Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Bonjour !

  • : Ma p'tite chanson
  • Ma p'tite chanson
  • : La chanson fait partie de notre vie. Elle accompagne notre quotidien, nos joies, nos peines... Peut-être apprendrez-vous quelque chose en parcourant ce blog. J'attends vos commentaires pour découvrir certains aspects de la chanson que je ne connais pas. A bientôt !
  • Contact

Osez !

En vous inscrivant à la newsletter, vous ne courez qu'un risque : celui d'être informé dès la parution d'un nouvel article !

C'est Où ?

Télérama - Musique

16 avril 2015 4 16 /04 /avril /2015 19:48

Marc Robine (1950 - 2003) est un journaliste, chanteur, musicien, auteur d'ouvrages de référence sur l'histoire de la chanson française. Il publie également des biographies de chanteurs.

En tant que journaliste, il collabore à l'excellente revue Paroles et musique et participa à la création de la non moins remarquable revue Chorus - Les cahiers de la chanson.

En 1995, il reçoit le prix de L'Académie Charles Cros pour l'Anthologie de la chanson traditionnelle française.

On ne peut rester insensible à ses qualités d'auteur dont les textes reflètent de profondes qualités humaines.

Ecoutons-le chanter Lucienne, une chanson extraite de cet album.

En ce temps-là j'étais perdu

Dans les bars de la mer du Nord

Je jouais du banjo dans les rues

Le soir je traînais sur le port

J'avais des déchirures au cœur

Et des trous plein mes pullovers

Et j'avais besoin que l'on m'aime

Même si je ne l'ai jamais dit

J'avais tant besoin que l'on m'aime

Même si je ne l'ai jamais dit

 

Dans un bar borgne où je chantais

Elle buvait de la bière noire

Et les marins l'enveloppaient

Dans un corsage de regards

Elle n'était pas vraiment jolie

La vie avait usé sa vie

Mais elle savait dire : « Je t'aime ! »

Comme on me l'avait jamais dit

Mais elle savait dire : « Je t'aime ! »

Comme on me l'avait jamais dit

 

Elle travaillait sur le marché

Aux poissons près de la criée

Les écailles grises dans ses cheveux

La vieillissaient encore un peu

Ses mains surtout avaient souffert

Craquées de rouge veinées de vert

Des mains qui savaient dire : « Je t'aime ! »

Comme on me l'avait jamais dit

Des mains qui savaient dire : « Je t'aime ! »

Comme on me l'avait jamais dit

 

Elle avait tant d'années d'avance

J'aurais pu l'appeler Maman

Ces chos's-là n'ont pas d'importance

Quand on ne reste pas vraiment

Mais elle avait tant peur du temps

qu'elle changeait souvent d'amants

A tous elle disait : « Je t'aime ! »

Comme si elle l'avait jamais dit

A tous elle disait : « Je t'aime ! »

Comme si elle l'avait jamais dit

 

Elle a tenté de m'expliquer

Mais j'étais trop jeune pour comprendre

Comme un enfant qui s'est vexé

Je me suis enfui sans lui rendre

Ces mots en forme de bonheur

Qu'elle m'avait mis dans le cœur

J'aurais voulu lui dire : « Je t'aime !»

Mais on n'm'avait jamais appris

J'aurais voulu lui dire : « Je t'aime !»

Et c'est à vous que le dis.

 

Partager cet article

Repost 0
Published by Pierrot - dans Généralités
commenter cet article

commentaires