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Télérama - Musique

8 juillet 2010 4 08 /07 /juillet /2010 18:06

Mon ami San me disait tout récemment et à juste titre que je n'avais pas encore mis François Béranger à l'honneur dans mon blog. Ce n'est pas délibéré car j'apprécie beaucoup cet artiste.

Réparons cet oubli.

beranger.jpg

Je n'ai pas trouvé l'auteur de cette photo. Si l'auteur en question trouve son utilisation abusive, qu'il me la fasse savoir ; je ferai immédiatement le nécessaire. S'il m'autorise à la garder comme illustration je l'en remercie d'avance.

 

François Béranger (1937-2003) pourrait être qualifié de chanteur libertaire. Il connut une forte notorété dans les années 1970. Il rentre à 16 ans aux Usines Renault à Boulogne-Billancourt. Il fait partie ensuite d'une troupe itinérante La Roulotte. C'est ensuite la guerre d'Algérie puis un travail à l'ORTF. Il se lance ensuite dans la chanson (années 70).

L'alternativeRachelParticipe présentTranche de vie  le classent parmi les chanteurs contestaires de cette époque.

Peu de temps avant sa mort, François Béranger a enregistré un album consacré au répertoire de Félix Leclerc. Il donnera à Paris un dernier concert au Limonaire à Paris (septembre 2002). On le verra une ultime fois dans un concert de Sanseverino qui l'avait invité pour y chanter le Tango de l'ennui qu'il avait mis à son répertoire. (Inspiré de Wikipédia).

 

 

Combien d'entre nous on vu
Le vieux qui passe dans la rue,
Épouvantail tout gris
Que la cité a exclu.
La rue et les gens et le monde
Vont bien trop vite pour lui.
Dans ses yeux absents d'enfants,
Ne passe que l'effroi du temps.

Pour descendre et remonter
Six étages d'escaliers,
Il faut l'éternité.
Quelle faute a-t-il pu commettre,
Le vieux tout gris qui traîne
Ses vieux membres rassis?

Combien d'entre nous ont fait
Quoi que ce soit de palpable,
Un geste, un mot, un sourire
Pour le raccrocher à nous?
La vieillesse nous fait frémir.
On ne veut pas croire au pire.
Nos yeux ne retiennent d'elle
Qu'une image irréelle.

Mon vieux à moi, tous les mois,
Va à tout petits pas
Empocher sa pension.
Il se ménage au retour
Un détour insolite
Chez le glacier du coin.

Quand je serai vieux et tout seul,
Demain ou après demain,
Je voudrais, comme celui-là,
Au moins une fois par mois,
Avec mes sous, si j'en ai,
M'acheter une glace à deux boules
Et rêver sur leur saveur
A un monde rempli d'enfants

Mais peut-être que pour nous,
Nous les vieux de demain,
La vie aura changé.
En s'y prenant maintenant,
Nous même et sans attendre,
A refaire le présent.

Je donne à ceux qui sourient
Et qu'on bien le droit de sourire
Rendez-vous dans vingt, trente ans,
Pour reparler du bon temps.

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Published by Pierrot - dans Tranches de vie
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commentaires

san 08/07/2010 21:17


Merci Pierrot pour l'hommage rendu à ce tendre rebelle qui a consacré sa vie à défendre les exclus et les délaissés.