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  • : La chanson fait partie de notre vie. Elle accompagne notre quotidien, nos joies, nos peines... Peut-être apprendrez-vous quelque chose en parcourant ce blog. J'attends vos commentaires pour découvrir certains aspects de la chanson que je ne connais pas. A bientôt !
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Télérama - Musique

22 février 2011 2 22 /02 /février /2011 07:38

medium_MOREAU_HEGESIPE.jpg

 

Il serait étonnant que vous ayez dans vos connaissances une personne portant ce prénom. Seulement 90 enfants furent prénommés ainsi depuis 1900 !

 Issu du verbe grec égoumai, conduire, et hippos, le cheval, ce nom signifiant le cavalier apparaît à plusieurs reprises dans l'Antiquité. 

Mais qui était Hégésippe Moreau (de son vrai nom Pierre-Jacques Roulliot) ?

Ecrivain, poète et journaliste français, né et mort à Paris (1810 - 1838).

Poète mal compris, mal-aimé, Hégésippe Moreau reste un poète attachant du XIXème siècle, mort trop jeune, tombé dans l'oubli même si une rue parisienne porte son nom (XVIIIème arr.)

(Sources Wikipédia)

On sait que Georges Brassens était féru de poésie et qu'il aimait se plonger dans la lecture des poètes.

Il découvrit ce texte de Moreau qu'il mit en musique. Un très beau texte qui donne à réfléchir et qui nous rappelle qu'aimer est certainement ce qu'il y a de plus urgent à faire dans la vie.

Cette chanson fut interprétée par les Compagnons de la Chanson.

 

Hélas, si j'avais su lorsque ma voix qui prêche
T'ennuyait de leçons, que sur toi rose et fraîche
L'oiseau noir du malheur planait inaperçu,
Que la fièvre guettait sa proie et que la porte
Où tu jouais hier te verrait passer morte
Hélas, si j'avais su !

Enfant, je t'aurais fait l'existence bien douce,
Sous chacun de tes pas j'aurais mis de la mousse ;
Tes ris auraient sonné chacun de tes instants ;
Et j'aurais fait tenir dans ta petite vie
Des trésors de bonheur immense à faire envie
Aux heureux de cent ans.

Loin des bancs où pâlit l'enfance prisonnière,
Nous aurions fait tous deux l'école buissonnière.
Au milieu des parfums et des champs d'alentour
J'aurais vidé les nids pour emplir ta corbeille ;
Et je t'aurais donné plus de fleurs qu'une abeille
N'en peut voir en un jour.

Puis, quand le vieux janvier les épaules drapées
D'un long manteau de neige et suivi de poupées,
De magots, de pantins, minuit sonnant accourt ;
Parmi tous les cadeaux qui pleuvent pour étrenne,
Je t'aurais faite asseoir comme une jeune reine
Au milieu de sa cour.

Mais je ne savais pas et je prêchais encore ;
Sûr de ton avenir, je le pressais d'éclore,
Quand tout à coup pleurant un pauvre espoir déçu,
De ta petite main j'ai vu tomber le livre ;
Tu cessas à la fois de m'entendre et de vivre
Hélas, si j'avais su !

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Published by Pierrot - dans Chanson et poésie
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commentaires

Pierre 22/02/2011 18:34


Malheureusement votre pièce musicale n'est pas accessible outre Atlantique...
(le réseau Deezer bloque la diffusion)