir, peut être merveilleux.

J'ai traversé ma vie comme on traverse un rêve
Ne sachant pas toujours où se portaient mes pas,
Je suis comme un nageur que la vague soulève
Poussé vers un pays que je ne connais pas.

J'ai 50 ans ce soir et c'est peut être heureux,
D'avoir encore le coeur aussi tendre et fragile.
Je ne veux espérer que des heures faciles,
Je me jette en riant un peu de poudre aux yeux

 

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4 mai 2016 3 04 /05 /mai /2016 05:01
Le temps qui reste - Serge Reggiani

C'est la rencontre d'un auteur brillant, d'un fantastique interprète et d'un compositeur de grand talent.

J'ai nommé Jean Lou Dabadie, Serge Reggiani et Alain Goraguer.

Une osmose se produit ! Ecoutons Le Temps qui reste !

Cette "chanson" illustre le générique de fin du très beau film de Jean Becker : Deux Jours à tuer.

Tout autre commentaire serait superflu !

Marie Josée Croze dans le film de Jean Becker : Deux Jours à tuer.

Combien de temps...
Combien de temps encore
Des années, des jours, des heures combien ?
Quand j'y pense mon coeur bat si fort...
Mon pays c'est la vie.
Combien de temps...
Combien

Je l'aime tant, le temps qui reste...
Je veux rire, courir, parler, pleurer,
Et voir, et croire
Et boire, danser,
Crier, manger, nager, bondir, désobéir.
J'ai pas fini, j'ai pas fini
Voler, chanter, partir, repartir
Souffrir, aimer
Je l'aime tant le temps qui reste

Je ne sais plus où je suis né, ni quand
Je sais qu'il n'y a pas longtemps...
Et que mon pays c'est la vie
Je sais aussi que mon père disait :
Le temps c'est comme ton pain...
Gardes-en pour demain...

J'ai encore du pain,
J'ai encore du temps, mais combien ?
Je veux jouer encore...
Je veux rire des montagnes de rires,
Je veux pleurer des torrents de larmes,
Je veux boire des bateaux entiers de vin
De Bordeaux et d'Italie
Et danser, crier, voler, nager dans tous les océans
J'ai pas fini, j'ai pas fini
Je veux chanter
Je veux parler jusqu'à la fin de ma voix...
Je l'aime tant le temps qui reste...

Combien de temps...
Combien de temps encore?
Des années, des jours, des heures, combien ?
Je veux des histoires, des voyages...
J'ai tant de gens à voir, tant d'images..
Des enfants, des femmes, des grands hommes,
Des petits hommes, des marrants, des tristes,
Des très intelligents et des cons,
C'est drôle, les cons, ça repose,
C'est comme le feuillage au milieu des roses...

Combien de temps...
Combien de temps encore ?
Des années, des jours, des heures, combien ?
Je m'en fous mon amour...
Quand l'orchestre s'arrêtera, je danserai encore...
Quand les avions ne voleront plus, je volerai tout seul...
Quand le temps s'arrêtera..
Je t'aimerai encore
Je ne sais pas où, je ne sais pas comment...
Mais je t'aimerai encore...
D'accord ?

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24 juin 2015 3 24 /06 /juin /2015 10:09

Ces temps-ci, la "faucheuse" semble prendre pour cible les musiciens ou leurs proches. Ornette  Coleman (saxophoniste, précurseur majeur du free jazz), James Horner (compositeur de musiques de films : Titanic, Avatar,  Braveheart...), Magali Noël (chanteuse et actrice, égérie de Boris Vian et F. Fellini) et tout récemment un copain de Georges Brassens : Yves Miramond.

Il faut tourner la page
Changer de paysage
Le pied sur une berge
Vierge
Il faut tourner la page
Toucher l'autre rivage
Littoral inconnu
Nu
Et là, enlacer l'arbre
La colonne de marbre
Qui fuse dans le ciel
Tel
Que tu quittes la terre
Vers un point solitaire
Constellé de pluriel

Il faut tourner la page
Redevenir tout simple
Comme ces âmes saintes
Qui disent dans leurs yeux
Mieux
Que toutes les facondes
Des redresseurs de monde
Des faussaires de
Dieu
Il faut tourner la page
Jeter le vieux cahier
Le vieux cahier des charges
Oh ! yeah !
Il faut faire silence
Traversé d'une lance
Qui fait saigner un sang
Blanc
Il faut tourner la page
Aborder le rivage
Où rien ne fait semblant
Saluer le mystère
Sourire
Et puis se taire

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3 février 2014 1 03 /02 /février /2014 16:46

Une chanson pour guitaristes !

 


Une version instrumentale de bonne facture !

Maxime et sa soeur Catherine

Ce soir à la brune
Nous irons, ma brune
Cueillir des serments
Cette fleur sauvage
Qui fait des ravages
Dans les cœurs d´enfants
Pour toi, ma princesse
J´en ferai des tresses
Et dans tes cheveux
Ces serments, ma belle
Te rendront cruelle
Pour tes amoureux

Demain à l´aurore
Nous irons encore
Glaner dans les champs
Cueillir des promesses
Des fleurs de tendresse
Et de sentiment
Et sur la colline
Dans les sauvagines
Tu te coucheras
Dans mes bras, ma brune
Eclairée de lune
Tu te donneras

C´est au crépuscule
Quand la libellule
S´endort au marais
Qu´il faudra, voisine
Quitter la colline
Et vite rentrer
Ne dis rien, ma brune
Pas même à la lune
Et moi, dans mon coin
J´irai solitaire
Je saurai me taire
Je ne dirai rien

Ce soir à la brune
Nous irons, ma brune
Cueillir des serments
Cette fleur sauvage
Qui fait des ravages
Dans les cœurs d´enfants
Pour toi, ma princesse
J´en ferai des tresses
Et dans tes cheveux
Ces serments, ma belle
Te rendront cruelle
Pour tes amoureux

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2 février 2014 7 02 /02 /février /2014 16:28

Hier soir, à Besançon, les chanteurs et guitaristes de l'Amandier ont interprété des chansons de Georges Brassens et Pierre Louki, en prélude aux Brassensiades qui auront lieu à Pirey les 28, 29 et 30 mars 2014.

  P1140473.jpg

Chanteurs et guitariste de l'Amandier, hier soir.


Parmi les chansons qui furent interprétées, Le Chapeau de Mireille, que Georges Brassens offrit à son ami Marcel Amont. Un petit chef d'oeuvre de légèreté qui allait "comme un gant" à Marcel Amont. Georges Brassens l'accompagne ainsi que Pierre Nicolas et Joël Favreau.

 


M_Amont :Le chapeau de Mireille par kitsch

 

Le chapeau de Mireille,
Quand en plein vol je l'ai rattrapé,
Entre Sète et Marseille,
Quel est l' bon vent qui l'avait chipé ?
Le chapeau de Mireille,
Quand en plein vol je l'ai rattrapé,
Entre Sète et Marseille,
Quel joli vent l'avait chipé ?
C'est pas le zéphyr,
N'aurait pu suffir',
C'est pas lui non plus
L'aquilon joufflu,
C'est pas pour autant
L'autan.
Non, mais c'est le plus fol
Et le plus magistral
De la bande à Eole,
En un mot : le mistral.
Il me la fit connaître,
Aussi, dorénavant,
Je ne mouds plus mon blé
Qu'à des moulins à vent.

Quand la jupe à Mireille
Haut se troussa, haut se retroussa,
Découvrant des merveilles :
Quel est l' bon vent qui s'est permis ça ?
Quand la jupe à Mireille
Haut se troussa, haut se retroussa,
Découvrant des merveilles :
Quel joli vent s'est permis ça ?
C'est pas le zéphyr,
N'aurait pu suffir',
C'est pas lui non plus,
L'aquilon joufflu,
C'est pas pour autant
L'autan.
Non, mais c'est le plus fol
Et le plus magistral
De la bande à Eole,
En un mot : le mistral.
Il me montra sa jambe,
Aussi reconnaissant,
Je lui laisse emporter
Mes tuiles en passant.

Quand j'embrassai Mireille,
Qu'elle se cabra, qu'elle me rembarra,
Me tira les oreilles,
Quel est l' bon vent qui retint son bras ?
Quand j'embrassai Mireille,
Qu'elle se cabra, qu'elle me rembarra,
Me tira les oreilles,
Quel joli vent retint son bras ?
C'est pas le zéphyr,
N'aurait pu suffir',
C'est pas lui non plus
L'aquilon joufflu,
C'est pas pour autant
L'autan.
Non, mais c'est le plus fol
Et le plus magistral
De la bande à Eole,
En un mot : le mistral.
Il m'épargna la gifle,
Aussi, dessus mon toit
Y' avait un' seul' girouette
Y' en a maintenant trois.

Et quand avec Mireille
Dans le fossé on s'est enlacés,
A l'ombre d'une treille,
Quel est l' bon vent qui nous a poussés ?
Et quand avec Mireille
Dans le fossé on s'est enlacés,
A l'ombre d'une treille,
Quel joli vent nous a poussés ?
C'est pas le zéphyr,
N'aurait pu suffir',
C'est pas lui non plus
L'aquilon joufflu,
C'est pas pour autant
L'autan.
Non, mais c'est le plus fol
Et le plus magistral de la bande à Eole,
En un mot : le mistral.
Il me coucha sur elle,
En échange aussitôt
Je mis un' voil' de plus
A mon petit bateau.

Quand j'ai perdu Mireille,
Que j'épanchai le cœur affligé
Des larmes sans pareilles,
Quel est l' bon vent qui les a séchées ?
Quand j'ai perdu Mireille,
Que j'épanchai le cœur affligé
Des larmes sans pareilles,
Quel joli vent les a séchées ?
C'est pas le zéphyr,
N'aurait pu suffir',
C'est pas lui non plus
L'aquilon joufflu,
C'est pas pour autant
L'autan,
Non, mais c'est le plus fol
Et le plus magistral
De la bande à Eole,
En un mot : le mistral.
Il balaya ma peine
Aussi, sans lésiner
Je lui donne toujours
Mes bœufs à décorner.

 

A plus tard, je vais la travailler !!!!    

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28 septembre 2013 6 28 /09 /septembre /2013 16:14

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Aviez-vous imaginé que votre GPS puisse, un jour, vous jouer un tour comme celui-ci ?

 

La prochaine fois que vous mettrez en route votre GPS, serez-vous plein de méfiance ou d'espoir ?

 

 

 

Lorsque je suis dans ma voiture

Une voix posée me rassure
Elle accompagne mes trajets
Comme une étoile du berger

Elle est énigmatique
On dirait la Joconde
Sa parole angélique
Me mène au bout du monde
Elle me dit où aller
Avec une assurance
Qui me fait oublier
Mes anciennes errances

Elle est mon guide, elle est ma nourrice
Ma cicérone et mon mentor
Elle est mon gourou, mon inspiratrice
Ma muse à moi, mon sémaphore
La fille du GPS
Est une vraie maîtresse

{La voix:}
À deux cent vingt mètres, tournez à gauche
Prenez la deuxième sortie
Puis tournez à droite

Lorsque je suis dans ma berline
Une sorte de Mélusine
M’emmènerait, les yeux fermés,
Vers les plus lointaines contrées

Et quand je suis distrait
Rêveur, inattentif
Sans jamais s’énerver
Elle fait les correctifs
Elle dit, sans me juger,
De faire demi-tour
Avec autorité
M’évite les détours

{La voix:}
Tournez à gauche. L’autre gauche !
Extirpez-vous hors de la voiture
Appelez le dépanneur

Lorsque je suis dans mon auto
Une déesse incognito
Me rassure et me tranquillise
Me domine et me tyrannise

Je l’imagine au lit
Conduisant mes caresses
Palliant ma gaucherie
Avec délicatesse
J’entends sa voix terrible
Au milieu des ébats
M’enjoignant, inflexible,
D’aller au nirvana

Elle est mon guide, elle est ma nourrice
Ma cicérone et mon mentor
Elle est mon gourou, mon inspiratrice
Ma muse à moi, mon sémaphore
La fille du GPS
Est une vraie tigresse

- Dans vingt-trois caresses, saisissez-moi le sein. Agrippez mes hanches
- Ah ?
- Glissez doucement vos mains sur mes reins
- Comme ça ?
- Empoignez mes fesses fermement
- Vous croyez ?
- Au prochain feu...
- Oui ?
- Dites-moi des mots grossiers à l’oreille
- Heu... Par exemple, je peux dire... euh ?
- Plus fort !
- Ha ha !
- Encore !
- Oh ! Mais !
- Encore !
- Non ! Ha non ! Oh oh oh... !
- Eh bien voilà ! Vous êtes arrivé à destination !
- Déjà ?

- Au revoir, mon lapin !
- Au revoir, madame !

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5 août 2012 7 05 /08 /août /2012 11:54

En 1992 Leprest et Richard Galliano collaborent pour un album d'une qualité rarement égalée dans la chanson francophone. Le concept de l'album : une voix - un accordéon : Voce a mano. Le talent de Leprest transparaît dans La Gitane et C'est peut-être.

Méconnu du grand public, il est reconnu et admiré par ses pairs et ses aînés, dont Jean Ferrat, Juliette Greco, Henri Salvador, Francesca Solleville, Anne Sylvestre, Claude Nougaro. 

 Allain Leprest n'a pas une large reconnaissance des médias. Ses passages les plus fréquents furent chez P. Lefait dans l'émission Des mots de minuit. Ce dernier dira de lui :

 

« C'est bien simple, je considère Allain Leprest comme un des plus foudroyants auteurs de chansons que j'ai entendus au ciel de la chanson française»

(Source Wikipédia, article Allain Leprest)

 

Aujourd'hui, nous écoutons Ma Puce, extraite de cet album. Leprest et Galliano ! Que du bonheur !

 

425004389-diffusion.jpg 

"Je t'aime" vaut mieux le taire
"Je t'aime" il faut le faire
Quand on se l'est trop dit
Ca vaut plus un radis
Et on s'retrouve un jour
En panne de mots d'amour
A feuilleter l'argus
Ma puce, ma puce
A feuilleter l'argus
Ma puce

Mais nous on se dit rien
On s'achète un grand pain
Deux barres de chocolat
On s'les bouffe et voilà
Faut jamais dire "je t'aime"
Quand on a la bouche pleine
Se sourire tout au plus
Ma puce, ma puce
Se sourire tout au plus
Ma puce

Chez nous c'est pas pareil
On se dit qu'on s'abeille
Qu'on se bol de café
Qu'on se fleur de palmier
Qu'on se bleu, qu'on s'épingle
On se dit des mots dingues
On se dit des rébus
Ma puce, ma puce
On se dit des rébus
Ma puce

Je t'aime ça tombe toujours
Dans l'oreille d'un sourd
Quand on est trop bavard
On s'mélange trop tard
A s'en faire des tartines
A s'prendre pour Lamartine
On rate l'autobus
Ma puce, ma puce
On rate l'autobus
Ma puce

C'est pour ça, toi et moi
On s'inverse, on se boit
On se feu d'artifice
On s'brûle, on s'égoïste
On se parle du doigt
On s'embarbe à papa
Des fois on s'papyrus
Ma puce, ma puce
Des fois on s'papyrus
Ma puce

On se dit des rébus
Ma puce, ma puce
On se dit des rébus
Ma puce

(Allain Leprest- Etienne Goupil)

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11 avril 2012 3 11 /04 /avril /2012 12:56

nous-1.jpg

Photo Maxime Cardinaux

http://maximecardinaux.darqroom.com/

 

Mes mains


Mes mains dessinent dans le soir
La forme d'un espoir
Qui ressemble à ton corps

Mes mains quand elles tremblent de fièvre
C'est de nos amours brèves
Qu'elles se souviennent encore

Mes mains caressent dans leurs doigts
Des riens venant de toi
Cherchant un peu de joie

Mes mains se tendent en prière
Vers ton ombre légère
Disparue dans la nuit

Mes mains elles t'aiment à la folie
D'un amour infini
Elles t'aiment pour la vie

As-tu déjà effacé ce passé qui m'obsède?
As-tu déjà oublié que ces mains ont tout donné?

Mes mains qui voudraient caresser
Un jour seront lassées
D'attendre ton retour

Mes mains elles iront te chercher
Là où tu t'es cachée
Avec un autre amour

Mes mains méprisant les prières
Trembleront de colère
Et je n'y pourrai rien

Mes mains pour toujours dans la nuit
Emporteront ta vie
Mais puisque tu le sais, reviens
Et tout comme autrefois
Elles frémiront pour toi
Dans la joie retrouvée

Reviens, ne les repousse pas
Ces mains tendues vers toi
Et donne leur tes mains

 

Si la musique est de Gilbert Bécaud, n'oublions pas l'auteur de cette très belle chanson : Pierre Delanoë

C’est chez Marie Bizet (humoriste de l'époque) que Pierre Delanoë fait la connaissance de François Silly, qui deviendra bientôt Gilbert Bécaud. Ensemble, ils créent Mes mains que Lucienne Boyer met aussitôt à son répertoire (spectacle à l’Alhambra de 1953). Cette chanson marque le début d’une longue et belle collaboration (non seulement avec Bécaud, mais aussi avec ses autres collaborateurs : Louis Amade, Maurice Vidalin...) qui  donnera naissance, pendant les décennies suivantes, à plusieurs beaux fleurons de la chanson française : Je t’appartiens (1955), Le jour où la pluie viendra (1957), Croquemitoufle(1958, reprise par Jean-Claude Pascal), Et maintenant (1961), Je reviens te chercher (1967), La solitude ça n’existe pas (1970), etc.


Pendant les années cinquante, de prestigieux interprètes ajoutent des chansons de Pierre Delanoë à leur répertoire : Tino Rossi (
Deux amants, 1954), Georges Guétary (Au petit trot, 1953), Édith Piaf (Les grognards, 1958), Yvette Giraud (Si tu es jolie, 1955).

J'ai emprunté ce texte ICI :

http://www.auteurscompositeurs.com/index.php?option=com_content&view=article&id=36&Itemid=62

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15 mars 2012 4 15 /03 /mars /2012 15:02

Vous avez tous entendu parler de ce petit opuscule écrit par Stéphane Hessel et dont je vous conseille la lecture. Au hasard de mes promenades sur la toile, j'ai découvert un double album qui rassemble les chansons de chanteurs indignés. La présentation (couleur, texte en filigrane, police...) est identique. A vrai dire, je n'ai pas recherché le rapport qu'il pouvait y avoir entre les deux .

a_indignez-vous1.jpg

 

Si vous voulez connaître le contenu de ce double album, vous pouvez vous rendre ici. Certes, rien de bien nouveau ! Beaucoup de chansons connues !

http://www.deezer.com/fr/music/michel-buhler/chanteurs-indignes-1581574

u3610150577719.jpg

Je vous propose un extrait de cet album : une chanson de Michel Bühler "Les poissons sont des cons".

 

 

 

 

 Y a deux poissons dans mon étang Ça va nageant, ça vit content Ça se croise par-ci par-là Un p'tit salut, un p'tit "Ça va ?" Deux tout jolis mignons poissons Qu'ont tout plein de place pour s'ébattre Si bien qu'ils se sont dit "Croissons !" Le lendemain, ils étaient quatre Y a quatre poissons dans mon étang On s' voit de loin mais plus souvent Dessous les feuilles des nénuphars Ou quand on prend le frais, le soir "Ma chère comment allez-vous ? Et les enfants ? Ca viendra vite ! Plus tard, ils prendront soin de nous" Le lendemain, ils étaient huit Y a huit poissons dans mon étang Qui r'muent la queue en gigotant C'est pas encore un club de foot Mais ça fait du monde qui glougloute Et qui zigzague, joyeux foutoir Les maigrichons frôlent les balèzes Que chatouillent les p'tits rigolards Le lendemain, ils étaient seize Y a seize poissons dans mon étang Qui chassent les mouches et les vers blancs Ça gobe, ça croque et ça avale C'est des gloutons, c'est des morfales On aurait tort de se priver De la graille, y en a tant qu'on veut Y a qu'à se servir, y a qu'à s' bâfrer Le lendemain, z'étaient trente-deux Sont cinq cent douze quelques jours plus tard Commence à y avoir un écart Entre quelques poissons nantis Et la masse des plus petits "Eh, c'est la nature et ses lois" Disent d'éminents poissons savants "Certains ont des besoins plus grands D'autres mérites ou d'autres droits" On pourrait penser qu'au moment Où ils s' trouvent plus d' mille dans l'étang Bien qu'ils aient pas inventé l'eau tiède Il se trouve un poisson qui plaide Pour qu'on réfléchisse un p'tit peu Y a moins d' plancton, moins d'asticots Mais réfléchir, mon bon monsieur, C'est trop d'mander à ces bestiaux Les v'là huit mille et des poussières Dans mon étang et ça se serre Mais sans s'inquiéter pour autant La poiscaille, ça vit au présent Changer d'art de vivre, jamais Y a pas d'autre route et d'ailleurs Celui qui n' croit pas au progrès Qu'il aille se faire pêcher ailleurs ! Combien sont-ils ? On ne sait pas Un tas, une foule, un magma Qui remplit quasi tout l'étang Et qui se dit "Et maintenant ? Eh bien, amis, croissons, croissons On fait ça d'puis la nuit des temps Y a qu' ça qu'est vrai, y a qu' ça qu'est bon Hardis, haut les cœurs, en avant !" Y a plus d' poissons, y a plus d'étang Rien qu'un gros trou un peu puant Où même les chats ne rodent plus Ou alors ceux qui s' sont perdus Plus d' papillons, plus de roseaux Plus d' libellules jouant sur l'eau Si vous voulez mon opinion Les poissons sont des cons ! 

 

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